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Libération des 42 otages enlevés il y a 10 jours au Nigeria

Un groupe d'écoliers kidnappés est escorté par des militaires et des fonctionnaires nigérians après leur libération suite à leur enlèvement la semaine dernière, à Katsina, au Nigeria, le 18 décembre 2020.

Les 42 personnes, dont 27 enfants, enlevées il y a dix jours dans une école du centre-ouest du Nigeria, ont été libérées, ont annoncé samedi les autorités locales, au lendemain d'un nouveau kidnapping de masse où 317 jeunes filles ont également été enlevées dans le nord du pays.

"Les élèves, les professeurs et leurs proches du Collège des sciences de Kagara ont retrouvé la liberté et sont reçus par le gouvernement local", a annoncé sur twitter Abubakar Sani Bello, le gouverneur de l'Etat nigérian du Niger, l'une des régions minées par les groupes criminels appelés "bandits".

A la mi-février, des hommes armés avaient attaqué ce pensionnat public d'enseignement secondaire de Kagara, tuant un étudiant et emmenant avec eux 27 élèves, trois professeurs et 12 membres de familles du personnel.

Les "bandits", comme les désignent les autorités, terrorisent les populations locales, mènent des kidnappings de masse contre rançon, enlevant désormais des enfants dans des écoles, pillent les villages et volent le bétail.

Faut-il négocier avec des ravisseurs? Débat au Nigeria
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Vendredi, 317 jeunes filles scolarisées dans l'Etat de Zamfara, plus au nord, ont été également enlevées dans leurs dortoirs. Une opération de sauvetage est en cours, composée de forces de sécurité, mais aussi de villageois en colère.

Le président Muhammadu Buhari, très fortement décrié face à la situation sécuritaire catastrophique dans le nord du Nigeria, a assuré vendredi soir qu'il ne "cèderait pas au chantage" des bandits.

A chaque nouveau kidnapping de masse, les autorités, fédérales ou locales, affirment ne payer aucune rançon aux ravisseurs pour la libération des otages, ce qui est peu probable au regard des experts en sécurité qui craignent que ce mode de kidnappings se multiplient dans la région.

Ces bandes criminelles sont motivées par l'appât du gain, mais certaines ont tissé des liens forts avec les groupes jihadistes présents dans le nord-est.

Ces violences criminelles ont fait plus de 8.000 morts depuis 2011, et forcé plus de 200.000 personnes à fuir leur domicile, selon un rapport du groupe de réflexion International Crisis Group (ICG) publié en mai 2020.

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Indignation à Chicago après la publication d'une vidéo où la police abat un garçon de 13 ans

Cette image extraite de la vidéo capturée par une caméra corporelle d'un policier de Chicago montre le moment précédant le tir qui a causé la mort d'Adam Toledo, 13 ans, le 29 mars 2021, à Chicago.

Une vidéo capturée par la caméra corporelle d'un policier publiée jeudi montre un agent de la police de Chicago ouvrir le feu sur un garçon de 13 ans.

Le garçon, Adam Toledo, semble avoir les mains en l'air une fraction de seconde avant que le policier Eric Stillman tire sur lui dans la nuit du 29 mars. Il meurt sur le champ.

L'intervention de la police faisait suite à des rapports faisant état de coups de feu dans le secteur.

Pour sa part, la police affirme que l'adolescent avait une arme de poing sur lui avant la fusillade. Et la vidéo de l'agent Stillman le montre en train d'éclairer une arme sur le sol près du corps du garçon.

La publication des images et d'autres éléments de l'enquête intervient à un moment délicat, avec le procès en cours à Minneapolis de l'ancien policier Derek Chauvin accusé d'avoir tué George Floyd.

Dans le même temps, des manifestations ont lieu dans la banlieue de Minneapolis, où Daunte Wright, un jeune Noir de 20 ans, a été tué par balle par une policière qui dit avoir confondu son pistolet et son Taser, une arme qui émet un choc électrique paralysant.

La mairesse de Chicago, Lori Lightfoot, a lancé un appel au calme jeudi soir.

"Nous vivons dans une ville traumatisée par une longue histoire de violence et de mauvaise conduite de la police", a déclaré Lori Lightfoot.

"Il est certainement compréhensible que tant de nos résidents ressentent cette vague trop familière d'indignation et de douleur. Il est encore plus clair que la confiance entre notre communauté et les forces de l'ordre est loin d'être guérie et reste gravement brisée", a-t-elle ajouté.

Dix-neuf secondes se sont écoulées entre le moment où l'agent Stillman est sorti de sa voiture de police et quand il a tiré sur le garçon.

Double meurtre des experts de l'ONU au Kasaï: un témoin parle de "préméditation"

Un combattant de la Force de résistance patriotique de l'Ituri (FRPI) debout à côté d’un véhicule de la Monusco, près de Tchei, Ituri, 28 juillet 2006.

