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Quatre soldats ougandais tués dans une attaque des shebab en Somalie


Un membre des services de sécurité somaliens patrouille sur les lieux d'un attentat suicide à la voiture piégée à Mogadiscio, le 30 août 2016.

Des combattants shebab ont attaqué dimanche une base militaire de l'Union africaine (UA) à l'extérieur de Mogadiscio, où quatre soldats ougandais ont été tués, a annoncé l'armée ougandaise.

Une lourde explosion a été entendue dans le district de Bulomarer, à 150 kilomètres au sud de Mogadiscio, et des combats ont eu lieu entre plusieurs dizaines de shebab, mouvement lié à Al-Qaïda, et les militaires de l'UA, selon des sources locales.

"La puissante explosion a frappé la base avant les combats mais nous n'avons pas de précisions. Nous avons entendu dire que les combattants ont utilisé un minibus chargé d'explosifs pour entrer (dans la base) avant le début des affrontements dans le camp," a déclaré un responsable de la sécurité locale, Ibrahim Abdilahi.

"Il y a eu d'intenses combats et nous avons pu voir de la fumée au-dessus de la base militaire", a déclaré un témoin, Mohamed Sharif.

Le porte-parole de l'armée ougandaise, le général Richard Karemire, a précisé que son armée avait "perdu quatre vaillants soldats et que six avaient été blessés"

Il a ajouté que 30 shebab avaient été tués. Pour leur part, les islamistes ont affirmé dans un communiqué que 59 soldats ougandais avaient été tués.

>> Lire aussi : Au moins quatre morts dans l'explosion d'une voiture piégée en Somalie

Les islamistes shebab, affiliés aux jihadistes d'Al-Qaïda, tentent depuis 2007 de renverser le fragile gouvernement central somalien, soutenu par la communauté internationale et par les plus de 20.000 hommes de la force de l'Union africaine (Amisom).

Chassés de Mogadiscio en août 2011, les shebab ont ensuite perdu l'essentiel de leurs bastions. Mais ils contrôlent toujours de vastes zones rurales d'où ils mènent des opérations de guérilla et des attentats-suicides, jusque dans la capitale et contre des bases militaires, somaliennes et étrangères.

Réunis début mars à Kampala, les dirigeants est-africains avaient appelé l'ONU à revenir sur son projet de retirer les troupes de l'Amisom de Somalie d'ici à 2020. Selon eux, ce retrait exposerait les troupes somaliennes et permettrait aux shebab de regagner du terrain.

Avec AFP

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