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Qui sont ces bandits qui enlèvent les gens et terrorisent dans le Nord du Nigeria?

Des membres d'un gang de "bandits" avec des armes dans leur cachette dans la forêt du nord-ouest de l'État de Zamfara, au Nigéria, le 22 février 2021.

Dans le Nord-Ouest du Nigeria, 279 adolescentes ont été libérées le 2 mars, après quatre jours de captivité, suite à leur rapt par des hommes armés qui avaient attaqué leur école à Jangebe dans l'Etat de Zamfara. Qui sont ces bandits qui multiplient les enlèvements et sèment la terreur dans le pays?

L'attaque du pensionnat de Jangebe, dans l'Etat de Zamfara et le rapt des écolières n'était que le dernier en date d’une vague d’enlèvements dans le nord du pays.

En décembre, plus de 300 garçons ont été enlevés dans une école de Kankara, dans l’État natal du président Buhari.

On se rappelle encore le rapt des filles de Chibok en 2014, lorsque le groupe jihadiste Boko Haram avait enlevé 276 lycéennes. Pus d'une centaines d'entre elles sont encore portées disparues et personne ne sait combien sont toujours vivantes.

L'armée nigériane s'est déployée dans la région du Nord en 2016 mais les attaques se sont poursuivies. Des groupes criminels, appelés "bandits", multiplient les vols de bétails à grande échelle et pratiquent les enlèvements contre rançon depuis plus de dix ans.

Ces enlèvements se multiplient de plus en plus sont devenus un problème largement répandu dans le pays qui touche et vise tout le monde: hommes d’affaires, fonctionnaires et citoyens ordinaires. Tous sont arrachés dans les rues par des criminels à la recherche d’une rançon.

Celui de vendredi 26 février était le quatrième enlèvement de masse d'écoliers en moins de trois mois dans le nord du Nigeria.

Besoin de survivre

On ne sait pas encore qui est responsable de ce rapt. Deux journalistes, dont un du service haoussa de la VOA, ont rencontré les membres d'un gang armé dans leur repaire de la forêt Sububu à Zamfara, il y a quelques jours.

Ces bandits ont affirmé qu'ils - et d'autres comme eux - se sont tournés vers la prise d'otages et d'autres crimes parce qu'ils n'ont guère le choix pour survivre.

D'après les journalistes, ces "bandits" sont pour la plupart de la tribu ethnique des Fulani, des éleveurs traditionnellement nomades. Les pâturages publics où ils paissaient leur bétail a considérablement diminué. Leurs bovins et leurs moutons ont été pris par des soldats et des voleurs. Ils ont tout perdu. Ils ont déclaré que divers gouvernements les avaient négligés et même harcelés - et n'avaient pas réussi à protéger leur mode de vie.

"Tout le monde sait que nous sommes des éleveurs. Ce pays a la chance de disposer de pétrole et d’autres ressources naturelles, mais cette prime ne filtre pas", a déclaré Shehu Rekep, le chef du groupe, pour justifier ses actes criminels. "Nous n'avons pas été scolarisés, nous n'avons pas de sécurité et le gouvernement ne fait rien pour nous. Nous sommes tués, mais nous sommes toujours signalés comme les tueurs", a-t-il ajouté.

Ces éleveurs traditionnels soutiennent avoir pris les armes par désespoir.

Ils ont déclaré que les gouvernements centraux et étatiques au cours des 20 dernières années ont abandonné les communautés d'éleveurs, ne fournissant aucune éducation académique ou religieuse ou d'autres services sociaux, avec des limitations sur les droits de pâturage - en particulier dans le sud du Nigeria. Résultat: ils se retrouvent analphabètes, sans emploi et sans espoir.

Ils ont également déclaré que les éleveurs étaient confrontés à des taxes excessives lorsqu'ils tentaient de vendre leur bétail au marché et qu'ils étaient parfois victimes d'extorsion ou de brutalité de la part du personnel militaire et policier.

Les chefs de bandits ont déclaré à VOA que nombre de leurs membres avaient perdu des proches lors d'affrontements avec des agents de sécurité et des groupes rivaux.

"Les forces de sécurité et les justiciers nous tuent. Nous tuons aussi tous les jours", a avoué Rekep.

Il a également déclaré que les captifs sont libérés lorsque la rançon est payée - mais que les bandits tireront sur quiconque leur résiste. Il n'a pas révélé combien de personnes avaient été tuées parce que les demandes de rançon n'avaient pas été satisfaites.

