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Burkina-Faso

Bassolé a reconnu avoir eu "l'habitude" de parler à Soro

Djibrill Ypene Bassolé, ex-ministre des Affaires étrangères du Burkina Faso, lors de la 67ème session de l'Assemblée générale des Nations Unies au siège américain, à New York, le 28 septembre 2012.

Djibrill Bassolé, accusé d'être l'un des cerveaux du putsch manqué de 2015 au Burkina Faso sur la base d'écoutes de conversations avec Guillaume Soro, a reconnu avoir eu "l'habitude" de parler avec l'ex-chef de la rébellion ivoirienne.

Le général Bassolé, ancien chef de la diplomatie de Blaise Compaoré, a toutefois réfuté le contenu des écoutes, lors de sa deuxième comparution au procès du coup d'Etat manqué à Ouagadougou.

Accusé de "trahison, complicité d'attentat à la sûreté de l'État, meurtres, coups et blessures" lors du putsch du 16 septembre 2015 (14 morts et 270 blessés), il risque la prison à perpétuité.

Il est poursuivi sur la base de l'enregistrement d'une conversation téléphonique qu'il aurait eue avec le président de l'Assemblée nationale ivoirienne, Guillaume Soro, dans laquelle celui-ci semble affirmer son soutien au putsch du 16 septembre 2015. Ses avocats ainsi que Guillaume Soro ont toujours qualifié cette conversation largement diffusée dans les médias de "montage".

"Mes conversations avec Soro? Nous avions l'habitude de nous appeler. Il était en contact avec tout le monde même avec l'ancien Premier ministre Isaac Zida", a expliqué M. Bassolé.

"Mes échanges avec lui n'ont rien à voir avec le contenu des écoutes mais (portaient) plutôt sur la situation et (avaient lieu) dans le cadre d'une recherche de solution, notamment le désarmement", a-t-il souligné.

"Je n'ai nullement été mêlé à ce coup d'État. Je n'ai jamais compris ce qui se passait", a-t-il déclaré "Pour moi, ce n'était qu'une énième crise du RSP", l'ex régiment de sécurité présidentielle.

Vêtu d'un boubou, Djibrill Bassolé, 61 ans, qui bénéficie d'une liberté provisoire pour raisons de santé, est resté assis sur une chaise face au tribunal.

L'audience a été suspendue jusqu'au 7 janvier en raison des fêtes de fin d'année.

"Le fait qu'il ait parlé dans le cadre de la recherche de solution à la crise (...) avec des personnes étrangères au Burkina Faso n'est pas un secret. Dès sa présentation au juge et sans même lui avoir présenter les écoutes, il avait déjà abordé la question. Cela n'accrédite pas l'élément principal qui est retenu contre lui: la conversation Bassolé- Soro qui est pour nous, et on va le démontrer, un trucage", a commenté un de ses avocats Me Dieudonné Bonkoungou à l'issue de l'audience.

Me Guy Hervé Kam, un des avocats de la partie civile, a en revanche souligné que "même si le général dit ne pas reconnaître les écoutes, il y a des propos très enrichissants qui figurent dans le dossier. La suite est beaucoup attendue. Nous avons été agréablement surpris que le général reconnaisse la plupart des écoutes. C'est la nature, le caractère de ces écoutes qui ont été manipulées ou pas qui va faire l'objet de débats. Je pense qu'on avance dans le bon sens"

Selon le parquet militaire, le général Bassolé était de "collusion avec des forces étrangères pour déstabiliser la sécurité intérieure", en préparant leur entrée pour consolider le putsch du général Diendéré.

Lors du putsch, le gouvernement de la transition avait dans un communiqué affirmé, avoir "connaissance de la mobilisation de forces étrangères et de groupes jihadistes" appelés au secours des putschistes dans la réalisation de leur "funeste dessein".

Au total, 84 accusés sont jugés depuis février, dont le général Gilbert Diendéré, principal accusé et cerveau présumé du coup de force manqué, qui a comparu pendant deux semaines, avant M. Bassolé.

Le 16 septembre 2015, des soldats du régiment de sécurité présidentielle (RSP) avaient tenté en vain de renverser le gouvernement de transition mis en place après la chute du président Blaise Compaoré.

