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Sénégal

L'ex-maire de Dakar joue son va-tout judiciaire le 20 décembre

La décision de la Cour suprême, dont l'audience a été fixée au 20 décembre selon Me Mohamed Seydou Diagne, est cruciale pour l'avenir politique de Khalifa Sall, dissident socialiste de 62 ans, farouche opposant au président Macky Sall, lui-même candidat à un second mandat.

Si la plus haute juridiction du pays confirme la condamnation prononcée le 30 août par la cour d'appel de Dakar, la rendant définitive, Khalifa Sall verra ses chances de se présenter à la présidentielle du 24 février réduites à néant.

M. Sall, en détention depuis mars 2017, semble toutefois encore croire en ses chances puisqu'il a déposé mardi la caution de 30 millions de francs CFA exigée des candidats à la présidentielle, selon son service de communication.

Le dépôt des candidatures pour la présidentielle a débuté mardi et se durera jusqu'au 26 décembre, a annoncé le Conseil constitutionnel sur son site internet. Elu maire de Dakar en 2009 et réélu en 2014, Khalifa Sall affirme que les poursuites judiciaires à son encontre sont de nature politique et visent à l'empêcher de se présenter à la présidentielle, ce que démentent les responsables de la majorité.

Au lendemain de sa condamnation en appel à cinq ans de prison pour escroquerie sur les deniers publics, le président Macky Sall l'avait révoqué de ses fonctions de maire, où il a été remplacé fin septembre par une de ses fidèles, Soham El Wardini.

Khalifa Sall, élu député en juillet 2017, alors qu'il était en détention provisoire, est considéré comme l'un des rares adversaires à pouvoir menacer dans les urnes Macky Sall, avec qui il n'a pas de lien de parenté.

Un autre adversaire de taille connait lui aussi des difficultés. Karim Wade, fils du président Abdoulaye Wade (2000-2012), a été investi par le Parti démocratique sénégalais (PDS, opposition).

Mais il a été radié des listes électorales après sa condamnation en 2015 à six ans de prison pour enrichissement illicite par la Cour de répression de l'enrichissement illicite (CREI), dont les décisions ne peuvent faire l'objet d'un appel.

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Le parti présidentiel en proie à de fortes dissensions internes

Moustapha Diakhaté, ex-chef de cabinet du PR Macky Sall, à Dakar, le 26 janvier 2020. (VOA/Seydina Aba Gueye)

Au Sénégal, le parti présidentiel est en proie à de fortes dissensions. Il vient d'exclure Moustapha Diakhaté, l'un de ses membres fondateurs et aussi ex-chef de cabinet du Président Macky Sall. 

Moustapha Diakhaté est aussi ancien député et Président du groupe parlementaire de la majorité présidentielle. Il a été exclu du parti pour avoir créé un courant parallèle afin, dit-il, de redresser la pente descente sur laquelle est le président Macky Sall.

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Prise de position contre le chef de l'État, déclarations et soutien aux manifestations contre le gouvernement, Moustapha Diakhaté s'est progressivement démarqué de la mouvance présidentielle jusqu'à la création d'un courant au sein de la majorité. C'est d'ailleurs cet acte qui a précipité son exclusion du parti créé par le président Macky Sall.

Pour Sokhna Maguette Ndiaye, responsable de l'APR, cette sanction contre ce membre-fondateur est tout à fait justifiée. "Quand on est dans un parti, on doit incarner tout ce qui doit rendre le parti viable, mais rester dans son coin et dénigrer le parti en dévoilant ses secrets, c'est comme si on était plus membre du parti".

Sokhna Maguette Ndiaye ajoute que cela signifie s'investir à moitié, et même se mettre à l'écart tout seul. Pour elle, ceux qui sont au sein du parti doivent croire aux valeurs du parti même si certaines décisions ne plaisent pas à tous, c'est ensemble qu'il faut les régler "en interne, mais pas le manifester à l'externe".



Du côté de l'opposition, on estime que l'ex chef de cabinet du Président a eu une attitude républicaine en prenant position. Pour Yoro Seck du Parti Rewmi, cette exclusion montre les limites du système démocratique des partis politiques sénégalaises: "ça pose la problématique d’abord de la démocratie dans nos partis, mais aussi la liberté d'expression. Maintenant d’aucun me diront avait-il le droit en tant que militant discipliné de faire ce qu’il a fait".