Une journaliste française a été entendue jeudi comme témoin au procès des auteurs présumés du meurtre dans le sud-est de la République démocratique du Congo de deux experts des Nations unies, en mars 2017, en marge du conflit dans la région du Kasaï.

Correspondante en RDC pour Radio France internationale (RFI), Sonia Rolley a évoqué la thèse de la "préméditation" et de la complicité des agents des forces de sécurité lors de son audition devant la justice militaire à Kananga, chef-lieu d'une des provinces du Kasaï.

Une trentaine de personnes sont accusées du meurtre des deux jeunes experts des Nations unies, l'Américain Michael Sharp et la Suédoise d'origine chilienne Zaida Catalan, le 12 mars 2017.

Selon la version officielle des autorités de l'époque, ils ont été tués par des miliciens de la secte Kamuina Nsapu, alors en guerre contre l'armée régulière. Le conflit a fait 3.400 morts et des dizaines de milliers de déplacés entre septembre 2016 et mi-2017.

Sonia Rolley a indiqué avoir rencontré les deux experts par deux fois à Kananga en 2017 au plus fort de l'insurrection des miliciens du chef coutumier Kamuina Nsapu, tué par les forces de sécurité en août 2016.

"Ils m'ont expliqué qu'ils étaient au Kasaï avec le mandat du Conseil de sécurité de l'ONU afin d'enquêter sur la situation des enfants dans les groupes armés, l'approvisionnement en armes de la milice, leurs soutiens au niveau de l'échiquier politique et administratif tant provincial que national et enfin les fosses communes", a déclaré la journaliste.

"Je pense qu'il y a eu préméditation" dans le meurtre des deux experts, a-t-elle ajouté, reprenant des éléments d'une de ses enquêtes de décembre 2017 sur la duplicité des autorités.

"L'interprète des experts disposait d'une carte de l'Agence nationale des renseignements", a-t-elle indiqué.

Procès Bouaké: la perpétuité requise contre les trois accusés

Alassane Ouattara et Emmanuel Macron aux cotés de leurs épouses, lors de l’hommage rendu aux victimes du bombardement du lycée Descartes en 2004, Bouaké, le 22 décembre 2019. (VOA/Siriki Barro)

La réclusion à perpétuité a été requise jeudi à Paris à l'encontre des trois accusés, ivoiriens et bélarusse, jugés en absence pour avoir perpétré en 2004 le bombardement qui avait tué neuf soldats français à Bouaké (Côte d'Ivoire).

Introuvables depuis des années, Yury Sushkin, un mercenaire bélarusse, et Patrice Ouei et Ange Gnanduillet, deux officiers de l'armée de l'air ivoirienne, sont poursuivis devant la cour d'assises de Paris pour assassinat.

Le verdict est attendu dans l'après-midi.

"Cette peine" de perpétuité, "je l'aurais requise dans les mêmes conditions si ces personnes étaient ici, si elles s’étaient défendues, parce que ce qui justifie cette peine, c’est la violence inouïe des faits", a déclaré l'avocat général, Jean-Christophe Müller.

Le 6 novembre 2004, deux chasseurs déployés par l'aviation du président ivoirien Laurent Gbagbo pour attaquer les rebelles installés dans la moitié nord du pays avaient bombardé par surprise un camp de la force de paix française, chargée de faire tampon entre les deux camps.

Avec neuf soldats français et un civil américain tué, ainsi qu'une quarantaine de blessés, c'est à l'époque l'attaque la plus meurtrière pour l'armée française en opération depuis l'attentat du Drakkar au Liban en 1983.

Le bombardement "est caractérisé par une volonté préalable d’aller bombarder le camp français", a dit M. Müller. "Des éléments montrent à l’évidence que la frappe est volontaire et dirigée contre le camp français", et "décoller avec deux avions de guerre armés de roquettes me semble l’expression chimiquement pure de la préméditation", a ajouté l'avocat général.

En représailles, Paris avait détruit le jour même l'ensemble de l'aviation militaire ivoirienne, ruinant son offensive en cours, et déclenchant une crise diplomatico-militaire inédite entre la France et son ancienne colonie. Dans les jours qui avaient suivi, de violentes manifestations anti-françaises avaient secoué le sud du pays. Du jour au lendemain, des milliers d'expatriés avaient regagné la France en catastrophe, encadrés par les troupes tricolores.

Si la crise s'est apaisée au bout de quelques semaines, elle est restée longtemps un contentieux entre la France et la Côte d'Ivoire, qui comme le Bélarus, n'a pas répondu aux demandes de mandats d'arrêt lancés par Paris.

Le dossier a été marqué par certains errements et réticences du gouvernement français dans l'enquête. Ils ont semé le doute chez les familles de victimes, qui se demandent toujours seize ans après, qui exactement a donné l'ordre de tirer sur les Français, et pourquoi.

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