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Burkina-Faso

Procès du putsch : Bassolé refuse d'évoquer les écoutes téléphoniques

Le Général Djibrill Bassolé, sur le banc des accusés, à Ouagadougou, le 27 avril 2017

Le général Djibrill Bassolé, l'un des auteurs présumés du putsch manqué de septembre 2015 au Burkina Faso, a refusé lundi au procès d'évoquer les écoutes téléphoniques, pièce maîtresse du dossier d'accusation.

L'ancien ministre burkinabè des Affaires étrangères est poursuivi sur la base de l'enregistrement d'une conversation téléphonique qu'il aurait eue avec le président de l'Assemblée nationale ivoirienne, Guillaume Soro, dans laquelle celui-ci semble affirmer son soutien au putsch du 16 septembre 2015.

"Je ne souhaite pas faire le moindre commentaire", a déclaré M. Bassolé à la barre, interrogé par le parquet sur le contenu des écoutes téléphoniques, au troisième jour de sa comparution, le procès ayant été suspendu pendant deux semaines pour les fêtes.

Selon lui, les écoutes, dont la retranscription a été lue par le parquet, ont été "fabriquées, manipulées", ce sont des "enregistrements sauvages", "placés à dessein" dans le dossier pour l'accabler.

"Qu'on me dise d'où viennent ces écoutes, qui les a enregistrées et comment elles se sont retrouvées sur la place publique", a-t-il lancé au parquet.

Selon le procureur militaire Alioune Zanré, un rapport d'expertise conclut que "les analyses acoustique et linguistique n'ont produit aucun indice ni trace de trucage ou de montage". Mais il a refusé de dévoiler le procédé par lequel ces enregistrements ont été obtenus.

"Le même expert a dit que la gamme de fréquences surpasse le standard international pour GSM mobile. En clair, ce n'est pas le résultat d'une écoute classique mais un contenu obtenu autrement", a rétorqué le général Bassolé.

Accusé de "trahison, complicité d'attentat à la sûreté de l'État, meurtres, coups et blessures" au cours du putsch qui a fait 14 morts et 270 blessés, il risque la prison à perpétuité.

Au total, 84 accusés sont jugés depuis février, dont le général Gilbert Diendéré, le principal accusé et cerveau présumé du coup de force manqué, qui a comparu pendant deux semaines avant M. Bassolé.

Le 16 septembre 2015, des soldats du régiment de sécurité présidentielle (RSP) avaient tenté en vain de renverser le gouvernement de transition mis en place après la chute du président Blaise Compaoré.

Le RSP était la garde prétorienne de Blaise Compaoré, chassé le 31 octobre 2014 par une insurrection populaire après 27 ans au pouvoir.

Djibrill Bassolé était l'un des barons du régime Compaoré, dont il fut le chef de la diplomatie. Contrairement au président déchu, il n'avait pas fui le Burkina après la chute du régime.

Avec AFP

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Un garde forestier tué dans une embuscade dans l'Est

Lors du lancement de l'opération de la force française Barkhane dans la région du Gourma au Mali, une photo aérienne prise depuis un hélicoptère Chinook, montre le mont Hombori, le 28 mars 2019.

Un agent des eaux et forêts a été tué jeudi soir au cours d'une embuscade contre une patrouille dans une réserve dans l'est du Burkina Faso, en proie à des attaques djihadistes récurrentes, a annoncé le ministère de l'Environnement.

"Le 23 mai, aux environs de 17 heures, une patrouille mixte de sécurisation des aires de faune de la région de l'Est, composée des éléments des Forces armées et des Eaux et forêts est tombée dans une embuscade à la périphérie de la réserve de faune de Wamou", indique un communiqué publié vendredi.

"Cette attaque a occasionné malheureusement la mort d'un agent des Eaux et forêts en service au poste forestier de Natiaboani", localité située dans la province du Gourma, précise le communiqué.

Un hommage devait être rendu vendredi à ce "valeureux défenseur de la nature tombé sur le champ de bataille", avant l'inhumation au cimetière de Fada N'Gourma, chef-lieu de la région de l'Est.

Le Burkina Faso est confronté depuis quatre ans à des attaques de plus en plus fréquentes et meurtrières, attribuées à des groupes djihadistes, dont Ansarul Islam, le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM) et l'Etat islamique au grand Sahara (EIGS).

D'abord concentrées dans le nord du pays, ces attaques ont ensuite visé la capitale et d'autres régions, notamment l'Est. Elles ont fait depuis 2015 plus de 400 morts, selon un comptage de l'AFP.

Jusque-là, les forces de sécurité burkinabè ont échoué à enrayer la spirale de violence malgré l'annonce de nombreuses opérations, dont la dernière menée à l'est et au centre-est avait permis la réouverture de plus de 200 écoles sur plus d'un millier fermées suite aux menaces djihadistes.

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