Amnesty International a rapporté en août 2020 que des bandits mènent des "attaques terrifiantes contre des communautés rurales" dans le nord du Nigeria depuis des années. Selon l'ONG, les attaques dans les régions du nord-ouest et du centre-nord du pays s'étaient intensifiées depuis janvier 2020, avec "des hommes armés déchaînés… [tuant] au moins 1 126 personnes" début août.

Le camp des bandits

Des hommes armés à motocyclette sont allés chercher les journalistes à un lieu de réunion désigné pour visiter la cachette forestière du gang dans l'extrême nord de l'État de Zamfara pour une interview le 1er mars.

Quelqu'un a tiré dans l'air pour annoncer leur arrivée. Une trentaine d'hommes se déplaçaient autour de la clairière. Ils ont été rejoints par au moins 20 autres, dont plusieurs femmes. La plupart portaient des foulards qui couvraient leur visage. Ils portaient des fusils d'assaut. Certains avaient des fusils équipés de lance-grenades.

Ils se sont rassemblés près d'un homme assis sur un tapis sous un arbre. Shehu Rekep l'a présenté comme étant "Kachalla Halilu Sububu Seno, chef de tous les terroristes". M. Rekep a utilisé un titre de courtoisie. Kachalla signifie chef de gang en Fulani.

Halilu Sububu commande un réseau d'environ 1000 bandits dans l'État de Zamfara, a déclaré son adjoint. Le chef prétend également contrôler certains gangs dans le sud du Nigeria. Rekep exerce également une influence au-delà des frontières nigérianes. Il cite des liens avec des bandits dans les pays francophones comme le Mali, le Sénégal, le Burkina Faso, le Cameroun et la République centrafricaine.

Dans un accord de paix négocié il y a deux ans entre son gang et les communautés de la zone de Shinkafi, le gang fournit une protection en échange d'une base d'opérations relativement non perturbée, affirme Rekep.

Des médiateurs autoproclamés

Consterné par l'insécurité croissante, un religieux islamique, Ahmad Gumi, basé à Kaduna a commencé, en février, à visiter des camps de bandits dans les États du nord-ouest dans une tentative de médiation autoproclamée. Ahmad Gumi, qui était auparavant capitaine de l'armée nigériane, a transmis ses doléances à certains gouverneurs de la région.

Les bandits "ont de nombreux problèmes. Il n’ya pas de présence du gouvernement dans la brousse où ils vivent. Ils n'ont pas de commodités sociales, telles que des écoles ou des hôpitaux. Malheureusement", a déclaré M. Gumi à VOA dans une interview à la mi-février. Et d'ajouter: "Ils n’ont pas de dirigeants éclairés et éduqués".

D'après Ahmad Gumi, "Ces nomades sont confrontés à de multiples défis de la part des responsables locaux, y compris la police et la justice qui les brutalisent souvent".

Comme M. Gumi, Samuel Aruwan, commissaire à la sécurité intérieure dans l'État voisin de Kaduna, a déclaré à VOA que les gouvernements du passé avaient négligé les éleveurs peuls. Les autorités n'avaient pas fait grand-chose pour arrêter le vol de leur bétail, mettant ainsi les éleveurs à la faillite.

Les plaidoyers de M. Gumi en faveur des bandits ne plaisent pas à tous.

Un groupe appelé Northern Elders Forum (Forum des anciens du Nord) a publié la semaine dernière une déclaration exhortant le religieux à arrêter sa tournée des camps de bandits; estimant que ses remarques publiques "encourageaient les terroristes" et "mettaient la vie de soldats non musulmans en grave danger".

Les vidéos de réunions entre le médiateur autoproclamé et des bandits armés ont également soulevé des questions sur sa capacité à accéder à leurs cachettes, alors que les agences de sécurité - qui prétendent chasser les criminels - ne l'ont pas fait.​

Le gouvernement dit résister au chantage

Le président nigérian Muhammadu Buhari avait dénoncé l’enlèvement du 26 février à l’école secondaire gouvernementale pour filles de la ville de Jangebe, à Zamfara. Il avait affirmé que son administration "ne succomberait pas au chantage des bandits" qui demandaient le paiement d’une rançon.

