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Nigeria

Près de 22.000 disparus dans le conflit contre Boko Haram

Une vue sur la ville de Bama, le 8 décembre 2016.

Près de 22.000 personnes, essentiellement des mineurs, sont toujours portées disparues après 10 ans de conflit dans le nord-est du Nigeria contre l'insurrection jihadiste de Boko Haram, a rapporté jeudi le Comité International de la Croix Rouge (CICR).

Le Nigeria, pays de 190 millions d'habitants, enregistre "le plus grand nombre de personnes disparues au monde", selon le CICR.

"Environ 60% des personnes dont nous sommes toujours sans nouvelle étaient mineures lorsqu'elles ont été déclarées disparues", peut-on lire dans un communiqué du CICR publié à l'issu d'une visite de cinq jours au Nigeria du président de l'organisation internationale.

"Des milliers de parents ne savent pas si leurs enfants sont en vie ou s'ils sont morts. C'est le plus grand cauchemar d'un parent", a déclaré Peter Maurer lors d'une conférence de presse tenue à Lagos.

Les familles sont régulièrement séparées lors d'attaques du groupe jihadiste Boko Haram ou d'offensives de l'armée et en l'absence de documentations civiles ou de moyens de communication, les personnes disparues sont très difficilement trouvables.

D'autre part, "de grandes parties du territoire restent totalement inaccessibles au personnel humanitaire", dans le nord-est du pays, a fait savoir M. Maurer.

Les Nations Unies estiment que près de deux millions de personnes déplacées par ce conflit ne peuvent toujours pas regagner leurs foyers.

Toutefois, le chef des armées, le général Tukur Buratai, a affirmé mardi à Abuja que "les 'terroristes' de Boko Haram ont été chassés" du Nigeria et ne contrôlent plus aucun territoire national.

En 10 ans, l'insurrection jihadiste et sa répression dans le nord-est du Nigeria ont fait plus de 27.000 morts. Lundi soir, de nombreux soldats nigérians ont été tués dans une attaque contre une base militaire, revendiquée par la branche de Boko Haram affiliée à l'Etat Islamique (Iswap).

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Un cas de coronavirus recensé à Lagos

Il s'agit de la première contamination confirmée et officielle en Afrique subsaharienne, jusque là apparemment préservée de l'épidémie mondiale.

Un cas de contamination au nouveau coronavirus a été confirmé à Lagos, la capitale économique du Nigeria, rappelant les peurs déclenchées pendant l'épidémie d'Ebola qui avait touché cette mégalopole tentaculaire de 20 millions d'habitants il y a six ans.

Le ministère fédéral de la Santé "confirme un cas de coronavirus (Covid-19) dans l'Etat de Lagos. Ce cas qui a été confirmé le 27 février 2020 est le premier à être recensé au Nigeria depuis le début de l'épidémie", a-t-il indiqué sur Twitter.

Le ministère précise qu'il s'agit d'un ressortissant italien travaillant au Nigeria et qui est revenu dans ce pays depuis la ville italienne de Milan le 25 février.

"Le patient est dans un état clinique stable et ne présente pas de symptômes inquiétants", a assuré le ministère, sans toutefois donner de précisions sur les lieux de son hospitalisation.

Il s'agit de la première contamination confirmée et officielle en Afrique subsaharienne, jusque là apparemment préservée de l'épidémie mondiale.

- Pays vulnérable -

Le Nigeria, pays le plus peuplé du continent avec près de 200 millions de personnes, est l'un des pays les plus vulnérables au monde avec un système de santé fragile et une densité de population extrêmement importante (près de 7.000 habitants au km2, selon World Population Review).

En 2014, lorsque le premier cas d'Ebola avait été signalé à Lagos, capitale économique du pays, le monde entier avait retenu son souffle et un vent de panique absolue s'était propagé dans la ville.

Finalement, seules sept personnes sont décédées, sur 19 contaminées, de cette maladie très contagieuse qui a fait plus de 11.000 morts en Afrique de l'Ouest entre fin 2013 et 2016.

L'OMS avait salué "le succès spectaculaire" face à ce qui aurait pu devenir "une épidémie urbaine apocalyptique": les autorités de l'Etat de Lagos avaient réagi à temps, du personnel médical de fondations internationales en poste à Abuja a été déployé, et la maladie était restée confinée dans les quartiers huppés de la ville.

De nombreux Nigérians partent en Chine pour acheter des biens qu'ils revendent ensuite sur les marchés de ce hub économique qui dessert toute l'Afrique de l'Ouest, et les autorités sanitaires nigérianes s'étaient déjà préparées à faire face à une potentielle contamination.

"Nous avons des centres de quarantaine à Abuja (capitale fédérale), et aussi à Lagos", avait déclaré à la mi-février le ministre de la Santé Olorumibe Mamora, assurant que le pays était "sous surveillance" et que des laboratoires pour détecter le virus ont été ouverts dans plusieurs villes du pays.

