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RDC

Le Dr Mukwege met l'accent sur les massacres dans l'Est

Le Nobel de la paix 2018, Dr Denis Mukwege, s’adresse à la foule à son retour à Bukavu, le 27 décembre 2018.

"La crise du Covid-19 ne doit pas nous faire oublier les atrocités qui se poursuivent dans l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC) dans l’indifférence", a prévenu mardi le gynécologue Denis Mukwege prix Nobel de la Paix 2018.

"Les massacres sur les populations civiles" se poursuivent en Ituri et au Nord-Kivu, accuse le médecin congolais dans un communiqué.

Près de 300 civils ont été massacrés depuis le début de l'année en Ituri, dont une vingtaine dans la nuit de samedi à dimanche. Des violences attribuées à un groupe ethnico-mystique, la Codeco (Coopérative pour le développement du Congo).

Plus de 400 civils ont été massacrés par le groupe armé d'origine ougandaise ADF depuis novembre dans le Nord-Kivu où de nouvelles violences sont rapportées au quotidien depuis plusieurs jours.

"Au Sud-Kivu, les armées rwandaises et burundaises se battent par groupes armés interposés dans les hauts-plateaux de Minembwe, détruisant tout sur leur passage", poursuit le docteur Mukwege.

"Et dans le Tanganyika, les Zambiens qui, jusque-là, avaient entretenu de bonnes relations de voisinage avec la RDCongo, à l’instar de nos voisins de l’Est, ont récemment envahi notre territoire avec des conséquences incalculables pour notre population", ajoute-t-il.

"Les forces armées de la RDC sont en alerte" à la frontière avec la Zambie où "l'armée zambienne poursuit l'occupation de deux localités" en territoire congolais, avait indiqué vendredi dernier le ministre de la Défense selon le compte-rendu du Conseil des ministres.

"Face au Covid-19, le gouvernement a montré qu’il peut faire preuve de volonté politique", reprend le docteur Mukwege, lui-même chargé des équipes de prise en charge dans sa province du Sud-Kivu.

"Il y a urgence pour nos autorités à démontrer également une réelle volonté politique pour mettre fin à l’insécurité à l’Est de la RDC", enjoint-il.

Il plaide pour "l'établissement d’un tribunal international pénal pour la RDC" et une "réforme profonde des secteurs de la sécurité et de la justice", des solutions contre l'impunité contenues selon lui dans un rapport onusien datant d'il y a dix ans.

Des dizaines de groupes armés sont actifs dans l'est de la RDC, petites milices locales et grosses structures très armées et très meurtrières (Codeco en Ituri, ADF et FDLR au Nord-Kivu).

Onze groupes armés actifs dans le territoire de Lubero (Nord-Kivu) ont déclaré lundi dans un communiqué "l'arrêt immédiat des hostilités dans toutes les zones sous notre contrôle".

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Le Ghana reçoit 350 000 doses supplémentaires de vaccins covid

Des ouvriers déchargent des lots de vaccins AstraZeneca/Oxford reçus dans le cadre du programme COVAX, à l'aéroport international d'Accra, au Ghana, le 24 février 2021.

Le Ghana a reçu 350 000 doses du vaccin contre le coronavirus d'AstraZeneca vendredi, ce qui lui permettra de commencer à offrir des secondes doses du vaccin après avoir été presque à court, a déclaré le ministère de la santé.

Le pays d'Afrique de l'Ouest a été le premier à recevoir des vaccins dans le cadre du système mondial de partage des vaccins COVAX, soutenu par l'Organisation mondiale de la santé, en février et a lancé sa campagne de vaccination début mars.

Contrairement à d'autres pays où l'hésitation à se procurer des vaccins et les problèmes de financement ont ralenti la livraison, le Ghana a administré plus de 900 000 doses, selon le ministère de la santé, dont les 600 000 doses reçues dans le cadre du programme COVAX et d'autres obtenues dans le cadre d'accords bilatéraux.

Les 350 000 doses reçues vendredi faisaient partie d'un lot de 1,7 million de doses que le programme COVAX avait livré à la République démocratique du Congo le 2 mars.

La RDC a été contrainte de redistribuer 1,3 million de doses de ces vaccins à d'autres pays, car le pays ne sera pas en mesure de les administrer avant leur expiration à la fin du mois de juin.

Fred Bauma: "l'état de siège n'est pas la stratégie la plus adaptée"

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Destitution controversée du gouverneur Zoé Kabila, frère de l'ex-chef de l'Etat

Zoe Kabila, le frère du président de la République démocratique du Congo, assiste à la session extraordinaire de l'Assemblée nationale à Kinshasa le 16 février 2012.

La décision de destituer le gouverneur Kabila a été critiquée par certains élus nationaux. "La honte du siècle", a tweeté la sénatrice Francine Muyumba Nkanga.

Zoé Kabila, gouverneur de la province du Tanganyika, dans le Sud-Est de la République démocratique du Congo (RDC), et jeune-frère de l'ex-président Joseph Kabila, a été destitué jeudi en son absence.

"Les 13 députés (provinciaux) qui ont participé à la (séance) plénière ont voté pour la destitution du gouverneur Zoé Kabila", a déclaré à l'AFP Cyrille Kimpu, rapporteur de l'Assemblée provinciale du Tanganyika.

Le vote a eu lieu à l'absence de Zoé Kabila,"retenu à Kinshasa par le gouvernement central", a expliqué de son côté à l'AFP, le député Dominique Bota, membre du Front commun pour le Congo (FCC) qui regroupe les partisans de l'ancien président Kabila.

Douze députés du FCC ont été empêchés par les forces de l'ordre à accéder à la salle de plénière, selon M. Bota.

Dans leur motion, les 13 députés provinciaux signataires, membres de l'Union sacrée de la Nation (USN) du chef de l’Etat Félix Tshisekedi reprochent au gouverneur Zoé Kabila "la mauvaise gestion de la province, le manque de respect à l'institution Assemblée provinciale ainsi qu'aux autorités nationales".

"Un Etat qui ne respecte pas ses propres lois est un Etat faible. Quelques graves qu’aient été les faits reprochés au gouverneur Zoé Kabila, l’idéal et la règle auraient été qu’il ait droit à la défense, principe clé de l’Etat de droit qui exclut l’arbitraire", a réagi sur Twitter le député national Claudel Lubaya, membre de l'USN de M. Tshisekedi.

"La honte du siècle", a renchéri la sénatrice Francine Muyumba Nkanga.

Zoé Kabila est "quelqu'un qui travaille bien au service de la Nation et dont les actions positives sont appréciées par ses administrés. Vous préférez le démettre et garder ceux qui flattent sans actions positives", a déploré sur Twitter la députée nationale FCC Marie Ange Mushobekwa.

Investi le 24 janvier 2019, le président Félix Tshisekedi a mis fin à son alliance avec le camp de son prédécesseur Joseph Kabila après près de deux ans de cogestion du pays. Après des mois de crise, M. Tshisekedi a réussi à renverser la majorité parlementaire en sa faveur, en ralliant le soutien de députés pro-Kabila, sur fond de menace de dissolution de l'Assemblée nationale.

Sur les 26 gouverneurs de provinces en RDC, Zoé Kabila est le seul à n'avoir pas rejoint le camp de M. Tshisekedi.

Actuellement, le président Tshisekedi dispose d'une majorité à l'Assemblée nationale, au Sénat et dans les assemblées provinciales. Les principales institutions politiques du pays sont dirigées par ses partisans.

Le Nord-Kivu et l’Ituri désormais sous autorité militaire

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L'"état de siège" pour lutter contre les massacres de civils

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