"Entre 2011 et 2020, les Nigérians ont payé plus de 18 millions de dollars pour se libérer ou se libérer leurs proches", a rapporté le Washington Post cette semaine, citant des données du cabinet de conseil SB Morgen.

Les autorités fédérales et les gouvernements des États avaient été critiqués auparavant pour avoir payé d'importantes rançons.

Dissuader les rapts

Pour dissuader les enlèvements, au moins deux États du nord-ouest - Kebbi et Jigawa - ont adopté des lois prescrivant des condamnations à mort pour les ravisseurs.

Reportage initial du service haoussa de la VOA.

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Les autochtones au Canada vont pouvoir utiliser leur nom traditionnel

Conférence en plein air à Vancouver sur la découverte des restes de 215 enfants, trouvés dans l'ancien pensionnat de Kamloops, Colombie-Britannique, Canada, 2 juin 2021.

Les autochtones canadiens vont désormais pouvoir utiliser leur nom traditionnel sur leurs documents de voyage officiels, a annoncé lundi le gouvernement canadien, quelques semaines après la découverte des restes de 215 enfants près d'un pensionnat autochtone.

Ces noms autochtones leur avaient été "volés" lorsqu'ils avaient été enrôlés de force dans ces pensionnats pour y être assimilés à la culture dominante, a rappelé le ministre de l'Immigration Marco Mendicino lors d'un point presse.

"Ces enfants autochtones qu'on a volés à leurs familles pour les forcer à intégrer le système de pensionnats, on est allés jusqu'à voler leur propre nom", a souligné M. Mendicino, citant l'exemple d'une petite Masek rebaptisée Alice.

Or "nos noms sont l'une des premières choses que l'on reçoit. Ils sont individualisés, uniques, ils parlent de notre passé, ils honorent ceux qui nous ont précédés, et reflètent l'histoire de nos familles", a-t-il ajouté.

Les autochtones vont pouvoir demander que leur nom traditionnel soit utilisé sur leurs documents officiels d'immigration comme les passeports ou les certificats de résidence permanente. Cette mesure pourrait concerner "plusieurs centaines de milliers" de personnes au Canada, a précisé Marc Miller, ministre des Services aux autochtones.

La mesure répond à l'une des 94 demandes formulées en 2015 par une commission nationale d'enquête sur la question des pensionnats, qui avait conclu à un véritable "génocide culturel" de la part du Canada dans un rapport accablant.

Quelque 150.000 enfants amérindiens, métis et inuits ont été enrôlés de force jusque dans les années 1990 dans 139 pensionnats à travers le pays, où ils ont été coupés de leurs familles, de leur langue et de leur culture.

Plusieurs ont été soumis à des mauvais traitements ou à des abus sexuels, et plus de 4.000 y ont trouvé la mort, selon les conclusions de cette commission vérité et réconciliation.

La découverte fin mai, grâce à des fouilles par géo-radars, des ossements de 215 enfants près du pensionnat autochtone de Kamloops dans l'ouest du Canada, a provoqué une vive émotion dans tout le pays. Elle a également relancé les appels au gouvernement à accélérer le processus de réconciliation prôné par la commission d'enquête.

Le domicile du président du Parlement nigérien mitraillé

Des policiers anti-émeutes à Niamey, Niger, le 10 mai 2017.

Des hommes armés ont mitraillé dans la nuit de vendredi à samedi le domicile du président du Parlement du Niger, Seïni Oumarou, tuant et un de ses gardes du corps et blessant grièvement un deuxième, ont annoncé son entourage et les autorités.

"Dans la nuit de vendredi à samedi, le domicile du président de l'assemblée nationale a été attaqué par deux individus sur une moto. Ils ont mitraillé les gardes, tuant un d'entre eux", a indiqué aux journalistes Ousseïni Salatou, un conseiller de Seïni Oumarou.

Dans un communiqué samedi soir, le ministère nigérien de l'Intérieur a confirmé cette attaque, soulignant qu'avant de "quitter les lieux" les deux assaillants ont vainement tenté d'emporter un véhicule 4X4 pick-up stationné au domicile de M. Oumarou.

Une "enquête a été ouverte immédiatement" et "les recherches en vue d'identifier et d'interpeller les auteurs sont actuellement en cours", assure le ministère.

