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Près d'un million d'arrestations à la frontière sud des Etats-Unis en un an

Poste-frontière de Tijuana au Mexique le 27 septembre 2016.

Près d'un million de personnes ont été arrêtées à la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique depuis octobre 2018, un record en 12 ans, a annoncé mardi le chef de la police américaine aux frontières.

Les opérations "à la frontière sud-ouest ont atteint près d'un million pour l'année fiscale 2019", qui s'est terminée fin septembre, a indiqué Mark Morgan lors d'une conférence de presse à Washington.

Les Etats-Unis ont fait face en 2019 à une explosion des passages clandestins depuis le Mexique, majoritairement des Centraméricains fuyant la violence et la misère dans leur pays. Cet afflux a entraîné une crise à la frontière avec des centres d'accueil surpeuplés et des conditions sanitaires déplorables.

Malgré une politique de "tolérance zéro" pour les familles à la frontière - avec notamment la détention des parents et le placement des enfants en centres d'accueil - les arrestations ont atteint un pic de 144.000 en mai. Elles ont depuis baissé à un rythme soutenu pour atteindre 52.000 en septembre, selon M. Morgan.

Pour endiguer le flux, le gouvernement américain a fait pression sur le Mexique pour qu'il déploie des troupes à sa frontière sud, afin d'empêcher les migrants - en grande majorité originaires du Salvador, du Honduras et du Guatemala - de traverser le pays.

Mexico a également accepté que les demandeurs d'asile attendent au Mexique que leur dossier soit examiné. Actuellement, plus de 51.000 personnes sont concernées par cette mesure.

Des accords de coopération avec les pays centraméricains d'où sont originaires les migrants ont également été conclus, mais ils sont dénoncés par les associations de défense des droits humains, qui estiment que ces pays ne sont pas assez sûrs ni assez riches pour accueillir les migrants.

L'administration Trump, qui a fait de la lutte contre l'immigration illégale une priorité, continue parallèlement la construction de pans de mur le long des 3.200 km de frontière avec le Mexique.

Au total, près de 115 km ont été pourvus d'un nouveau système de protection, qui intègre une barrière physique, des lumières et des routes d'accès, a indiqué Mark Morgan.

A la fin 2020, soit lors de l'élection présidentielle lors de laquelle M. Trump doit briguer un nouveau mandat, la police aux frontières s'attend à avoir étendu ce système sur plus de 700 km, a-t-il ajouté.

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Destitution: le célèbre avocat Alan Dershowitz défendra Trump

L'avocat Alan Dershowitz

L'avocat Alan Dershowitz, célèbre constitutionnaliste, fera partie de l'équipe de défense de Donald Trump dans son procès en destitution devant le Sénat la semaine prochaine, a-t-il annoncé vendredi.

L'ex-procureur Kenneth Starr, qui s'est fait connaître mondialement dans les années 1990 pour son enquête sur la relation extra-conjugale entre Bill Clinton et Monica Lewinsky, stagiaire à la Maison Blanche, devrait également rejoindre cette équipe, selon plusieurs médias américains.

"Le professeur Dershowitz s'exprimera en défense durant le procès au Sénat pour présenter les arguments constitutionnels contre la destitution", a indiqué son cabinet.

C'est Pat Cipollone, avocat de la Maison Blanche, qui sera en première ligne.

Plutôt discret, peu habitué des plateaux de télévision, ce fils d'immigrés italiens ayant grandi dans le Bronx, fervent catholique et père de 10 enfants, a peu de choses en commun avec le tempétueux magnat de l'immobilier.

"Il est du genre solide et silencieux", soulignait il y a quelques semaines Donald Trump lors d'une cérémonie à la Maison Blanche ne tarissant pas d'éloge sur "Pat" et son "équipe extraordinaire".

Il va devoir s'adapter à un nouveau rôle, en pleine lumière, devant les sénateurs et des millions de téléspectateurs,

Il s'est jusqu'ici surtout fait remarquer par sa plume incisive: c'est lui qui a rédigé les courriers dénonçant la procédure de mise en accusation du président, à la tonalité très agressive et où l'on sentait le souffle de Donald Trump.

Après un courrier particulièrement agressif daté du 15 mai 2019, il s'était attiré les foudres de Nancy Pelosi. "Cette lettre qui a été envoyée depuis la Maison Blanche était une blague, indigne de la présidence des Etats-Unis (...) Honte à eux".

Ce procès au Sénat prend un relief particulier: la Maison Blanche avait en effet décidé de ne pas participer à l'enquête sur la mise en accusation, conduite à la Chambre des représentants, dominée par les démocrates. Le procès au Sénat, dominé par les républicains, donnera pour la première fois l'occasion aux avocats du président de présenter leurs arguments.

Une caravane de migrants honduriens progresse au Guatemala

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Début du procès en destitution de Donald Trump

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Attentats de Ouagadougou et Grand-Bassam: Washington inculpe un cerveau présumé

Attentats de Ouagadougou et Grand-Bassam: Washington inculpe un cerveau présumé
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Attentats de Ouagadougou et Grand-Bassam: Washington inculpe un cerveau présumé

Mimi Ould Baba est aussi accusé d'avoir participé à la préparation de l'attaque du 13 mars 2016 sur la plage de la populaire station balnéaire de Grand-Bassam, près d'Abidjan en Côte d'Ivoire.

La justice américaine a indiqué jeudi avoir inculpé un Malien, déjà détenu au Mali, pour avoir joué "un rôle central" dans deux attaques jihadistes au Burkina Faso et en Côte d'Ivoire ayant fait 49 morts dont un Américain en 2016.

Mimi Ould Baba, 32 ans, est accusé d'avoir aidé à préparer l'attaque du 15 janvier 2016 contre le café-restaurant Cappucino et l'hôtel Splendid de Ouagadougou.

L'attentat avait fait 30 morts, majoritairement des Occidentaux, dont l'Américain Michael Riddering, qui dirigeait un orphelinat et un centre d'aide pour femmes au Burkina, a rappelé le ministère américain de la Justice dans un communiqué.

L'attaque avait été revendiquée par la branche d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) et le groupe Al-Mourabitoune de l'Algérien Mokhtar Belmokhtar.

Mimi Ould Baba est aussi accusé d'avoir participé à la préparation de l'attaque du 13 mars 2016 sur la plage de la populaire station balnéaire de Grand-Bassam, près d'Abidjan en Côte d'Ivoire.

Elle avait fait 19 morts dont quatre Français.

Mimi Ould Baba avait été arrêté en janvier 2017 au Mali par les soldats français déployés dans ce pays, et accusé d'avoir été l'un des "cerveaux" de l'attaque de Grand-Bassam, revendiquée par Aqmi.

Deux mois plus tard, les autorités burkinabés l'avaient identifié également comme le "chef des opérations" de l'attaque de Ouagadougou.

"Nous soutenons pleinement l'enquête malienne et continuerons nos efforts avec les autorités là-bas en vue d'arriver à notre objectif partagé de tenir Baba pour responsable de ses crimes", a déclaré le ministère américain, sans préciser s'il demanderait l'extradition de l'accusé après la procédure malienne.

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