- "Leçons d'Ebola" -

"Nous avons tiré des leçons d'Ebola", a, de son côté, assuré le directeur général de WAHO (West African Health Organization), Stanley Okolo.

"Tous nos pays membres contribuent à un fonds de sécurité sanitaire, appelé le "fonds Ebola, et nous avons des partenaires internationaux qui contribuent aussi. La dévastation d'une épidémie a des effets sur tout le monde", a-t-il déclaré la semaine dernière, invitant tous les pays de la zone a rendre un plan stratégique de préparation.

En effet, la "principale préoccupation" de l'OMS "continue d'être le potentiel de dissémination du Covid-19 dans les pays dont les systèmes de santé sont plus précaires", a déclaré son patron, Tedros Adhanom Ghebreyesus.

Situé dans un zone tropicale non loin de l'équateur, le Nigeria est un terrain propice aux virus et il a dû affronter des maladies aussi rares que dangereuses (Ebola, poliomyélite, méningite, fièvre de Lassa,...).

Il est mieux préparé à la gestion des épidémies que de nombreux autres pays de la région, selon les experts.

Dans un pays où la moindre ville "moyenne" frôle le million d'habitants et qui compte deux mégalopoles de plus de 10 millions d'habitants, la pression des partenaires internationaux, et notamment de l'OMS, est très importante.

Le Nigeria a prévu un montant de 427,3 milliards de nairas (800 millions d'euros) pour le secteur de la santé en 2020 (soit 4,1% de son budget, bien loin des recommandations de l'OMS qui s'élevaient à plus de 13% du budget).

Le manque d'infrastructures, la vétusté des équipements, mais aussi l'incapacité des patients à payer leurs traitements ou le départ massif de ses médecins vers l'étranger, font du premier exportateur de pétrole en Afrique l'un des plus mauvais élèves du continent en matière de santé.

Des adolescentes enceintes et 24 bébés libérés d'une "usine à bébés" au Nigeria

Une infirmière inspecte une femme enceinte à l'extérieur d'un service d'une maternité du district d'Obio, dans la ville pétrolière de Port Harcourt, au Nigeria, le 24 mars 2011. (REUTERS/Akintunde Akinleye)

La police nigériane a libéré 24 bébés et quatre adolescentes enceintes d'une maternité illégale dans la ville pétrolière de Port-Harcourt dans le sud du Nigeria, a annoncé mardi un porte-parole de la police.

"Lors d'une opération d'infiltration menée mardi, nos hommes ont découvert une organisation s'adonnant à la traite d'enfants à Woji à Port-Harcourt où 24 bébés âgés entre un et deux ans et quatre adolescentes enceintes ont été secourus", a précisé à l'AFP Nnamdi Omoni.

Il a ajouté que les victimes "fragiles et mal nourries" ont été hospitalisées. Des enquêtes sont en cours pour retrouver les personnes qui ont dirigé cet établissement.

Plusieurs autres "usines à bébés" du même type ont été découvertes ces dernières années par la police nigériane. Dans certains cas, les bébés pourraient faire l'objet de rituels de magie noire.


Les opérations de police visant à fermer ces "usines" sont relativement fréquentes au Nigeria, notamment dans le sud. Des jeunes filles piégées avec des promesses d'emplois se retouvent enceintes et forcées d'accoucher des enfants à "vendre".

Les bébés garçons sont généralement vendus pour 500.000 nairas (1.400 USD, 1.250 euros) tandis que les filles sont "vendues" pour 300.000 nairas, a indiqué la police dans des cas précédents.

Riche en pétrole, le Nigeria possède une des plus grandes économies d'Afrique, mais il est un des pays au monde qui compte le plus d'habitants vivant dans une pauvreté extrême.

L'Unesco a classé le trafic d'êtres humains en troisième place des crimes les plus fréquents commis au Nigeria, après la corruption et le trafic de drogue.


Le Nigeria simplifie la délivrance de visas pour les citoyens d'autres pays africains

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L'ex porte-parole de l'opposition condamné à 7 ans de prison pour corruption

Affiche de campagne d'Atiku Abubakar, chef du Parti démocratique populaire (PDP), à Kano, au Nigéria, le 17 février 2019. REUTERS / Luc Gnago /

Un tribunal nigérian a condamné mardi un opposant, ancien porte-parole du Parti démocratique populaire (PDP), l'une des deux principales formations politiques du pays, à sept ans de prison pour corruption.

Olisa Metuh a été reconnu coupable de sept chefs d'accusation, notamment de corruption et de blanchiment d'argent.

"Cette affaire doit servir de leçon aux autres", a souligné le juge Okon Abang, de la Haute cour fédérale d'Abuja.

Olisa Metuh, un proche de l'ancien président Goodluck Jonathan, est accusé par la Commission des crimes économiques et financiers (EFCC) d'avoir reçu 400 millions de nairas (945.000 euros) de Sambo Dasuki, alors conseiller à la sécurité du président Jonathan, dans une affaire de vente d'armes.

