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RDC

Tshisekedi affirme son autorité devant les gouverneurs pro-Kabila

Le président Félix Tshisekedi à Kinshasa, RDC, 15 février 2019. (Twitter/Présidence RDC)

Le président congolais Félix Tshisekedi a exigé lundi un "comportement exemplaire" des nouveaux gouverneurs de province, en majorité des proches de l'ancien président Joseph Kabila, en les mettant en garde contre la "corruption" et les "tracasseries" qui minent la République démocratique du Congo.

"Avant toute chose, je voudrais vous rappeler que vous êtes les dignes représentants du président de la République dans vos provinces respectives. Cela vous oblige d'adopter, dans la gestion de vos entités respectives, un comportement exemplaire", a déclaré le nouveau président congolais à l'ouverture d'un séminaire à l'intention des 23 gouverneurs élus en mars (sur 26 provinces au total).

"Ceci veut dire aussi que vous avez l'obligation d'élaborer vos programmes, en intégrant ma vision qui vise le développement intégral de notre pays", a insisté le chef de l'Etat devant les gouverneurs, dont une majorité est issue de la coalition politique pro-Kabila Front commun pour le Congo (FCC).

"Je combattrai avec la dernière énergie la corruption, le détournement de denier public, le tribalisme, le népotisme, la concussion, le clientélisme, l'incivisme...", a prévenu M. Tshisekedi.

De retour de plusieurs déplacements en province, il s'est déclaré "choqué par les tracasseries administratives, policières et militaires qui heurtent la population".

Il a souhaité passer avec les gouverneurs un "contrat-programme" pour "évaluer les performances de chacun de vous" et "bien sanctionner votre gouvernance après chaque évaluation trimestrielle".

M. Tshisekedi a été proclamé vainqueur de l'élection présidentielle du 30 décembre, un résultat contesté par l'autre candidat de l'opposition Martin Fayulu.

Il a passé un accord de coalition avec son prédécesseur Joseph Kabila, dont la coalition politique a gardé le contrôle de toutes les autres institutions (majorité à l'Assemblée nationale, au Sénat, dans les assemblées provinciales, à la tête des gouvernorats provinciaux).

Investi le 24 janvier, M. Tshisekedi n'a toujours pas nommé de Premier ministre. Il a rencontré deux fois son prédécesseur Joseph Kabila.

Les gouverneurs FCC avaient été reçus par Joseph Kabila le 1er mai.

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L'ONU désigne un coordinateur contre en RDC

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L'ONU nomme un coordinateur contre Ebola en RDC

David Gressly, the UN's deputy special representative for the Democratic Republic of Congo, walks along the coffins of Tanzanian peacekeeperes who were killed by by suspected Ugandan rebels, at the headquarters of Tanzania People's Defence Force in Dar es

Les Nations unies ont nommé jeudi un "coordinateur de l'intervention d'urgence" contre l'épidémie d'Ebola en RDC, pour entreprendre de nouveaux efforts dans la riposte.

L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a annoncé dans un communiqué que cette nouvelle fonction a été confiée à David Gressly, qui occupe actuellement le poste de Représentant spécial adjoint du Secrétaire général au sein de la Mission de l'ONU en République démocratique du Congo (Monusco).

"Il supervisera la coordination des activités de soutien international à la lutte contre le virus Ebola et veillera à ce qu'un environnement favorable - en particulier sur le plan sécuritaire et politique - soit en place pour que la lutte contre le virus Ebola soit encore plus efficace", a ajouté l'OMS.

L'agence spécialisée des Nations unies a de son côté nommé à Kinshasa un représentant spécial de la lutte contre Ebola, le Dr. Peter Graaff.

"La réponse d'Ebola fonctionne dans un environnement opérationnel d'une complexité sans précédent pour une urgence de santé publique - l'insécurité et des protestations politiques ont entraîné des perturbations périodiques dans nos efforts pour combattre la maladie", a déclaré M. Gressly, cité dans le communiqué.

"Par conséquent, une réponse renforcée à l'échelle de l'ONU est nécessaire pour surmonter ces contraintes opérationnelles, notamment en transférant les hauts responsables et la prise de décisions opérationnelles à l'épicentre de l'épidémie à Butembo. Nous n'avons pas de temps à perdre", a-t-il ajouté.

