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Burkina-Faso

La défense de Diendéré dénonce une instruction "à charge" au procès du putsch

Gilbert Diendéré lors de son procès à Ouagadougou au Burkina Faso, le 27 avril 2017.

La défense du général Gilbert Diendéré, cerveau présumé du putsch manqué de 2015 au Burkina Faso, a dénoncé lundi à son procès une instruction "uniquement à charge".

"Le juge (d'instruction) a refusé que mon client lui parle des causes de ce qui est arrivé. Si ces éléments ne peuvent pas le décharger, ils peuvent mitiger sa responsabilité ", a estimé Me Jean Yaovi Degli, l'un des avocats étrangers du général Diendéré, au neuvième jour de sa comparution au procès des putschistes.

"Lorsque quelqu'un est menacé par la peine (de prison) à perpétuité, la moindre des choses c'est de lui permettre de se défendre de la manière la plus entière", a estimé l'avocat togolais, faisant aussi allusion à certaines conversations téléphoniques du général Diendéré qui ne figurent pas dans le dossier.

"C'est curieux et étonnant que les appels et messages effectués sur la période du 16 (date du putsch) au 22 septembre 2015, ne figurent pas dans le dossier", a déclaré à la barre le général Diendéré.

"L'expertise de mes téléphones n'a pas été faite de façon convenable, a-t-il martelé, invitant le tribunal à prendre les dispositions pour que ses conversations ressortent dans le dossier, "pour la manifestation de la vérité".

Ancien chef du Régiment de sécurité présidentielle (RSP), l'unité d'élite de l'armée qui a perpétré le coup d'Etat, Diendéré est accusé d'atteinte à la sûreté de l'État, trahison et meurtres, lors du putsch manqué qui a fait 14 morts et 270 blessés en septembre 2015.

Diendéré dément être à l'origine du coup de force raté, bien qu'il ait pris la tête du Conseil national pour la démocratie, l'organe dirigeant des putschistes, avant de rendre le pouvoir face à la pression populaire et à l'armée loyaliste.

Au total, 84 accusés sont jugés par un tribunal militaire à Ouagadougou depuis le début du procès en février, dont un autre général, Djibrill Bassolé, ancien ministre des Affaires étrangères, également présent au procès.

La tentative de putsch s'était déroulée près d'un an après la chute du président Blaise Compaoré, renversé le 31 octobre 2014 par une insurrection populaire, après 27 ans au pouvoir, et remplacé par un régime de transition.

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Quinze morts dans deux attaques de jihadistes dans le nord du Burkina

Des soldats burkinabés lors d'un entraînement avec des instructeurs de l'armée autrichienne, près d'Ouagadougo au Burkina Faso, le 13 avril 2018.

Quinze personnes ont été tuées samedi lors de deux nouvelles attaques de jihadistes, à Sagho et Toékodogo, des localités du nord du Burkina Faso, a annoncé lundi le ministre de la Défense Chériff Sy.

"Les villages de Sagho et Toékodogo, dans la commune de Barsalogho, ont été l’objet d’attaques terroristes dans la soirée du samedi 22 juin, perpétrées par des hommes armés non identifiés", a écrit le ministre dans un communiqué.

"Ces attaques ont malheureusement causé la mort de 15 personnes, dont 13 à Sagho et 2 à Toékodogo. Trois boutiques et une dizaine de motocyclettes ont également été incendiées", a précisé M. Sy.

"Alertées, les unités des forces de défense et de sécurité se sont immédiatement déportées sur les lieux mettant en déroute les groupes armés terroristes", a-t-il ajouté.

Evoquant les populations civiles, il fait part de la "détermination du gouvernement à assurer leur sécurité", alors que plus d’un millier de déplacés ont trouvé refuge à Ouagadougou, fuyant les attaques auxquelles s’ajoutent des conflits intercommunautaires, souvent attisés par les violences jihadistes.

Le Burkina Faso, et particulièrement la région frontalière du Mali et du Niger, est le théâtre depuis quatre ans d’attaques jihadistes régulières, qui ont fait plus de 460 morts, selon un comptage de l’AFP.

Mardi dernier, 17 personnes ont été tuées au cours d’une attaque islamiste à Béléhédé, localité située dans la province du Soum, toujours dans le nord du Burkina Faso.

Pour tenter de freiner l’extension des zones d'influence des jihadistes, les forces armées ont lancé en mai une opération dans les régions du Sahel, du nord et du centre nord. Baptisée “Doofu” (déraciner en langue peule), cette opération succède à une autre menée courant mars dans les régions de l’est et du centre est, également touchées par les attaques.

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