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Forte présence sécuritaire face aux marches interdites en RDC

  • VOA Afrique

Félix Tshisekedi, leader du Rassemblement, empêché de tenir un meeting à Lubumbashi, 24 octobre 2017. (VOA/Narval Mabila)

Une forte présence sécuritaire était visible à Kinshasa jeudi aux premières heures d'une journée de marches de l'opposition en République démocratique du Congo contre le président Joseph Kabila interdites par les autorités, a constaté l'AFP.

Dans la capitale, au moins deux jeunes ont été interpellés dans un quartier populaire et sur la route du campus universitaire étroitement surveillée par une forte présence militaire, a constaté une équipe de l'AFP. L'un des deux a été battu par des militaires.

Le Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement (Rassop) a appelé les Congolais à descendre dans la rue pour demander le départ du président Kabila dès la fin de l'année et contre le calendrier électoral qui prévoit des élections le 23 décembre 2018.

Les marches ont été interdites à Kinshasa, Goma (est) et dans d'autres villes par les autorités locales. "La police va décourager tous ceux qui empêcheraient les autres de vaquer librement à leurs occupations", a prévenu son porte-parole le colonel Mwanamputu, dénonçant "le bras de fer" de l'opposition avec les autorités.

Au moins trois militants de l'opposition auraient été "enlevés" à Kinshasa et Goma par les forces de sécurité, a dénoncé jeudi matin le Rassop en donnant les noms. Le Mouvement citoyen Lutte pour le changement (Lucha) dénonce l'arrestation de dix militants dans le Sud-Kivu sans donner encore de noms.

Mardi, la dispersion de manifestations à Goma et Butembo, dans la province du Nord-Kivu, a entraîné "au moins six blessés et l'arrestation arbitraire d'au moins 26 personnes", selon la Mission des Nations unies en RDC (Monusco).

La Monusco a de nouveau demandé mercredi aux autorités de "respecter la liberté des réunions et des manifestations".

L'ambassade de France a conseillé mercredi soir à ses ressortissants en RDC de limiter leurs déplacements et "de s'éloigner de tout rassemblement suspect".

Le deuxième et dernier mandat du président Kabila a pris fin le 20 décembre 2016 selon la Constitution.

Des élections devaient avoir lieu au plus tard en décembre 2017, selon un accord pouvoir-opposition conclu sous l'égide de l'épiscopat le 31 décembre 2016.

Avec AFP

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