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Niger

Libération d’un membre de la société civile

Un gendarme nigérien devant la prison de Koutoukale, près de Niamey, suite à une attaque le 17 octobre 2016.

Un acteur de la société civile du Niger, Yahaya Badamassi, a été libéré mercredi après huit mois d'emprisonnement pour avoir manifesté contre le gouvernement, a annoncé son organisation, la justice ayant prononcé sa relaxe en appel.

"Après huit mois d'injustice, notre camarade Yahaya Badamassi vient de quitter la maison d'arrêt de Zinder accompagné de parents, camarades, amis et connaissances", a annoncé sur sa page facebook Kaka Touda, un membre de l'ONG Alternative espace citoyens (AEC).

"Notre camarade Yahaya Badamassi est libre, la cour d'appel de Zinder a confirmé la décision du premier juge (de première instance) qui n'avait retenu aucune charge contre lui", a indiqué AEC, dont Yahaya Badamassi est le responsable pour Zinder (centre-sud), la deuxième ville du pays.

Il y était emprisonné depuis avril, après une manifestation contre la loi de finances.

En août, à l'issue de son procès en première instance, il avait bénéficié d'un "non-lieu" mais avait été gardé en prison après appel du parquet.

L'activiste avait été arrêté en avril et inculpé "d’abord pour 'organisation et participation à une manifestation interdite et destruction de biens publics' puis pour 'participation à un mouvement insurrectionnel et conspiration contre la sécurité de l'État'", selon Amnesty International.

"Badamassi a été arrêté et incarcéré uniquement en raison de ses activités pacifiques de défense des droits humains. Il doit être libéré immédiatement et sans condition", avait estimé Kiné Fatim Diop, chargée de campagnes pour l’Afrique de l’Ouest à Amnesty International, dans un communiqué publié mardi.

Amnesty réclame également la libération de Sadat Illiya Dan Malam, un autre activiste de Zinder, détenu depuis le 18 avril pour "participation à un mouvement insurrectionnel et conspiration contre la sécurité de l'État".

L'incarcération des deux activistes est liée aux manifestations contre la loi de finances 2018, a relevé l'organisation de défense des droits de l'homme.

Depuis octobre 2017, un collectif de la société civile, de l'opposition politique et de quelques syndicats a régulièrement organisé des manifestations dans la capitale et plusieurs autres villes pour demander l'abrogation de la loi de finances jugée "antisociale".

Ils reprochaient au gouvernement d'avoir créé de nouvelles taxes et de nouveaux impôts et surtout d'avoir "accordé des cadeaux fiscaux d'une vingtaine de milliards de francs CFA" (une trentaine de millions d'euros) aux compagnies de téléphonie.

A Niamey, une vingtaine de personnes avaient été arrêtées et écrouées, dont certaines ont été remises en liberté après avoir avoir purgé des peines de plusieurs mois de prison.

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Le maintien en détention d'un activiste dénoncé par des ONG

Une image réalisée à partir d'un drone montre des bâtiments endommagés à Raqqa, en Syrie, le 19 octobre 2017.

Le maintien en détention depuis 13 mois du militant nigérien Sadat Illiya Dan Malam est une "nouvelle injustice", dénoncent plusieurs ONG de défense des droits, dont Amnesty International.

"Sadat Illiya Dan Malam fait l'objet d'une détention arbitraire depuis 13 mois. Son maintien en détention est une nouvelle illustration du harcèlement judiciaire à son encontre et d'une volonté de faire taire les voix critiques", a déclaré Marceau Sivieude, directeur régional adjoint d'Amnesty International pour l'Afrique de l'Ouest et du Centre, dans un communiqué diffusé mercredi soir.

Le militant avait été arrêté en avril 2018 lors d'une manifestation contre les mesures d'austérité prévues dans la loi de finances.

Le 20 mai dernier, le juge d'instruction de Zinder (au nord du pays) a décidé d'abandonner les charges de "participation à un mouvement insurrectionnel" et "conspiration contre la sécurité de l'État" pour les requalifier en "injure contre les membres du parti politique PNDS Tarayya" (le parti au pouvoir au Niger), ce qui aurait dû entraîner sa libération, selon les ONG.

"Le même jour, le procureur du tribunal de grande instance de Zinder a interjeté appel, ce qui a provoqué son maintien en détention", a expliqué à l'AFP son avocat, Me Boudal Effred Mouloul.

"Le maintien en détention de Sadat renforce l'idée d'une instrumentalisation de la justice à l'encontre des militants de la société civile", estime Laurent Duarte, coordinateur international du mouvement Tournons la page, une coalition d'association qui lutte pour la démocratie en Afrique.

Amnesty International, Tournons la Page, le Réseau des organisations pour la transparence et l'analyse budgétaire (ROTAB) et Alternatives Espaces Citoyens au Niger indiquent qu'elles continueront à faire campagne "sans relâche pour la libération immédiate et inconditionnelle de Sadat".

Au Niger, les manifestations contre la loi de finance 2018 ont entraîné l'arrestation de 26 activistes en un mois, dont certains sont toujours emprisonnés, selon Amnesty International.

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