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Côte d'Ivoire

Quatrième semaine de grève des enseignants du public

Cantine scolaire à N'zikro, Aboisso, en Côte d'Ivoire le 27 octobre 2015.

La grève des enseignants des écoles primaires, secondaires et des professeurs de l'université Félix Houphouët Boigny d'Abidjan, la principale de Côte d'Ivoire, est rentrée dans sa quatrième semaine, paralysant tout le système éducatif du pays.

"C'est une situation déplorable, du préscolaire au supérieure, même si ce n'est pas une action concertée" a déclaré à l'AFP Théodore Gnagna Zadi, président de la plateforme qui regroupe une cinquantaine de syndicats de fonctionnaires.

Le mouvement dans le primaire exige "la suppression des cours du mercredi". Le secondaire réclame une hausse des indemnités de logement, appuyé par leurs collègues du primaire.

Dans, le supérieur, la CNEC (Coordination nationale des enseignants-chercheurs et chercheurs de Côte d'Ivoire a annoncé "un an de grève" à l'université d'Abidjan, après des sanctions disciplinaires infligées à deux professeurs, suspendus de toutes activité académique pour une période d'un an, pour des "violences" perpétrées à la présidence de l'université.

La CNEC exige la "révocation du professeur Abou Karamoko", président de l'Université "comme condition impérative à toute reprise des activités académiques".

Le Pr Karamoko qui a affirmé que "toute tentative de perturbation des activités académiques sera puni de façon exemplaire", refuse toutefois "d'engager un bras de fer" avec les syndicats, les appelant au "respect des institutions de l'université".

"Nous demandons au gouvernement d'ouvrir des négociations pour que des solutions soient trouvées pour sauver l'école ivoirienne" a souligné M. Zadi, se disant prêt à jouer un rôle de "médiateur".

A Bouaké, deuxième ville du pays, les jeunes sont en congé forcé depuis des semaines. Ils ont manifesté la semaine dernière leur mécontentement face à cette situation.

Les grèves dans le secteur public sont récurrentes en Côte d'Ivoire depuis deux ans, malgré la signature d'un protocole d'accord entre le ministère de la Fonction publique et certains syndicats en août 2017.

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Trois Casques bleus ivoiriens tués dans la région de Tombouctou

Trois Casques bleus ivoiriens tués dans la région de Tombouctou
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Trois Casques bleus ivoiriens tués dans une attaque au Mali

Des militaires inspectent les lieux d'une attaque à Sokoura, au Mali.

Trois Casques bleus ivoiriens de la Mission de l'Onu au Mali (Minusma) ont été tués mercredi dans dans une attaque jihadiste contre leur convoi, a indiqué un responsable de la Minusma sous le couvert de l'anonymat.

L'information a été confirmée par un responsable des services de sécurité maliens.

Le porte-parole de l'Onu, Stéphane Dujarric, avait auparavant fait état à New York d'un mort et de sept blessés dans la même attaque contre leur convoi dans la région de Tombouctou (Nord-Ouest).

Fin novembre, des camps des forces étrangères et maliennes ont été attaqués à l'arme lourde dans trois localités du nord du Mali, sans faire de victimes.

Il s'agisssait des positions militaires à Ménaka, Gao et Kidal.

Des obus et des roquettes ont causé des dégâts matériels, notamment dans le camp de la Minusma à Kidal.

Première apparition publique depuis deux mois d'un opposant ivoirien poursuivi

Albert Mabri Toikeusse, nouveau ministre ivoirien de la Planification et du Développement, arrive à une réunion du Cabinet, à Abidjan, le 6 décembre 2010.

L'ancien ministre Albert Mabri Toikeusse, une des figures de l'opposition en Côte d'Ivoire, poursuivi par la justice avec d'autres opposants pour "complot contre l'autorité de l'Etat", est réapparu en public dimanche après avoir disparu pendant deux mois.

"Nous aurons à continuer dans l'union, dans la cohésion, tout ce qui peut apporter à la Côte d'Ivoire la paix", a déclaré M. Mabri Toikeusse à la sortie d'une visite à l'ex-président Henri Konan Bédié, leader du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI, principal mouvement d'opposition) et de l'opposition.

Le sort de M. Mabri Toikeusse, ancien ministre qui a rejoint l'opposition avant la présidentielle d'octobre et chef d'un petit parti, l'Union pour la démocratie et la paix en Côte d'Ivoire, était depuis novembre mystérieux. Certains le disaient en fuite au Ghana voisin.

Il fait partie des principaux dirigeants de l'opposition qui font l'objet depuis le 6 novembre d'enquêtes pour "complot contre l'autorité de l'Etat", "mouvement insurrectionnel", "assassinat" et "actes de terrorisme", après avoir appelé à la "désobéissance civile" avant l'élection, puis soutenu la création d'un Conseil national de transition censé remplacé le pouvoir du président Alassane Ouattara, après le scrutin qu'ils ont boycotté.

Le procureur d'Abidjan Richard Adou avait annoncé après l'ouverture de ces enquêtes que Pascal Affi N'Guessan, porte-parole de l'opposition, et Albert Mabri Toikeusse étaient "en fuite et activement recherchés".

Le premier avait été arrêté le 9 novembre. Fin décembre, il avait été libéré sous contrôle judiciaire.

Maurice Kakou Guikahué, le numéro deux du PDCI, lui aussi poursuivi, avait pour sa part été évacué le 20 décembre en France pour des soins médicaux urgents, aux frais de la présidence, après un mois et demi de détention.

La situation était très tendue après la réélection du président Alassane Ouattara fin octobre à un troisième mandat controversé, jugé inconstitutionnel par l'opposition.

Signe d'une lente décrispation, l'opposition ivoirienne, qui ne reconnaît toujours pas l'élection présidentielle, a annoncé jeudi qu'elle irait en rangs serrés aux prochaines législatives du 6 mars avec pour objectif de décrocher "la majorité au Parlement".

Fin décembre déjà, le Front populaire ivoirien (FPI) de l'ancien président Laurent Gbagbo, qui boycottait tous les scrutins depuis 10 ans, avait annoncé son retour dans l'arène électorale.

Une rencontre entre MM. Ouattara et Bédié, puis l'annonce du retour prochain de Laurent Gbagbo, actuellement en liberté conditionnelle en Belgique dans le cadre de son procès à la Cour pénale internationale, avaient contribué à apaiser la situation.

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