Seïni Oumarou, 70 ans, qui dirige le Mouvement national pour la société du développement (MNSD, au pouvoir de 1999 à 2010) était arrivé troisième à la présidentielle du 21 décembre 2020, et avait appelé à voter au second tour pour Mohamed Bazoum, le candidat du pouvoir, vainqueur du scrutin.

Il a été élu au perchoir en mars.

Lors des troubles qui ont suivi l'annonce le 23 février de la victoire de Mohamed Bazoum par la Commission électorale, des manifestants avaient attaqué notamment le domicile de Seïni Oumarou, tuant par balles un de ses gardes du corps, selon les autorités.

Le Niger fait face à ses frontières ouest avec le Mali et le Burkina, à de fréquentes attaques des groupes jihadistes sahéliens dont l'Etat islamique au Grand Sahara (EIGS) et dans le Sud-Est, aux atrocités des jihadistes nigérians de Boko Haram et du groupe Etat islamique en Afrique de l'Ouest (Iswap) est issu d'une scission du groupe jihadiste Boko Haram.

Trois militaires ivoiriens tués par un engin explosif

Une femme passe devant des soldats ivoiriens qui patrouillent près du quartier général de l'armée, le camp Gallieni, à Abidjan, le 12 mai 2017

Au moins deux soldats et un gendarme ont été tués samedi lors du passage de leur véhicule sur un engin explosif, dans la région de Tèhini (nord-est de la Côte d'Ivoire), près de la frontière du Burkina, a affirmé une source sécuritaire à l'AFP.

"L'explosion a également fait trois blessés", moins d'une semaine après une attaque de jihadistes présumés dans la localité de Tougbo à quelques kilomètres de la frontière burkinabè, selon cette même source.

Cette explosion intervient deux jours après l'inauguration d'une Académie internationale de lutte contre le terrorisme (AILCT) à Jacqueville, près d'Abidjan, par le Premier ministre ivoirien Patrick Achi et son ministre de la Défense, Téné Birahima Ouattara, aux côtés du ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian.

L'AILCT vise à aider au combat contre les jihadistes qui intensifient leurs actions sanglantes dans le Sahel voisin.

Cette attaque est la quatrième en un peu plus de deux mois commise dans cette région.

Les dernières attaques dans le nord de la Côte d'Ivoire près de la frontière du Burkina Faso remontent au 29 mars, lorsque deux positions de l'armée à Kafolo et Kolobougou avaient été prises pour cibles par des hommes armés, faisant six morts, trois soldats et "trois terroristes".

L'attaque de Kafolo était "le fait d'une soixantaine de terroristes lourdement armés venant du Burkina Faso", selon l'armée.

Dans la nuit du 10 au 11 juin 2020, une attaque contre l'armée ivoirienne s'était déjà produite à Kafolo, au cours de laquelle 14 soldats avaient été tués.

Attribuées aux jihadistes qui frappent dans plusieurs pays voisins - Burkina Faso, Mali et Niger - ces attaques n'ont pas été revendiquées.

La Côte d'Ivoire avait été frappée une première fois par une attaque jihadiste en mars 2016, dans la ville balnéaire de Grand-Bassam, près d'Abidjan: des assaillants avaient ouvert le feu sur la plage et des hôtels, faisant 19 morts.

Le Sahel est en proie aux attaques et attentats meurtriers d'une myriade de groupes jihadistes, liés soit à Al-Qaïda soit au groupe Etat islamique (EI), et implantés dans des zones largement délaissés par les pouvoirs centraux

Outre le Sahel, les groupes jihadistes frappent à intervalles réguliers dans les pays du Golfe de Guinée depuis plusieurs années, notamment la Côte d'Ivoire.

"Le Nord de la Côte d'Ivoire frontalier avec le Burkina Faso commence à être sous l'emprise des groupes jihadistes. Cette région constitue un enjeu important de sécurité pour l'Etat ivoirien", a affirmé récemment à l'AFP l'expert antiterroriste ivoirien Lassina Diarra, en notant que "depuis quelques mois, des personnes, certes ultra-minoritaires commencent à être séduites" par les jihadistes.

Des hommes armés massacrent 53 personnes dans 6 villages nigérians

Des membres d'une bande de bandits avec des armes dans leur cachette forestière dans le nord-ouest de l'État de Zamfara, au Nigeria, le 22 février 2021.

Des voleurs de bétail armés ont tué 53 personnes dans six villages de l'Etat de Zamfara dans le Nord-Ouest du Nigeria, ont indiqué samedi la police et des habitants.

