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Le verdict du procès de 29 djihadistes présumés fixé au 19 juillet au Sénégal


La mosquée utilisée par l'imam Alioune Badara Ndao, coordinateur présumé d'un groupe djihadiste, à Kaolack, Sénégal, le 20 novembre 2015.
La mosquée utilisée par l'imam Alioune Badara Ndao, coordinateur présumé d'un groupe djihadiste, à Kaolack, Sénégal, le 20 novembre 2015.

Un tribunal correctionnel de Dakar a mis jeudi en délibéré au 19 juillet son jugement au procès de 29 jihadistes présumés poursuivis pour des faits de"terrorisme".

"Le jugement sera prononcé le 19 juillet 2018 à 09H00" (locales et GMT), a déclaré, à la fin de l'audience, Samba Kâne, président de la Chambre criminelle spéciale du tribunal de Dakar.

Ce procès, placé sous haute sécurité et qui avait démarré le 9 avril, après une série de renvois depuis décembre, est le plus important à se tenir au Sénégal par le nombre de prévenus dans une affaire de ce type.

La défense a clôturé ses plaidoiries jeudi. Elle a demandé l'acquittement des 29 prévenus, dont trois femmes, poursuivis pour "actes de terrorisme par menaces d'attentat", "association de malfaiteurs, financement du terrorisme, blanchiment de capitaux", "apologie du terrorisme" et "détention d'armes sans autorisation".

Après les plaidoiries des avocats jeudi, les prévenus qui se sont exprimés ont tous rejeté les accusations à leur encontre.

>> Lire aussi : Perpétuité requise contre 11 prévenus lors du procès de jihadistes au Sénégal

"Je n'ai jamais commis les faits pour lesquels je suis poursuivi", a ainsi réaffirmé Makhtar Diokhané, décrit par le parquet comme "l'idéologue" du groupe.

Quant à Alioune Ndao, un imam de Kaolack (centre) célèbre au Sénégal et accusé d'être le "coordonnateur" du groupe, il a assuré n'avoir pas commis d'actes répréhensibles et qu'"il n'y a de juge suprême que Dieu".

Le représentant du parquet avait le 14 mai requis la peine maximale, les travaux forcés à perpétuité pour Makhtar Diokhané et 30 ans de travaux forcés contre l'imam Ndao.

Il avait également demandé l'acquittement de huit prévenus et réclamé des peines de "cinq à 10 ans" de prison et de 15 et 20 ans de travaux forcés contre les autres accusés.

>> Lire aussi : Le procès de jihadistes présumés renvoyé au 9 avril au Sénégal

Il est reproché aux prévenus, dont certains ont séjourné dans des zones contrôlées par le groupe islamiste nigérian Boko Haram, d'avoir voulu installer des bases djihadistes dans le sud du Sénégal et d'avoir envisagé d'étendre ensuite leur projet à des pays voisins tels que la Gambie, la Guinée et la Guinée-Bissau.

Pays réputé pour sa tolérance religieuse, le Sénégal compte plus de 90% de musulmans, adhérant pour la plupart à l'islam soufi, représenté par différentes confréries. Il a jusqu'ici été épargné par les attentats qui touchent d'autres pays de la région, comme le Mali ou le Burkina Faso.

Avec AFP

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