L'actuelle épidémie de fièvre hémorragique Ebola, déclarée en août dans les provinces du Nord-Kivu et d'Ituri (est du pays), est la dixième et la plus grave enregistrée sur le sol congolais depuis 1976. Elle est la deuxième la plus grave après celle en Afrique de l'Ouest de 2014-2016 (plus de 11.000 morts en Guinée, Sierra Leone et au Liberia principalement).

Depuis, un vaccin expérimental a été développé et est actuellement utilisé en RDC. Quelque 120.000 personnes ont été vaccinées jusqu'à présent.

"Mais l'insécurité persistante et la méfiance de la communauté à l'égard de la riposte continuent d'entraver l'accès aux communautés", aboutissant à une transmission plus rapide du virus, a indiqué l'OMS.

L'épidémie a fait plus de 1.240 décès pour plus de 1.865 cas confirmés et probables, selon l'OMS. Un tiers de ceux qui sont tombés malades sont des enfants, une proportion plus élevée que lors des précédentes épidémies.

L'OMS estime que le risque de propagation à d'autres provinces de l'est de la RDC et aux pays voisins reste "très élevé".

Moïse Katumbi reste dans l’opposition

Moïse Katumbi salue de la main à son retour après trois ans d'exile, à Lubumbashi, Haut-Katanga, le 20 mai 2019.

Moïse Katumbi a, au cours d’un point de presse à Lubumbashi, insisté qu’il restait dans l’opposition mais qu’il contribuerait autrement à faire avancer les choses en RDC.

"Le plus important pour moi, c’est la population congolaise. Je reste dans l’opposition. Il y a le Premier qui va former son gouvernement. On peut aider notre pays sans entrer au gouvernement," a-t-il affirmé.

"Moïse Katumbi ne va pas entrer au gouvernement. Moïse Katumbi, au contraire, aura un ‘stylo’ rouge. Là où c’est bon, c’est bon. Là où c’est mauvais, nous allons comparer. Nous allons voir, c’est un examen. S’il faut féliciter, si le gouvernement a 6/10 ou 8/10, nous allons féliciter parce que moi-même j’étais gouverneur, mais s’il a 1/10 nous allons critiquer et nous allons aussi proposer des solutions," a-t-il insisté.

Pour lui, l’UDPS (Union pour la démocratie et le progrès social), parti du président Félix Tshisekedi a beaucoup de partisans qui ont milité et qui devraient plutôt entrer dans le gouvernement.

Moïse Katumbi, ancien gouverneur de l’ex-Katanga était aussi un proche de l’ancien président Joseph Kabila avant de rompre comme opposant en 2016 . M. Katumbi est rentré lundi après trois ans d'exil. Il dirige pour trois mois la coalition Lamuka qui avait porté Martin Fayulu à l’élection présidentielle du 30 décembre 2018 dont le président Félix Tshisekedi, un ancien opposant, a été déclaré vainqueur.

Les relations de la plateforme Lamuka et M. Tshisekedi, qui en est transfuge, sont nébuleuses M. Tshisekedi avait fait volteface et avait quitté le groupe un jour après le choix de M. Fayulu comme candidat à la présidentielle. Se fondant sur les rapports de plusieurs organisations dont la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) et sur les doutes de la communauté internationale après les élections, Martin Fayulu dénonce toujours "un holdup électoral", se considère comme le président élu et exige la vérité des urnes.

Mais, M. Kautmbi a semblé mettre un bémol à la revendication en répondant à une question, que Lamuka s’était désormais muée en une plateforme politique et se bat désormais pour le respect de la Constitution et l’Etat de droit.

L’ancien gouverneur de l’ex-Katanga a reconnu que la Cour constitutionnelle avait tranché sur la question électorale. Il a toutefois affirmé Félix Tshisekedi et Martin Fayulu n"’étaient pas ennemis mais des frères qui prient dans une même église". Il a même promis de les rapprocher.

Il a annoncé une tournée dans le pays et même une descente prochaine à Kinshasa, la capitale de la RDC.

