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Tunisie

Débat télévisé entre les candidats tunisiens, une première

Des Tunisiens remplissent les bordereaux de vote à Tunis, Tunisie, le 16 juillet 2012.

La Tunisie organisera trois débats télévisés incluant les 26 candidats à l'élection présidentielle du 15 septembre, une première dans le pays, et un évènement rare dans le monde arabe.

Ces débats sont organisés par la chaîne de télévision nationale Wataniya, la haute autorité de l'audiovisuel (Haica), et la commission électorale tunisienne (Isie), avec l'appui d'une ONG dont le but est de promouvoir la démocratie, Munathara.

"On essaie de permettre aux électeurs de se faire par eux-mêmes une image plus précise de chaque candidat", a déclaré Lassaad Dahech, PDG de Wataniya.

Les trois débats d'une durée de 2h30 chacun, auront lieu les trois derniers jours de la campagne, le 11, 12 et 13 septembre. Ils donneront à chacun un temps de parole équivalent et seront diffusés en direct sur Wataniya et plusieurs chaînes locales.

"C'est la première fois qu'on organise un débat politique (entre les candidats, ndlr) pendant les élections en Tunisie", a souligné Nouri Lajmi, président de la Haica.

En 2014, lors de la première présidentielle de l'après-Révolution, certains candidats avaient débattu individuellement avec des électeurs.

"L'organisation des débats vise à renforcer la démocratie en Tunisie", a indiqué Belabbed Benkerida, fondateur de l'ONG Munathara.

Lors de ce deuxième scrutin démocratique au suffrage universel, 26 candidats s'affronteront. L'un des principales têtes d'affiche, Nabil Karoui, est en prison.

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Une Tunisienne condamnée à six mois de prison pour une parodie de sourate du Coran

Les musulmans lisent un Coran après une prière du vendredi dans une mosquée d'Abidjan pendant le mois sacré du Ramadan, le 18 mai 2018

Emna Charki, internaute tunisienne a été condamnée à six mois de prison ferme pour avoir partagé sur Facebook  "sourate corona", une publication imitant le style du coran qui parlait du coronavirus, a indiqué le tribunal de Tunis mardi.

Emna Charki, 27 ans, a été reconnue coupable d'atteinte à la religion et d'incitation à la haine après avoir partagé le 4 mai sur le réseau social une publication intitulée "sourate corona".

"Il n'y a pas de différence entre rois et esclaves, suivez la science et laissez les traditions", peut-on lire dans le texte à la conclusion ironique "ainsi parle le grand Jilou", un nom de divinité inventé.

Elle a été convoquée dès le 5 mai par la police, inculpée le lendemain pour "atteinte au sacré", "atteinte aux bonnes moeurs et incitation à la violence", et laissée libre durant le procès.

Elle a trois semaines pour faire appel, a précisé le tribunal de Tunis.

Amnesty international avait appelé fin mai les autorités tunisiennes à abandonner les poursuites dans cette affaire, qui illustre selon l'ONG la poursuite des atteintes à la liberté d'expression dans la jeune démocratie tunisienne.

Cette internaute risque "une peine de prison pouvant aller jusqu'à trois ans simplement pour avoir partagé un message satirique sur Facebook", avait souligné Amna Guellali, responsable régionale d'Amnesty international.

"Un tel procès envoie le message que toute personne osant exprimer une opinion controversée sur les réseaux sociaux risque d'être punie," avait déploré Amnesty, appelant à protéger Emna Charki après des menaces "inquiétantes" de "mort et de viol".

La jeune femme est poursuivie en vertu de l'article 6 de la Constitution qui stipule que "l'État protège la religion".

La loi fondamentale votée en 2014 dans le sillage de la révolution et fruit d'un compromis historique, prévoit que l'Etat "garantit la liberté de croyance, de conscience" tout en s'engageant à "protéger le sacré et empêcher qu'on y porte atteinte".

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