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Grogne de l'administration pénitentiaire en Côte d'Ivoire


La prison Maca d'Abidjan, le 16 août 2011.

Les syndicats de l'administration pénitentiaire ivoirienne ont fait part de leur "ras-le-bol" et dénoncé la surpopulation carcérale et le manque de moyens, demandant des "états généraux du secteur".

"C'est un mouvement de grogne (...) c'est le ras-le-bol", a dit lors d'une conférence de presse à la Maison d'arrêt et de correction d'Abidjan (Maca) un gardien, Konan Koffi. Il a souligné que le préavis de grève déposé en juin 2018 avait été "suspendu" mais restait valable.

"Au regard des injustices subies par le personnel pénitentiaire (...), nous en appelons à l'arbitrage du président de la République pour sortir le service public pénitentiaire de sa léthargie (...) voire organiser des états généraux de l’administration pénitentiaire", a déclaré Stéphane Kouadio Gboko, un autre agent syndicaliste.

Les syndicats dénoncent la surpopulation carcérale avec 18.900 détenus pour une capacité officielle de 7.000 places, soulignant que la Maca accueille 7.180 prisonniers pour une capacité de 1.200 à 1.500 places.

"La surcharge est un risque pour notre sécurité mais ce sont aussi des conditions de détention inhumaines", a estimé M. Kouadio. Celui-ci rappelle que la plupart des 34 prisons du pays sont "vétustes", ne disposent pas de caméras de surveillance ou ont des véhicules de transports des prisonniers qui tombent en panne.

Le collectif des syndicats demande un "statut spécial" des 3.500 agents pénitentiaires qui sont actuellement "de simples fonctionnaires". Parmi les revendications de meilleures primes de logement car beaucoup de gardiens ont "reçu des avis d’expulsion en raison d'arriérés de loyers", les prix des maison ayant augmenté mais pas les primes de logement.

Un surveillant de base touche environ 210.000 francs CFA par mois (320 euros), dont 120.000 de salaire de base (180 euros) plus des primes de risques et de logement.

Avec AFP

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