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Présidentielle en Gambie: aucune Cour ne peut annuler la victoire de Barrow


Des Gambiens jubilent dans les rues après l’annonce des résultats provisoires donnant vainqueur le candidat de la coalition de l’opposition Adama Barrow devant le président sortant Yahya Jammeh Serrekunda, Gambie, 2 décembre 2016

La victoire du candidat Adama Barrow à l'élection présidentielle gambienne du 1er décembre est définitive et "aucune Cour sur terre" ne pourra l'annuler, a affirmé vendredi l'opposition gambienne, après le recours en annulation du président Yahya Jammeh.

"Le président élu Adama Barrow est sûr d'avoir gagné l'élection et qu'aucune Cour sur cette terre ne pourra prendre une décision contraire", a déclaré Halifa Sallah, porte-parole de la coalition de l'opposition, lors d'une conférence de presse vendredi à Banjul.

"C'est sa position. Il (Barrow) ne va pas se baser sur ce que la Cour va faire mais sur les résultats de l'élection. Nous n'allons pas spéculer sur ce que cette Cour va décider", a ajouté M. Sallah.

Il a appelé les Gambiens à se concentrer sur la préparation de l'investiture de M. Barrow le 19 janvier. Selon la Constitution, le mandat actuel de Yahya Jammeh expirera à cette date.

La Cour suprême en Gambie doit examiner le 10 janvier le recours du parti du président Yahya Jammeh, qui demande l'annulation de l'élection présidentielle du 1er décembre.

Le parti de M. Jammeh a déposé un recours le 13 décembre, dénonçant notamment des irrégularités dans le décompte des résultats par la Commission électorale indépendante (IEC) et des "intimidations" envers ses électeurs dans une région.

Après avoir reconnu sa défaite le 2 décembre - et même félicité Adama Barrow -, Yahya Jammeh, qui dirige la Gambie depuis 22 ans d'une main de fer, s'était ravisé une semaine plus tard, rejetant les résultats et réclamant un nouveau scrutin.

Il a réitéré ses déclarations mardi, assurant qu'il demeurerait au pouvoir tant que la Cour ne se serait pas prononcée, alors que plusieurs pays et institutions, dont la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao, 15 pays) et l'ONU, le pressent de céder le fauteuil à M. Barrow et de permettre une transition apaisée dans son pays.

Avec AFP

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