Crise au sein de l'UDPS avant les funérailles de Tshisekedi père

Les partisans de l'Union pour la démocratie et le progrès social - UDPS (République démocratique du Congo) se rassemblent devant le siège du parti alors qu'ils réclamaient la déclaration de leur dirigeant à Kinshasa le 21 décembre 2018

Une nouvelle crise agite l'UDPS, le parti d'origine du président de la République démocratique du Congo Félix Tshisekedi, à huit jours des funérailles à Kinshasa de son père, le fondateur de l'UDPS Etienne Tshisekedi.

Le dernier conflit porte sur la direction de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), laissée vacante depuis le départ de Félix Tshisekedi, investi président de la République le 24 janvier.

Le président par intérim Jean-Marc Kabund a nommé un secrétaire général, Augustin Kabuya. Cette décision braque les partisans d'une direction collégiale sous forme d'un directoire.

Dans une déclaration à la presse mercredi, des députés de l'UDPS affirment que "la mise en place du directoire devrait intervenir avant le rapatriement" de la dépouille d'Etienne Tshisekedi.

Ce rapatriement a été annoncé pour jeudi 30 mai, et des funérailles sont prévues jusqu'au 1er juin. Etienne Tshisekedi est décédé à Bruxelles le 1er février 2017. Son corps n'avait pas pu être rapatrié faute d'accord avec l'ancien régime Kabila.

"Toute opposition à la mise en place du directoire (...) sera considérée comme un acte de sabotage et de haute trahison vis-à-vis d'Etienne Tshisekedi", insistent les députés de l'UDPS.

Ancien ministre du dictateur Mobutu dans les années 1960, Etienne Tshisekedi est passé dans l'opposition et a fondé l'UDPS en 1982. Il a ensuite été trois fois Premier ministre lors de la transition multipartite des années 90, avant de s'opposer au régime des Kabila père et fils.

Début mars, les militants de l'UDPS avaient manifesté leur colère après la défaite de leur parti aux élections sénatoriales à suffrage indirect. Des "combattants" de l'UDPS ont accusé leurs "grands électeurs", les députés provinciaux, d'avoir trahi et cédé à la corruption.

En novembre dernier, la même "base" avait obligé Félix Tshisekedi à dénoncer dans la journée un accord qu'il avait passé la veille avec d'autres ténors de l'opposition pour la désignation d'un candidat unique à l'élection présidentielle.

Tshisekedi promeut son oncle et confirme le chef d'état-major

Mgr Gérard Mulumba, oncle du président Félix Tshisekedi, Kinshasa, le 1er février 2019. (Facebook/Fatshi News)

Le président congolais Félix Tshisekedi a nommé un de ses oncles à l'intendance des services de la présidence en République démocratique du Congo, tout en confirmant dans ses fonctions le chef d'état-major nommé par son prédécesseur Joseph Kabila.

Le président Tshisekedi a nommé son oncle, l'évêque émérite Gérard Mulumba, "chef de la maison civile" du chef de l'État, avec rang de ministre, dans une ordonnance lue mercredi sur la chaîne d'Etat.

Mgr Gérard Mulumba est le frère du père de l'actuel président, l'ex-Premier ministre et opposant Etienne Tshisekedi, décédé à Bruxelles le 1er février 2017.

Sa nomination intervient juste après l'annonce du rapatriement du corps et des funérailles d'Etienne Tshisekedi à Kinshasa du 30 mai au 1er juin. Le corps était en Belgique depuis plus de deux ans faute d'accord sur les funérailles avec l'ancien régime du président Kabila.

Placée sous l'autorité directe du président de la République, la maison civile du chef de l'État est chargée de la gestion du service de l'intendance et de la logistique des résidences et sites présidentiels privés, du secrétariat privé du chef de l'État et du service médical présidentiel.

M. Tshisekedi a reconduit le général Célestin Mbala Musense au poste du chef d'état-major des Forces armées de la RDC, en le promouvant au grade de "général d'armée".

Célestin Mbala avait été installé en 2018 par l'ancien président Joseph Kabila.

Le président a nommé le général major Jean-Claude Yav chef de la maison militaire. Un autre général, François Kabamba, a été nommé conseiller militaire du chef de l'État.

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