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Primaires : Donald Trump revient sur sa promesse de torturer les terroristes

Donald Trump lors d'un débat télévisé à Détroit, le 3 mars 2016. (AP Photo/Carlos Osorio)

"C'est clair qu'en tant que président, je suis lié par des lois comme simplement tous les Américains et j'assumerai ces responsabilités", a déclaré le milliardaire vendredi.

Donald Trump fait volte face. Le candidat républicain à la Maison Blanche est revenu, vendredi 4 mars, sur sa promesse de torturer les terroristes et de tuer leurs familles dans une déclaration au Wall Street Journal.

Donald Trump est critiqué, y compris au sein de son propre camp pour ces propositions qu'il avait réitérées jeudi soir lors d'un débat avec ses concurrents pour l'investiture républicaine.

"J'utiliserai tout mon pouvoir légal pour arrêter ces ennemis terroristes. Je comprends, cependant, que les Etats-Unis sont liés par des lois et des traités et je ne demanderai pas à notre armée ou à d'autres responsables de violer la loi", a écrit le milliardaire au journal.

"C'est clair qu'en tant que président, je suis lié par des lois comme simplement tous les Américains et j'assumerai ces responsabilités", a-t-il ajouté.

Lors du débat télévisé, il avait lancé : "Pouvez-vous imaginer ces gens, ces animaux du Moyen-Orient, qui coupent des têtes, assis en train de discuter et voyant que nous avons un problème avec la simulation de noyade ?"

"Flexible"

Pour justifier ses changements de position sur de nombreux sujets, Donald Trump a vanté jeudi la nécessité pour un dirigeant d'être "flexible", lors du débat, affirmant n'avoir "jamais vu quelqu'un réussir sans un certain degré de flexibilité".

Ses affirmations sur la torture ont aussi soulevé des critiques d'experts suggérant que le Pentagone ne pourra pas obéir à ses ordres.

Plus de 70 experts républicains dans le domaine des affaires étrangères et de la sécurité nationale ont publié jeudi une lettre ouverte dénonçant l'incohérence du candidat.

Le gouvernement Bush a banni en 2006 l'usage de la simulation de noyade ("waterboarding") ou d'autres techniques d'interrogatoire poussées, après le scandale suscité par leur utilisation, notamment par la CIA sur des suspects de terrorisme.

"Beaucoup de ceux qui ont été liés à ces programmes d'interrogatoires (poussés) pendant six ans - et des centaines sont encore ici - démissionneraient ou se mettraient en retraite plutôt que de revenir sur ce chemin périlleux", a expliqué John Rizzo, avocat de la CIA quand l'agence utilisait ces techniques, au magazine Newsweek.

"C'est un meurtre"

La proposition de Trump de tuer les familles de terroristes a même soulevé davantage d'indignations.

"C'est un meurtre", a affirmé à l'AFP Eugene Fidell, un expert en justice militaire de la Yale Law School.

Le général américain Philip Breedlove, qui dirige les forces de l'Otan en Europe, a expliqué cette semaine que ses collègues européens se demandaient ce qu'allait devenir l'armée américaine si Trump accédait à la Maison Blanche. "Ils voient un débat public très différent de ce qu'ils ont eu dans le passé", a-t-il dit.

Avec AFP

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Décès de Larry King, célèbre journaliste américain

Larry King à la soirée d'ouverture de la série de films "Champion" à Los Angeles, Californie, États-Unis, le 9 août 2013.

Le célèbre journaliste et animateur de télévision américain Larry King est mort à 87 ans, a annoncé samedi sa compagnie, Ora Media.

"Avec une profonde tristesse, Ora Media annonce le décès de notre cofondateur et ami Larry King, qui est mort à l'âge de 87 ans au centre médical Cedars-Sinai à Los Angeles", peut-on lire dans un communiqué de la compagnie publié sur le compte Twitter officiel de cette figure légendaire de la télévision américaine.

La mort de M. King a également été confirmée par son fils, Chance, samedi matin, selon la chaîne CNN, où il avait animé l'émission "Larry King Live" pendant plus de 25 ans.

Début janvier, M. King avait été hospitalisé à cause de la maladie covid-19, a ajouté la chaîne.

Le 46e président des Etats-Unis lance un appel à "l'unité"

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Impeachment: L'acte d'accusation contre Trump sera transmis lundi au Sénat

L'ancien président Donald Trump a quitté le pouvoir à la fin de son mandat, le 20 janvier 2021. (Photo archives)


La cheffe de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, l'"a informé que l'acte d'accusation serait transmis au Sénat lundi", a-t-il déclaré dans l'hémicycle.

Cette étape, qui implique la lecture devant les sénateurs des articles d'"impeachement" visant l'ancien président, marquera l'ouverture formelle de son second procès dans le cadre de l'infamante procédure de destitution.

Les débats de fond pourraient toutefois attendre et aucune date n'a encore été communiquée.

Chuck Schumer a juste précisé avoir discuté avec le chef de la majorité républicaine Mitch McConnell "du calendrier et de la durée" des audiences. "Mais ne vous trompez pas, il y aura un procès au Sénat des Etats-Unis et un vote sur la culpabilité du président", a-t-il lancé.

Lui succédant à la tribune, Mitch McConnell a regretté la cadence. "La mise en accusation par la Chambre a été plus rapide et minimaliste que jamais, l'étape suivante ne peut pas être un procès insuffisant au Sénat", a-t-il déclaré.

"Nous avons besoin d'un procès complet et équitable, lors duquel l'ancien président pourra se défendre et le Sénat considérer toutes les questions factuelles, légales et constitutionnelles", a-t-il poursuivi en suggérant d'attendre la mi-février pour entamer les débats.

Le milliardaire républicain est accusé d'avoir encouragé ses partisans à se lancer à l'assaut du Capitole le 6 janvier au moment où les élus du Congrès certifiaient la victoire de Joe Biden à la présidentielle.

Deuxième "impeachment": un projet ridicule, selon Donald Trump
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Lloyd Austin devient le premier Noir à diriger le Pentagone

Secretary of Defense nominee Lloyd Austin, a recently retired Army general, attends his conformation hearing before the Senate Armed Services Committee on Capitol Hill, Tuesday, Jan. 19, 2021, in Washington. (Greg Nash/Pool via AP)

Vendredi, le Sénat américain a confirmé Lloyd Austin comme secrétaire à la défense.

M. Austin, 67 ans, est un général d'armée à la retraite. Il devient ainsi le premier Africain-Américain à diriger le Pentagone.

Il est le deuxième membre du gouvernement du président Joe Biden dont la nomination a reçu le feu vert des élus, après la directrice du Renseignement Avril Haines.

Né en 1953 dans l'État du sud-est de l'Alabama et élevé dans la Géorgie voisine, le général Austin est diplômé de l'Académie militaire américaine de West Point en 1975.

Il a gravi tous les échelons au cours de sa carrière de quatre décennies, commençant comme commandant d'une compagnie de soutien au combat avec la légendaire 82e division aéroportée basée à Fort Bragg, en Caroline du Nord.

Biden prévoit l'arrêt de la construction du mur à la frontière avec le Mexique

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