Des dizaines d'hommes armés arrivés sur des motos ont envahi les villages de Kadawa, Kwata, Maduba, Ganda Samu, Saulawa et Askawa dans le district de Zurmi district, avant de tuer leurs habitants.

Ils ont attaqué les victimes qui travaillaient dans leurs fermes avant de se lancer à la poursuite de ceux qui tentaient de s'échapper.

Le porte-parole de la police de Zamfara Mohammed Shehu a déclaré que quatorze corps avaient été emmenés dans la capitale de l'Etat de Zamfara.

"Des policiers ont été déployés dans cette zone après les attaques", a ajouté le porte-parole.

"Nous avons évacué 14 dépouilles et nous les avons conduites jusqu'à Gusau vendredi soir où elles ont été inhumées au cimetière d'Unguwar Gwaza", a ajouté le porte-parole.

Des habitants ont indiqué de leur côté que 39 autres cadavres avaient été inhumés dans la ville voisine de Dauran.

"Nous avons retrouvé 28 corps hier et 11 autres ce matin dans les villages avant de les enterrer ici", a déclaré un habitant de Dauran, Haruna Abdulkarim.

"C'était dangereux d'organiser des funérailles à cause des bandits qui se cachent dans la forêt de Zurmi et qui auraient pu revenir pour attaquer les funérailles", a déclaré un autre habitant, Musa Arzika, qui a fait état du même bilan de victimes.

Les villages situés dans la région de Zurmi sont régulièrement ciblés par des bandes criminelles pouvant rassembler des centaines de bandits. Ces violences ont poussé les habitants à manifester leur mécontentement et à bloquer le principal axe routier local la semaine dernière, appelant les autorités à faire cesser les attaques.

Le Nord-Ouest et le Centre du Nigeria ont été le théâtre au cours des dernières années d'attaques menées par des gangs de voleurs de bétail et des kidnappeurs qui mènent des raids dans des villages, tuent et enlèvent des habitants, volent le bétail après avoir pillé et incendié leurs maisons.

Des gangs criminels ont récemment réorienté leurs raids contre des écoles, enlevant élèves et étudiants contre rançon.

Plus de 850 élèves ont été enlevés depuis décembre dernier mais la grande majorité d'entre eux ont été libérés après le versement d'une rançon.

Les gangs sont largement motivés par l'appât du gain, sans idéologie particulière, mais les observateurs craignent qu'ils ne soient infiltrés par des jihadistes, qui mènent une violente insurrection dans le nord-est du pays depuis 12 ans.

Les opérations militaires et les offres d'amnistie n'ont pas mis un terme à ces attaques.

Le gouverneur de l'Etat de Zamfara, Bello Matawalle, a appelé vendredi les habitants à se défendre eux-mêmes "contre les bandits assassins".

Une fusillade fait 13 blessés au Texas

La police dans une rue après que des coups de feu ont retenti dans le centre-ville d'Austin, au Texas, dimanche 31 juillet 2016.

Une fusillade a fait 13 blessés aux premières heures de samedi dans un quartier de loisirs très fréquenté du centre-ville d'Austin, dans l'État américain du Texas.

Le tireur présumé est toujours en cavale, selon la police. Il s'agirait d'un homme.

Deux des personnes blessées sont dans un état critique, mais aucun décès n'a été enregistré, d'après Joseph Chacon, chef de la police d'Austin par intérim.

La fusillade a éclaté peu avant 1 h 30 du matin le long de la 6e rue, un quartier populaire rempli de bars et de restaurants. La rue était barricadée pour empêcher la circulation des véhicules au moment de la fusillade, a déclaré M. Chacon.

L'origine de la fusillade n'a pas été précisée.

Onze des personnes blessées ont été emmenées dans un hôpital local, une autre personne a été emmenée dans un autre hôpital, et une autre personne s'est rendue dans un centre de soins d'urgence pour des blessures par balle, a précisé M. Chacon.

M. Chacon a aussi déclaré que certains agents ont transporté des patients à l'hôpital dans leur voiture de police car il était difficile de contenir la foule et d'amener les ambulances aux blessés.

Les enquêteurs examinent les vidéos de surveillance et d'autres éléments de preuve provenant de la zone, a déclaré M. Chacon. Il a demandé à toute personne ayant des informations sur la fusillade de contacter la police.

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