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Burkina-Faso

Djibril Bassolé devant la justice

L’ex-ministre des affaires étrangères bu Burkina Djibrill Bassolé lors d’une visite à Bruxelles, 5 février 2013.

Au Burkina Faso, le Général de gendarmerie Djibril Bassolé a comparu mercedi. L’ancien ministre des Affaires étrangères est poursuivi pour son rôle présumé dans le putsch de 2015.

Djibril Bassolé a plaidé non coupable. Ses avocats rejettent le rapport d’expertise d’une bande sonore, des écoutes téléphoniques qui l’accablent.

"Je ne reconnais pas les faits, je plaide non coupable", a déclaré à la barre mercredi matin tout de blanc vêtu, Djibril Bassolé, l’ancien chef de la diplomatie de Blaise Compaoré.

Djibrill Bassolé plaide "non coupable"
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Mais ses avocats demandent la parole et exigent un sursis. Ils rejettent l’expertise d’une bande sonore issue d’écoute téléphonique impliquant le général Bassolé et Guillaume Soro, le Président de l’Assemblée nationale de Côte-d’Ivoire.

Me Dieudonné Bonkoungou, l’un des avocats de Djibril Bassolé, à Ouagadougou, le 20 décembre 2018. (VOA/Lamine Traoré)
Me Dieudonné Bonkoungou, l’un des avocats de Djibril Bassolé, à Ouagadougou, le 20 décembre 2018. (VOA/Lamine Traoré)

"Le sursis à statuer n’est pas une demande spécifique de M. Bassolé. L’action principale de M. Bassolé, c’est de montrer en quoi l’expertise de l’Allemand est un faux. La loi dit que lorsqu’un se plaint d’un tel document versé au dossier comme étant un faux, le juge a le choix soit de passer outre soit de sursoir à statuer", souligne Me Dieudonné Bonkoungou, l’un des avocats de Djibril Bassolé.

Le rapport d’expertise est donc faux selon les avocats du général.

"L'expert a dû reprendre son rapport pour purger les vices pour le rendre valable. Ce n’est pas possible à ce stade. Cela revient à dire qu’il n’y a pas de fiabilité dans le travail. Si à tout moment on peut corriger, c’est que c’est un faux et ce n’est pas admissible en droit, en procédure pénale même en simple procédure civile ce n’est pas admissible", explique Me Bonkoungou.

Les avocats de la partie civile eux estiment que La Défense de Djibril Bassolé a toujours été articulée autour des questions de procédures de l’instruction jusqu’au jugement. Pour eux, ce rapport d’expertise est irréversible.

Me Guy Hervé Kam, avocat de la partie civile, à Ouagadougou, le 20 décembre 2018. (VOA/Lamine Traoré)
Me Guy Hervé Kam, avocat de la partie civile, à Ouagadougou, le 20 décembre 2018. (VOA/Lamine Traoré)

"On parle aujourd’hui du faux concernant le rapport d’expertise qui je vous le rappelle est dans le dossier depuis le 14 décembre 2016. Et toutes les irrégularités concernant ce rapport d’expertise ont été soulevées par la défense de Bassolé et tranchées par les juges au niveau de la chambre de contrôle", souligne Me Guy Hervé Kam.

Il poursuit : "en réalité, ce rapport d’expertise est aujourd’hui juridiquement dans du marbre et il est irréversible. Maintenant c’est tout à fait de façon opportune que la défense de Bassolé voulant obtenir le sursis à statuer dépose une plainte pour faux et s’en prévaloir aujourd’hui pour demander le sursis. C’est juste des artifices de nature procédurale mais qui en réalité n’ont rien de sérieux".

Le tribunal rendra sa décision sur la demande de sursis vendredi. Mais le procès lui-même sera suspendu du 21 décembre au 7 janvier 2019, pour raison de fêtes de fin d’année.

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Quinze personnes tuées samedi dans le Nord burkinabè

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Quinze morts dans deux attaques de jihadistes dans le nord du Burkina

Des soldats burkinabés lors d'un entraînement avec des instructeurs de l'armée autrichienne, près d'Ouagadougo au Burkina Faso, le 13 avril 2018.

Quinze personnes ont été tuées samedi lors de deux nouvelles attaques de jihadistes, à Sagho et Toékodogo, des localités du nord du Burkina Faso, a annoncé lundi le ministre de la Défense Chériff Sy.

"Les villages de Sagho et Toékodogo, dans la commune de Barsalogho, ont été l’objet d’attaques terroristes dans la soirée du samedi 22 juin, perpétrées par des hommes armés non identifiés", a écrit le ministre dans un communiqué.

"Ces attaques ont malheureusement causé la mort de 15 personnes, dont 13 à Sagho et 2 à Toékodogo. Trois boutiques et une dizaine de motocyclettes ont également été incendiées", a précisé M. Sy.

"Alertées, les unités des forces de défense et de sécurité se sont immédiatement déportées sur les lieux mettant en déroute les groupes armés terroristes", a-t-il ajouté.

Evoquant les populations civiles, il fait part de la "détermination du gouvernement à assurer leur sécurité", alors que plus d’un millier de déplacés ont trouvé refuge à Ouagadougou, fuyant les attaques auxquelles s’ajoutent des conflits intercommunautaires, souvent attisés par les violences jihadistes.

Le Burkina Faso, et particulièrement la région frontalière du Mali et du Niger, est le théâtre depuis quatre ans d’attaques jihadistes régulières, qui ont fait plus de 460 morts, selon un comptage de l’AFP.

Mardi dernier, 17 personnes ont été tuées au cours d’une attaque islamiste à Béléhédé, localité située dans la province du Soum, toujours dans le nord du Burkina Faso.

Pour tenter de freiner l’extension des zones d'influence des jihadistes, les forces armées ont lancé en mai une opération dans les régions du Sahel, du nord et du centre nord. Baptisée “Doofu” (déraciner en langue peule), cette opération succède à une autre menée courant mars dans les régions de l’est et du centre est, également touchées par les attaques.

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