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États-Unis

Procès en destitution de Trump: la chef des démocrates fait durer l'attente

La présidente de la Chambre, Nancy Pelosi, lors d'une conférence de presse au Capitole américain, le 19 décembre 2019.

La chef des démocrates au Congrès américain, Nancy Pelosi, a affirmé jeudi qu'elle n'enverrait au Sénat l'acte d'accusation de Donald Trump, essentiel pour l'ouverture de son procès en destitution, que lorsqu'elle serait "prête", probablement "bientôt".

"C'est la plus grande mascarade menée contre le gouvernement des Etats-Unis", a réagi depuis la Maison Blanche Donald Trump, qui clame son innocence depuis les débuts de l'affaire ukrainienne.

Républicains et démocrates sont engagés dans un bras de fer depuis la mise en accusation, votée fin décembre par la majorité démocrate de la Chambre des représentants, du président américain pour "abus de pouvoir" et "entrave à la bonne marche du Congrès".

Les démocrates l'accusent d'avoir abusé de son pouvoir en demandant à l'Ukraine d'enquêter sur Joe Biden, un rival potentiel à la présidentielle de novembre.

Un procès en destitution doit désormais être organisé au Sénat, où les républicains sont majoritaires. Compte tenu du grand soutien dont il dispose dans ses rangs, Donald Trump devrait être acquitté.

Mais Nancy Pelosi, présidente de la Chambre, refuse de transmettre l'acte d'accusation au Sénat tant que les républicains n'auront pas énoncé de cadre "juste" pour la tenue de ce procès, notamment en se mettant d'accord avant son ouverture sur les témoins qui seront convoqués.

Le chef de la majorité républicaine au Sénat, Mitch McConnell, l'accuse d'être "hypocrite" car elle retarde une procédure dont les démocrates ont proclamé qu'elle était urgente. Il affirme que les témoins pourront être choisis ultérieurement.

Alors que plusieurs élus démocrates commençaient jeudi à s'impatienter publiquement, Nancy Pelosi a déclaré qu'elle finirait par transmettre l'acte d'accusation:
"Je ne vais pas le retenir indéfiniment. Je l'enverrai quand je serai prête et cela sera probablement bientôt", a-t-elle lancé en conférence de presse.
Les démocrates réclament notamment d'entendre au Sénat l'ancien conseiller de Donald Trump à la sécurité nationale, John Bolton.

Lors de leur enquête à la Chambre, ils avaient renoncé à l'interroger face à la perspective d'une longue bataille juridique, car la Maison Blanche avait interdit à plusieurs conseillers du président de témoigner.

Mais John Bolton a fait savoir lundi qu'il accepterait désormais de témoigner s'il recevait une injonction formelle du Sénat.
Donald Trump l'en empêcherait-il? "Non. Mais je devrais demander aux avocats car (...) nous devons protéger les prérogatives présidentielles pour moi mais (aussi) les prochains présidents", a réagi le milliardaire jeudi.

"On ne peut pas permettre à des conseillers en sécurité nationale d'aller dire ce qu'ils veulent".

Avec AFP

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Destitution: le célèbre avocat Alan Dershowitz défendra Trump

L'avocat Alan Dershowitz

L'avocat Alan Dershowitz, célèbre constitutionnaliste, fera partie de l'équipe de défense de Donald Trump dans son procès en destitution devant le Sénat la semaine prochaine, a-t-il annoncé vendredi.

L'ex-procureur Kenneth Starr, qui s'est fait connaître mondialement dans les années 1990 pour son enquête sur la relation extra-conjugale entre Bill Clinton et Monica Lewinsky, stagiaire à la Maison Blanche, devrait également rejoindre cette équipe, selon plusieurs médias américains.

"Le professeur Dershowitz s'exprimera en défense durant le procès au Sénat pour présenter les arguments constitutionnels contre la destitution", a indiqué son cabinet.

C'est Pat Cipollone, avocat de la Maison Blanche, qui sera en première ligne.

