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Procédure de destitution: Trump dénonce un "coup d'Etat"

Le président américain Donald Trump

Le président américain Donald Trump a qualifié mardi soir la procédure de destitution qui le menace de "coup d'Etat", après avoir lancé des attaques tous azimuts contre l'opposition démocrate ces derniers jours.

"J'en arrive à la conclusion que ce qui est en train de se passer n'est pas un +impeachment+, c'est un COUP D'ETAT, visant à prendre le pouvoir du peuple, son vote, ses libertés, son deuxième amendement (de la Constitution), sa religion, son armée, son mur à la frontière, et les droits qui lui ont été donnés par Dieu en tant que citoyen des Etats-Unis d'Amérique!", a-t-il tempêté.

Les démocrates ont ouvert il y a une semaine une enquête contre le milliardaire républicain en vue d'une destitution.

Si la Chambre, aux mains de l'opposition, vote la mise en accusation ("impeachment") du milliardaire, il reviendra ensuite au Sénat, à majorité républicaine, de le juger.

Les démocrates reprochent à Donald Trump d'avoir demandé à son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky, lors d'une conversation téléphonique il y a deux mois, d'enquêter sur l'ancien vice-président Joe Biden, bien placé pour porter les couleurs démocrates en 2020.

Avec AFP

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New York va examiner un projet de loi interdisant les tests de virginité

Le rappeur Clifford Harris avait révélé en novembre 2019 faire subir à sa fille un test de virginité chaque année, suscitant une vague d'indignation aux Etats-Unis.

L'Etat de New York va examiner un projet de loi interdisant les "tests de virginité", après la polémique suscitée par un rappeur qui a affirmé emmener sa fille chaque année chez le gynécologue pour vérifier qu'elle est toujours vierge.

La députée démocrate Michaelle Solages, à l'origine du projet de loi, affirme que ces tests portent atteinte aux droits des femmes et renforcent les stéréotypes sur la sexualité féminine.

"Les examens de l'hymen ne sont pas nécessaires d'un point de vue médical, et n'ont aucun fondement scientifique", a-t-elle dit. "Ils sont souvent douloureux, humiliants, dramatiques pour les jeunes filles ou les femmes, et sont vraiment une forme de violence sexuelle", a-t-elle ajouté.

Le texte, soutenu aussi bien par des démocrates que des républicains, doit être discuté par la chambre basse du Parlement de l'Etat de New York, à Albany, en janvier.

S'il est approuvé, les médecins qui pratiquent ces tests pourraient perdre le droit d'exercer, a indiqué la députée. Et si le test est effectué par une personne qui n'est pas un professionnel de santé, il sera considéré comme une agression sexuelle.

Plusieurs agences de l'ONU dont l'Organisation Mondiale de la Santé ont appelé à abolir les tests de virginité, encore fréquemment utilisés dans une vingtaine de pays.

L'hymen peut être rompu sans relation sexuelle, notamment lors de l'utilisation d'un tampon hygiénique ou d'activités comme l'équitation ou le vélo, ou durant un examen médical. Certaines femmes naissent sans hymen.

Le rappeur d'Atlanta Clifford Harris, surnommé T.I. et vainqueur de trois Grammys, avait révélé le mois dernier dans un podcast emmener chaque année sa fille, aujourd'hui âgée de 18 ans, chez un gynécologue pour subir cet examen, suscitant une vague d'indignation aux Etats-Unis.

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Possible vote cette semaine sur la mise en accusation de Trump

Le président Donald Trump, e jeudi 5 décembre 2019 (AP Photo / Andrew Harnik).

Les élus démocrates à la Chambre des représentants pourraient se prononcer cette semaine sur la mise en accusation de Donald Trump, soupçonné d'avoir fait pression sur l'Ukraine pour servir ses intérêts politiques en vue de l'élection présidentielle américaine de novembre 2020.

La commission des Affaires judiciaires de la Chambre, a dit son président, ne se prononcera pas sur les suites à donner à la procédure de destitution ("impeachment") avant une audience prévue lundi pour étudier les preuves réunies par la commission du Renseignement de la Chambre durant son enquête.

"Il y a des ébauches possibles (d'actes d'accusation) rédigées par différentes personnes", a déclaré le démocrate Jerrold Nadler dimanche lors de l'émission "State of the Union" sur la chaîne CNN.

Interrogé sur l'éventualité qu'un vote sur la mise en accusation de Donald Trump soit organisé cette semaine, il a répondu: "C'est possible".

Les démocrates, majoritaires à la Chambre, accusent le président républicain d'avoir cherché à conditionner l'octroi d'une aide militaire à l'Ukraine et une visite à la Maison blanche du président ukrainien, Volodimir Zelenski, à l'ouverture d'une enquête sur les activités en Ukraine du fils de Joe Biden et sur Joe Biden lui-même, potentiel adversaire démocrate de Donald Trump pour le scrutin de l'an prochain.

Le chef de la Maison blanche rejette les accusations à son encontre et accuse en retour les démocrates ne pas avoir digéré le résultat de l'élection présidentielle de 2016. Les démocrates, qui reprochent aussi à Donald Trump d'avoir entravé leur enquête en bloquant la transmission de documents et les témoignages de ses principaux conseillers, affirment disposer de preuves "accablantes".

"Si l'affaire venait à être présentée à un jury, un verdict de culpabilité serait rendu en trois minutes", a estimé Jerrold Nadler.

Si la Chambre des représentants venait à voter la mise en accusation du président républicain - la majorité simple suffit pour cela -, un procès se déroulerait alors au Sénat.

Pour que la procédure aboutisse à la destitution de Donald Trump, il faudrait qu'une majorité qualifiée des deux tiers se prononce pour cette option au Sénat, où les républicains sont majoritaires, ce qui paraît peu probable.

L'enquête a été ouverte en septembre dernier après qu'un membre des services du renseignement a lancé l'alerte sur une conversation téléphonique le 25 juillet dernier entre Trump et Zelenski, accusant le président américain d'avoir fait pression sur Kiev pour l'ouverture d'une enquête à des fins personnelles.

Avec Reuters

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