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Reprise du travail dans le plus grand hôpital de Bouaké en Côte d'Ivoire

  • VOA Afrique

Une malade semble abandonnée à la cour du centre pour maladie mentale de l’hôpital de Bouaké, Côte d’Ivoire, 12 octobre 2002.

Les agents de santé - médecins, infirmiers, sages-femmes - du plus important hôpital de Bouaké, la deuxième ville de Côte d'Ivoire, ont repris le travail mercredi, après deux jours de grève.

"La reprise est totale ce matin. Tout est calme, tout le monde est à son poste", a affirmé le docteur Allah Bruno.

Dans les différents services que l'AFP a pu visiter au centre hospitalier universitaire, le travail avait effectivement repris, et les malades et blessés recevaient des soins.

"J'ai pu bénéficier de soins ce matin. Et cela a été pareil pour d'autres malades", a témoigné un malade, Bamba Mamadou.

Les agents s'étaient mis en grève pour réclamer le paiement de deux années d'arriérés de leur "prime de gratuité". Cette prime a été mise en place pour compenser l'augmentation de leur charge de travail générée par la gratuité des soins pour les plus démunis instaurée par le président ivoirien Alassane Ouattara.

Les agents réclament les arriérés de paiement de cette prime pour les années 2012 et 2016 (la prime ayant été régulièrement payée entre 2013 et 2015).

Selon le docteur Bruno, la direction de l'hôpital a assuré que ces arriérés devraient être payés d'ici au 15 octobre au plus tard.

"Si à cette date nous n'avons toujours rien reçu, alors nous convoquerons une assemblée générale pour définir la conduite à tenir", a-t-il prévenu.

En août, les agents de sécurité et de nettoyage de l'hôpital avaient fait grève pour réclamer plusieurs mois de salaires impayés.

La Côte d'Ivoire fait face à une large grogne sociale depuis plusieurs mois. Les fonctionnaires ont mené plusieurs mouvements de grèves pour demander des augmentations de salaires et le paiement d'arriérés.

Avec AFP

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