Plutôt discret, peu habitué des plateaux de télévision, ce fils d'immigrés italiens ayant grandi dans le Bronx, fervent catholique et père de 10 enfants, a peu de choses en commun avec le tempétueux magnat de l'immobilier.

"Il est du genre solide et silencieux", soulignait il y a quelques semaines Donald Trump lors d'une cérémonie à la Maison Blanche ne tarissant pas d'éloge sur "Pat" et son "équipe extraordinaire".

Il va devoir s'adapter à un nouveau rôle, en pleine lumière, devant les sénateurs et des millions de téléspectateurs,

Il s'est jusqu'ici surtout fait remarquer par sa plume incisive: c'est lui qui a rédigé les courriers dénonçant la procédure de mise en accusation du président, à la tonalité très agressive et où l'on sentait le souffle de Donald Trump.

Après un courrier particulièrement agressif daté du 15 mai 2019, il s'était attiré les foudres de Nancy Pelosi. "Cette lettre qui a été envoyée depuis la Maison Blanche était une blague, indigne de la présidence des Etats-Unis (...) Honte à eux".

Ce procès au Sénat prend un relief particulier: la Maison Blanche avait en effet décidé de ne pas participer à l'enquête sur la mise en accusation, conduite à la Chambre des représentants, dominée par les démocrates. Le procès au Sénat, dominé par les républicains, donnera pour la première fois l'occasion aux avocats du président de présenter leurs arguments.

Une caravane de migrants honduriens progresse au Guatemala

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Début du procès en destitution de Donald Trump

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Attentats de Ouagadougou et Grand-Bassam: Washington inculpe un cerveau présumé

Attentats de Ouagadougou et Grand-Bassam: Washington inculpe un cerveau présumé
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Attentats de Ouagadougou et Grand-Bassam: Washington inculpe un cerveau présumé

Mimi Ould Baba est aussi accusé d'avoir participé à la préparation de l'attaque du 13 mars 2016 sur la plage de la populaire station balnéaire de Grand-Bassam, près d'Abidjan en Côte d'Ivoire.

La justice américaine a indiqué jeudi avoir inculpé un Malien, déjà détenu au Mali, pour avoir joué "un rôle central" dans deux attaques jihadistes au Burkina Faso et en Côte d'Ivoire ayant fait 49 morts dont un Américain en 2016.

Mimi Ould Baba, 32 ans, est accusé d'avoir aidé à préparer l'attaque du 15 janvier 2016 contre le café-restaurant Cappucino et l'hôtel Splendid de Ouagadougou.

L'attentat avait fait 30 morts, majoritairement des Occidentaux, dont l'Américain Michael Riddering, qui dirigeait un orphelinat et un centre d'aide pour femmes au Burkina, a rappelé le ministère américain de la Justice dans un communiqué.

L'attaque avait été revendiquée par la branche d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) et le groupe Al-Mourabitoune de l'Algérien Mokhtar Belmokhtar.

Mimi Ould Baba est aussi accusé d'avoir participé à la préparation de l'attaque du 13 mars 2016 sur la plage de la populaire station balnéaire de Grand-Bassam, près d'Abidjan en Côte d'Ivoire.

Elle avait fait 19 morts dont quatre Français.

Mimi Ould Baba avait été arrêté en janvier 2017 au Mali par les soldats français déployés dans ce pays, et accusé d'avoir été l'un des "cerveaux" de l'attaque de Grand-Bassam, revendiquée par Aqmi.

Deux mois plus tard, les autorités burkinabés l'avaient identifié également comme le "chef des opérations" de l'attaque de Ouagadougou.

"Nous soutenons pleinement l'enquête malienne et continuerons nos efforts avec les autorités là-bas en vue d'arriver à notre objectif partagé de tenir Baba pour responsable de ses crimes", a déclaré le ministère américain, sans préciser s'il demanderait l'extradition de l'accusé après la procédure malienne.

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