Yoro Seck affirme cependant que si les instances du parti marchent un militant n'a pas le droit d'exposer ses problèmes dans la presse. "Si les instances du parti marchent, j'insiste là-dessus, Monsieur Moustapha Diakhaté devait aller dans ces instances là et donner son point de vue par rapport à un certain nombre de choses", conclut ce responsable politique d'opposition.

Le cas Moustapha Diakhaté n'est qu'un maillon d'une chaîne de révolte au sein du parti présidentiel. C'est du moins l'avis de l'analyste politique Sidiki Daff qui estime que si ses dissensions continuent, l'APR ne va pas résister après le départ de Macky Sall du pouvoir, "c'est vraiment un parti à problème et e crois que Moustapha Diakhaté est juste le plus médiatisé".

L'analyste politique estime cependant que ses divisions n'annoncent pas forcément un déclin immédiat du parti au pouvoir "l’APR tel qu’elle est structurée, je ne vois pas un autre dirigeant y émerger à part Macky Sall".

C'est cette raison qui pousse Sidiki Daff à douter de la capacité de cette formation politique à survivre après le départ de Macky à moins qu’entre-temps elle ne change.

L'analyste politique justifie sa position par la manière dont les choses fonctionnent, "c’est un parti qui est très compliqué quand on le regarde de loin, c'est des querelles internes des croques en jambes en à plus finir". Moustapha ne s'est plus vu dans cette pagaille politique généralisée, "car on ne sait pas qui est chef et qui ne l'est pas".

Si le Parti du Président Macky Sall est secoué par des querelles internes depuis plusieurs mois et se dirige inéluctablement vers les mêmes problèmes qui ont conduit le PDS d'Abdoulaye Wade à sa chute. Cependant certains observateurs estiment que l'APR devrait tenir le temps tant que le président Sall en assure le leadership.

Un plan de développement solidaire et inclusif pour l’accès universel à l’eau et à l’assainissement, à l’électricité

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Un refuge pour les femmes victimes de violences

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Le Sénégal fait son show au Salon de l’électronique de Las Vegas

Notre envoyé spécial, Arzouma Kompaoré, interviewe quatre startups sénégalaises au CES 2020 à Las Vegas le 9 janvier 2020.

Les innovateurs africains étaient bien présents au CES 2020 de Las Vegas. A l’instar de l’Egypte et du Maroc, du 7 au 10 janvier 2020, le Sénégal est venu réclamer sa place sur la scène Tech mondiale.

170 000 visiteurs, 4 500 exposants, groupes et start-up venus du monde entier se sont retrouvés au CES de Las Vega dans le but de présenter des solutions innovantes et développer de nouveaux partenariats.

Cette année, quatre start-up sénégalaises ont pu vivre une expérience unique grâce à un effort conjoint de la délégation générale à l’entrepreneuriat rapide des femmes et des jeunes et de la société Gainde 2000. Il s'agit de Dictaf Corporation, Tolbi, Suite et Car Rapide Prestige.

Pour les start-up sénégalaises, cette expérience du CES 2020 a été enrichissante a plus d'un titre. Cette expérience leur permettra aussi d'être mieux préparées l'année prochaine.

Le Sénégal au CES 2020, une expérience enrichissante
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La transformation digitale : une priorité pour le Sénégal

Ces jeunes start-up ont été galvanisées par la stratégie nationale visant à faire du Sénégal un hub technologique en Afrique. Le 27 décembre 2019, les parlementaires sénégalais ont en effet adopté la loi sur les start-up dont les objectifs sont, entre autres, de créer un cadre spécifique d’appui et de gouvernance des start-up de droit sénégalais, la mise en place d’un régime juridique adapté pour l’enregistrement et la labellisation et la création d’un centre de ressources dédié.

Lors de la rencontre organisée par VOA Afrique sur le modèle de transformation digitale sénégalais, Papa Amadou Sarr, le ministre délégué à l’entrepreneuriat rapide des femmes et des jeunes, a insisté sur les enjeux du numérique pour le Sénégal.

Transformation digitale : le modèle sénégalais
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Cette édition du CES marque également le lancement du «Global Tech Challenge». Fruit d’un partenariat entre la CES et la Banque mondiale ce nouveau concours se concentre sur trois domaines clés - la santé, les barrières entre les sexes et les technologies qui permettent aux communautés d'être plus résilientes face aux catastrophes et au changement climatique. Selon la Banque mondiale, cette initiative est l'occasion de faire entendre la voix des entrepreneurs de pays souvent sous-représentés sur la scène technologique mondiale.

Transformation digitale : le modèle sénégalais

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