De son côté, M. Dasuki comparaît dans un autre procès, accusé d'avoir détourné 2 milliards de dollars destinés à équiper l'armée nigériane, notamment pour la lutte contre l'insurrection du groupe jihadiste Boko Haram.

L'argent, selon la EFCC, aurait été utilisé pour financer la campagne présidentielle du Parti démocratique populaire (PDP), qui n'a finalement pas réussi à faire élire M. Jonathan en 2015, face à son rival, Muhammadu Buhari.

L'ex-porte-parole du PDP et M. Dasuki affirment que M. Jonathan était au courant de ces versements.

Appelé par trois fois à venir témoigner, M. Jonathan a toujours refusé de donner suite aux convocations des juges de la Haute cour fédérale d'Abuja.

La condamnation d'Olisa Metuh est une victoire pour le président Buhari, qui a lancé une vaste campagne pour tenter d'éradiquer la corruption généralisée dans l'administration nigériane.

Mais ses détracteurs accusent l'actuel président de mener une chasse aux sorcières visant surtout des membres de l'opposition et du gouvernement de l'époque Jonathan.

Un Nigerian ouvre Paris Fashion week, réduite à cause du coronavirus

Un mannequin présente une création de la collection automne/hiver 2020 de Michael Kors lors de la semaine de la mode à New York, aux États-Unis, le 12 février 2020. (REUTERS/Idris Solomon)

Le Nigerian Kenneth Ize, l'un des quatre nouveaux stylistes à la conquête de la capitale de la mode internationale, défilera lundi à l'ouverture de Paris Fashion week marquée par l'absence de plusieurs maisons chinoises en raison du nouveau coronavirus.

Après New York, Londres et Milan, Paris clôture les semaines du prêt-à-porter femme automne-hiver avec 70 défilés sur neuf jours, légèrement moins nombreux par rapport aux Fashion weeks précédentes.

Deux marques chinoises du calendrier officiel parisien, Shiatzy Chen et Jarel Zhang qui devaient présenter leurs collections respectivement les 2 et 3 mars ont annulé leur défilés en raisons de la propagation de l'épidémie de Covid-19.

Chanel a de son côté annoncé le report d'un défilé prévu en mai à Pékin, à cause du nouveau coronavirus apparu en décembre en Chine et qui a fait plus de 2.600 morts, en s'appuyant "sur la situation actuelle et en prenant en compte les recommandations des autorités chinoises".

- Aso oke revisité -

Fidèle à sa réputation de capitale de la mode internationale et terre d'accueil de jeunes talents, la semaine parisienne s'ouvre cette saison à quatre nouvelles marques: celles basées en France Coperni et Gauchère, la Japonaise Noir Kei Ninomiya et Nigériane du styliste Kenneth Ize.

La Fédération de la haute couture et de la mode française met par ailleurs en place le showroom Sphere qui rassemble les marques sélectionnées pour leur créativité et leur potentiel du développement pour les accompagner en amont des sessions de vente ainsi que pour le financement, la formation et le soutien logistique.

Soutenu par ce dispositif, le Nigerian Kenneth Ize, finaliste en 2019 du prestigieux prix LVMH et qui a vu défiler pour sa marque Naomi Campbell, devenue cliente, fera son baptême de feu parisien lundi à 19H00.

Coronavirus : entretien avec le docteur Michel Yao (OMS)
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Originaire de Lagos et diplômé de l'Université des arts appliqués de Vienne où il a grandi, il puise dans le patrimoine textile de son pays et utilise Aso oke, tissu créé par le peuple Yoruba d'Afrique de l'Ouest pour des coupes contemporaines.

"Nous ravivons, réinterprétons et donnons un nouveau contexte aux techniques artisanales qui ont promu l'identité ouest-africaine", a-t-il déclaré au New York Times en mai 2019.

- Nouveau créateur pour Kenzo -

Coperni, marque en vogue des Parisiennes, défilera mardi, de façon classique. La saison précédente, Sébastien Meyer et Arnaud Vaillant, le duo à la tête de la maison, avaient dévoilé leur collection dans l'Apple Store des Champs-Élysées, dans une vidéo en expliquant aux invités les tissus et les aspects technologie, chose très rare dans le prêt-à-porter.

Le Japonais Kei Ninomiya, réputé par des formes structurales et influencé par le style conceptuel de Rei Kawakubo, avec qui il a travaillé, défilera samedi. Gauchère, marque de la créatrice allemande Marie-Christine Statz qui fait des vêtements bien coupés et très portables, est attendue le 3 mars, au dernier jour de la Fashion week après Chanel.

Le défilé Kenzo mercredi est particulièrement attendu puisqu'il s'agira de la première collection femmes imaginée par le Portugais Felipe Oliveira Baptista après le départ du duo de créateurs californiens Carol Lim et Humberto Leon.

La maison française Courrèges sera en revanche absente cette fois après le départ de sa créatrice allemande Yolande Zobel.

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