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Côte d'Ivoire

Grève dans les hôpitaux publics en Côte d'Ivoire

Le personnel médical assiste à l'inauguration de l'hôpital Mère-Enfant, le 16 mars 2018.

Les agents des hôpitaux et centres de santé publics de Côte d'Ivoire ont entamé lundi une grève de cinq jours pour réclamer de meilleurs salaires, a-t-on appris auprès de leurs syndicats.

Les deux-tiers du personnel de santé (infirmiers, aides-soignants, sages-femmes, techniciens et agents administratifs) était en grève, et neuf centres de santé publics sur 10 étaient touchés, selon Sylla Vazoumana, responsable de la communication de Coordi-santé, qui fédère plusieurs syndicats.

Les principaux Centres hospitaliers universitaires d'Abidjan et des grandes villes du pays étaient touchés par la grève, selon M. Vazoumana. Un service minimum était cependant assuré pour les blocs opératoires et les salles d'accouchement.

En revanche, les médecins n'ont pas appelé à la grève et étaient à leurs postes lundi, selon Guillaume Esso Akpesse, secrétaire général du premier syndicat de la profession.

Le ministère de la Fonction publique n'était pas en mesure de donner ses propres chiffres dans l'immédiat.

Les agents de santé réclament des augmentations de salaires et des primes, ainsi que l'amélioration de leur statut. Les représentants des grévistes devaient se rendre lundi après-midi au ministère de la Fonction publique pour une séance de négociation.

La Côte d'Ivoire connaît depuis deux ans des grèves fréquentes dans la fonction publique, principalement pour obtenir des augmentations salariales et de meilleures conditions de travail.

Avec AFP

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Arrestation d'un responsable de la société civile

Membre de la CEI à Abidjan le 30 octobre 2016.

Un responsable de la société civile en Côte d'Ivoire, Samba David, qui avait appelé à une manifestation devant la Commission électorale indépendante (CEI), chargée de la présidentielle de 2020 ayant fait l'objet d'une réforme controversée, a été arrêté mardi à Abidjan, a annoncé son entourage.

Samba David, responsable de la Coalition nationale pour le changement (CNC), qui s'oppose au président Allassane Ouattara, "a été invité pour une séance de travail avec les responsables de la CEI, après avoir reporté sa manifestation", a expliqué à l'AFP Pulcherie Gbalet, militante de la société civile et proche de M. David.

"+On vient de nous arrêter+! C'est le message (SMS) que nous a envoyé un membre de la délégation de cinq personnes que conduisait M. David à la CEI, avant qu'on ne confisque leurs portables", a ajouté Mme Gbalé.

Samba David avait été condamné en 2015, à six mois de prison ferme pour avoir appelé à des marches de protestation contre la candidature de M. Ouattara à la présidentielle. Il avait été libéré au bout de trois ans d'emprisonnement.

Vendredi, le Parlement ivoirien a voté en commission la loi sur la recomposition de la CEI, dernière étape avant son adoption en plénière qui ne fait presque aucun doute le pouvoir ayant la majorité absolue.

La nouvelle CEI doit comprendre 15 membres, contre 17 auparavant: un représentant du président de la République, un du ministre de l'Intérieur, six de la société civile, six des partis politiques - équitablement répartis entre le pouvoir et l'opposition - et un représentant du Conseil supérieur de la magistrature.

L'opposition estime que la nomination des membres de la société civile par l'administration ne présente pas de garanties d'indépendance et estime que la commission sera "inféodée" au pouvoir.

La Cour africaine des droits de l'homme avait rendu en 2016 un arrêt enjoignant au gouvernement ivoirien de réformer la commission.

La crédibilité de la CEI est jugée cruciale en vue de la présidentielle de 2020 qui s'annonce tendue, dix ans après la crise post-électorale ivoirienne. Celle-ci avait fait plus de 3.000 morts après le refus du président Laurent Gbagbo d'admettre sa défaite face à l'actuel chef de l'Etat, M. Ouattara.

La loi sur la nouvelle CEI adoptée en Côte d'Ivoire

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Le Parlement ivoirien adopte la loi sur la commission électorale

Des membres de la CEI à Abidjan le 20 octobre 2016.

Le parlement ivoirien a adopté la loi sur la recomposition de la Commission électorale indépendante (CEI), chargée de la présidentielle de 2020, malgré le rejet du texte par l'opposition.

Le projet de loi établissant la nouvelle CEI a été adopté à la majorité par 24 députés contre 16 sur les 42 membres de la Commission des affaires générales et institutionnelle de l'Assemblée nationale ivoirienne, en attendant le vote en plénière.

La nouvelle CEI doit comprendre 15 membres, contre 17 auparavant: un représentant du président de la République, un du ministre de l'Intérieur, six de la société civile, six des partis politiques - équitablement répartis entre le pouvoir et l'opposition - et un représentant du Conseil supérieur de la magistrature.

La Cour africaine des droits de l'homme avait rendu en 2016 un arrêt enjoignant au gouvernement ivoirien de réformer la commission.

Le ministre ivoirien de l'Intérieur et de la Sécurité, Sidiki Diakité, a présenté un texte qui "apporte un meilleur équilibre dans la composition des organes de la commission centrale, du bureau et des commissions locales", selon lui.

"La neutralité, l'indépendance et l'impartialité de la Commission centrale de la CEI passent par des membres issus de la société civile choisis après appel à candidature", a estimé Marius Konan, député du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (parti de l'ancien président Henri Konan Bédié, principal parti d'opposition). Il estime notamment que la nomination des membres de la société civile par l'administration ne présente pas les garanties d'impartialité.

Le PDCI fait partie des trois groupes parlementaires de l'opposition ivoirienne.

Le Parlement ivoirien compte 255 députés, dont 166 sont issus du parti au pouvoir, le Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP).

La crédibilité de la CEI est jugée cruciale en vue de la présidentielle de 2020 qui s'annonce tendue, dix ans après la crise post-électorale ivoirienne. Celle-ci avait fait plus de 3.000 morts après le refus du président Laurent Gbagbo d'admettre sa défaite face à l'actuel chef de l'Etat, Alassane Ouattara.

Abobo a son hopital de référence

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Le journal de la CAN-2019 du 11 juillet avec Yacouba Ouédraogo

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