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Appel à la libération des défenseurs des droits de l’homme jugés pour manifestation interdite au Niger


Des manifestants marchent avec une banderole pour protester contre la loi de finances 2018, à Niamey, Niger, le 14 janvier 2018.

Neuf organisations de défense des droits de l’homme demandent aux autorités nigériennes de libérer des défenseurs des droits de l’homme arrêtés et jugés pour organisation et participation à une manifestation interdite, complicité de violences, agression et destruction de biens. Le verdict de leur procès est attendu pour mardi.

Amnesty International, l’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’homme (FIDH-OMCT), Tournons la page et Front Line Defenders qui sont parmi les neuf organisations estiment qu’il est plus que temps pour les autorités de ce pays de mettre un terme aux poursuites engagées contre eux et d’assurer leur libération immédiate et sans condition.

Pour Kiné Fatim Diop, chargée de campagne pour l’Afrique de l’Ouest à Amnesty International, les autorités nigériennes ont l’occasion de montrer au monde qu’elles sont effectivement attachées à la défense des droits humains, en libérant sans condition ces activistes et tous les manifestants détenus uniquement pour avoir exercé leur droit à la liberté d’expression et de réunion pacifique.

"La répression des voix dissidentes, l’interdiction des manifestations pacifiques et l’arrestation d’activistes sont autant de violations qui doivent cesser au Niger", déclare M. Diop dans un communiqué transmis à VOA Afrique.

Moussa Tchangari, Ali Idrissa Nani, Nouhou Arzika, Me Lirwana Abdourahamane, Ibrahim Diori, Sadat Illiya Dan Malam, Yahaya Badamassi, Maikoul Zodi et Karim Tanko, défenseurs des droits de l’homme arrêtés le 25 mars dernier lors d’une manifestation interdite à Niamey, capitale du Niger sont jugés pour avoir organisé et participé à une manifestation interdite, selon les autorités nigérienne, pour de raisons de sécurité.

La manifestation rentrait dans la série celles organisées par la société civile depuis le vote d’une loi de finances en novembre 2017, pour dénoncer l’injustice sociale résultant de cette nouvelle loi.

>> Lire aussi : Trois ans de prison requis contre des figures de la société civile au Niger

La loi de finances en novembre 2017 prévoit de nouvelles taxes sur l’habitation et l’électricité.

Les neuf organisations dénoncent aussi le fait que l’un des défenseurs des droits en détention, Me Lirwana Abdourahmane ait fait l’objet d’une nouvelle procédure le 12 juillet 2018 à la suite d’une plainte du doyen des juges d’instruction pour "outrage à magistrat par voie de parole lors de l’audience du 10 juillet 2018".

Après son audition, le procureur a requis deux ans d’emprisonnement dont un an ferme et un an avec sursis à son encontre. Ce verdict est attendu le lundi 23 juillet.

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