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Nouveau renvoi du procès de 31 jihadistes présumés au Sénégal


Le procès d'une trentaine de jihadistes présumés renvoyé au 14 février au Sénégal (vidéo)
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Le procès d'une trentaine de jihadistes présumés poursuivis devant un tribunal de Dakar pour "actes de terrorisme et financement du terrorisme" a été une nouvelle fois renvoyé au 14 mars.

Parmi les 31 prévenus de nationalité sénégalaise, dont trois femmes, arrêtés à des dates différentes, figure un imam célèbre au Sénégal, Alioune Ndao. Originaire de Kaolack (centre), il est en détention depuis plus de deux ans selon sa famille et la presse locale.

Les prévenus sont notamment poursuivis pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste", "blanchiment de capitaux en bandes organisées", "actes de terrorisme" ou encore "financement du terrorisme", selon une source judiciaire.

>> Lire aussi : Le procès d'une trentaine de jihadistes présumés renvoyé au 14 février au Sénégal

L'un des jeunes prévenus est soupçonné de s'être rendu en Syrie, un autre, qui étudiait au Canada, a été dénoncé par sa mère parce qu'il priait de manière inhabituelle, tandis que des liens supposés avec des jihadistes étrangers ont été découverts sur des téléphones portables d'autres accusés.

"Eu égard aux changements intervenus dans la composition de la chambre, le tribunal décide de renvoyer l'affaire" au 14 mars, a déclaré Samba Kâne, président de la chambre criminelle spéciale du Tribunal de grande instance de Dakar.

Il s'agit du premier procès collectif de jihadistes présumés au Sénégal, un pays qui, contrairement à plusieurs de ses voisins, n'a jusqu'ici pas connu d'attentats. Il avait déjà été renvoyé à son ouverture, le 27 décembre.

Des centaines de personnes, dont de nombreuses femmes habillées en blanc en "signe de paix et d'innocence des prévenus", selon un de leurs proches, avaient pris place dans la grande salle du Palais de justice de Dakar, sous haute surveillance par la gendarmerie.

"Nous remercions tout le monde d'être venu. Que Dieu vous rétribue. La vérité finira par émerger. Ne vous fatiguez pas en venant au tribunal", a lancé en fin d'audience, depuis le box des accusés, le principal prévenu, l'imam Alioune Ndao, soupçonné de liens avec des jihadistes étrangers.

"Nous ferons tout pour vous assister jusqu'à notre dernier souffle", lui a répondu un homme dans le public, alors que des femmes en pleurs lançaient des "Allah Akbar" (Dieu est le plus grand, en arabe).

>> Lire aussi : Un imam sénégalais condamné en appel à deux ans de prison ferme pour "apologie du terrorisme"

Le Sénégal a renforcé la sécurité devant les hôtels et de nombreux bâtiments publics après les attentats qui ont frappé d'autres pays d'Afrique de l'Ouest ces dernières années, dont le Burkina Faso et la Côte d'Ivoire et alors que le Mali voisin est le théâtre d'attaques jihadistes quasi quotidiennes.

Pays réputé pour sa tolérance religieuse, le Sénégal compte plus de 90% de musulmans, qui pour la plupart adhèrent adhère à l'Islam soufi représenté par différentes confréries.

Avec AFP

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