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Trois gendarmes blessés dans une nouvelle attaque au Burkina


Des militaires de l’armée burkinabè patrouillent à bord d’un véhicule près de l'ambassade de France dans le centre de Ouagadougou, Burkina Faso, 2 mars 2018.

Trois gendarmes ont été blessés dans une nouvelle attaque contre une brigade de gendarmerie dans le nord du Burkina Faso attribuée à des jihadistes, a-t-on appris mercredi de sources sécuritaires.

"Des individus armés non identifiés ont attaqué dans la nuit de mardi une brigade de gendarmerie située sur l'axe Dori-Seytenga", à une dizaine de kilomètres de Dori, chef-lieu de la région du Sahel, a déclaré à l'AFP une source sécuritaire.

Cette attaque, qui a eu lieu "aux environs de 22 heures" (locales et GMT), a "fait trois blessés parmi les éléments de la brigade de gendarmerie", a ajouté cette source, précisant que "leur vie n'est pas en danger".

"Les assaillants, probablement des jihadistes, ont également incendié trois véhicules et criblé de balles le bâtiment de la gendarmerie", a rapporté une autre source sécuritaire.

Le Burkina Faso, frontalier du Mali et du Niger, est le théâtre d'attaques jihadistes régulières depuis le premier trimestre 2015, notamment dans le nord et l'est du pays.

La semaine dernière, une autre brigade de gendarmerie du nord avait été attaquée de nuit par des assaillants lourdement armés, qui ont blessé un gendarme. Cette même gendarmerie de Namssiguia (province du Bam) avait déjà été la cible d'un assaut attribué à des jihadistes début novembre.

Dans l'est du Burkina, cinq personnes dont quatre gendarmes ont été tuées vendredi dernier par l'explosion d'un engin artisanal au passage de leur véhicule à Boungou. Et lundi, six assaillants ont été abattus dans la localité de Bougui lors d'une "attaque terroriste" contre une patrouille de gendarmes, selon des sources sécuritaires.

Selon un bilan officiel établi fin septembre, les attaques attribuées aux groupes jihadistes ont fait au total 229 morts depuis 2015. Depuis début octobre, 22 autres personnes, dont 21 hommes des forces de sécurité (policiers, gendarmes, soldats) ont été tuées dans des attaques attribuées à des jihadistes, selon un décompte de l'AFP.

Ouagadougou, la capitale, a été frappée à trois reprises, avec un bilan total de près de 60 morts.

Les attaques sont essentiellement attribuées à Ansaroul Islam et au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) mais d'autres groupuscules pourraient aussi être actifs, estimait une source sécuritaire mi-novembre.

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