Le RSP était la garde prétorienne de Compaoré, chassé le 31 octobre 2014 par une insurrection populaire après 27 ans au pouvoir.

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11 personnes en garde à vue décédées à l'unité antidrogue en une nuit

Adama Pamtaba, chargé de communication de la police municipale de Ouagadougou, au Burkina, le 12 novembre 2018. (VOA/Lamine Traoré)

Onze personnes détenues en garde à vue sont décédées dans la nuit de dimanche à lundi dans les locaux de l'Unité antidrogue de Ouagadougou, a annoncé la procureure du Burkina Faso, Maiza Sérémé.

"Le procureur du (Burkina) Faso près le tribunal de grande instance de Ouagadougou a été informé, ce jour 15 juillet 2019, par la directrice de la police judiciaire de la police nationale de ce que onze personnes gardées à vue à l'Unité antidrogue (UAD) pour des infractions relatives à la législation des stupéfiants sont décédées dans la nuit du 14 au 15 juillet 2019", a écrit Mme Sérémé dans un communiqué.

Une "enquête a été ouverte",a indiqué la procureure qui s'est rendue sur les lieux accompagnée de ses substituts et de membres des services techniques.

"Des médecins légistes ont été requis" pour procéder à des examens et aux autopsies nécessaires pour déterminer les raisons des décès qui sont encore inconnues, a-t-elle souligné.

La société civile a par le passé souvent dénoncé les violences des forces de sécurité.

Le Burkina Faso, pays pauvre, est une des plaques tournantes du trafic de drogue vers l'Europe. La drogue arrive au Burkina Faso en provenance des ports d'Afrique de l'Ouest et prend ensuite la direction du nord vers le désert malien et libyen, selon une source sécuritaire.

En juin dernier, les autorités ont procédé à l'incinération de 35.300 tonnes de drogue, représentant le quart des saisies de l'année 2018, selon le secrétariat permanent du comité national de lutte contre la drogue.

Début d'un dialogue politique entre majorité et opposition

Le président du Burkina Faso, Roch Marc Christian Kabore, arrive au musée d'Orsay à Paris, le 10 novembre 2018.

Un dialogue politique entre les partis de la majorité et de l'opposition, consacré à la situation nationale et aux élections présidentielle et législatives de 2020 au Burkina Faso, a débuté lundi à Ouagadougou, a rapporté un journaliste de l'AFP.

Lancés par le président burkinabé Roch Marc Christian Kaboré, ces travaux, qui s'étalent jusqu'au 22 juillet, réunissent au palais présidentiel une quarantaine de participants issus des différentes composantes de la classe politique.

"J'ai appelé à ce dialogue politique dans la pure tradition de la disponibilité de notre peuple à la concertation (...) avec la volonté d'améliorer notre capacité d'anticipation", a déclaré le président Kaboré à la cérémonie d'ouverture, devant de nombreux responsables politiques et diplomates.

"J'invite les participants à examiner avec soin et réalisme les questions relatives aux élections présidentielle et législatives de 2020 et la question du référendum constitutionnel de même que les préoccupations majeures de la situation nationale", a-t-il dit.

"Ces dernières années, notre pays subit des attaques terroristes d'une ampleur jamais égalée et à un moment où les attentes sociales se font de plus en plus pressantes et généralisées de la part des partenaires sociaux", a souligné M. Kaboré, estimant que "la question du pouvoir, question essentielle s'il en existe, devient secondaire dans le contexte actuel où c'est l'existence même de notre Etat, de sa cohésion et de son unité qui sont posées".

Le président Kaboré s'est engagé à "transmettre toutes les propositions consensuelles au gouvernement et au Parlement dans le respect des attributions respectives de toutes les institutions républicaines".

Les travaux de cette rencontre politique seront coprésidés par le président de l'Alliance des Partis de la Majorité Présidentielle (APMP), Simon Compaoré, et le chef de file de l'opposition politique, Zéphirin Diabré.

"Il s'agira d'arriver à se comprendre, d'arriver à un consensus qui permette d'agir fortement et de peser sur la vie des populations dont nous avons ensemble la charge", a expliqué M. Compaoré.

L'état d'urgence prolongé de six mois

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