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Plus de 900 enfants migrants séparés de leurs parents depuis un an

Un site de retention des enfants immigrants, à Homestead, en Floride.

Plus de 900 enfants migrants ont continué à être séparés de leurs familles à la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique depuis un an, bien que le gouvernement Trump ait affirmé avoir mis un terme à cette politique, selon un puissant groupe américain de défense des droits civiques mardi.

Cette organisation, l'ACLU, affirme dans des documents judiciaires déposés devant un tribunal fédéral de San Diego, en Californie, que l'administration Trump accuse certains parents migrants de délits mineurs --y compris des infractions routières-- ou de négligence afin de continuer à les séparer de leurs enfants.

L'ACLU fournit de nombreux exemples d'enfants séparés, dont près de 20% d'entre eux ont moins de cinq ans selon elle.

Parmi les migrants concernés, un père séparé de sa fille d'un an pour n'avoir pas changé sa couche, un autre séparé de son fils pour n'avoir pas pu répondre aux questions des agents à la frontière à cause d'un trouble de la parole, ou encore un troisième parce qu'il était atteint du VIH.

Le gouvernement du président Donald Trump avait décrété au printemps une politique de "tolérance zéro" envers l'immigration illégale qui avait conduit à la séparation de nombreuses familles. Une politique qui avait suscité un tollé aux Etats-Unis et à l'étranger.

En juin 2018, le locataire de la Maison Blanche avait ordonné d'y mettre un terme, puis un juge avait ordonné de réunir les familles divisées, sauf si les parents présentaient un danger pour leurs enfants.

Le gouvernement américain a depuis affirmé qu'il ne procédait à des séparations que si les parents présentaient un risque.

"Il est choquant que l'administration Trump continue à séparer des bébés de leurs parents", a déclaré Lee Gelernt, avocat pour l'ACLU. "Plus de 900 familles rejoignent les milliers d'autres qui ont précédemment été déchirées par cette politique cruelle et illégale".

Seule une minorité de ces 900 enfants séparés depuis juin de l'année dernière sont réellement en danger avec leurs parents, selon l'ACLU.

L'organisation demande au tribunal de clarifier les critères selon lesquels ces séparations peuvent avoir lieu.

Un chiffre similaire à celui avancé par l'ACLU avait été évoqué par le ministre par intérim de la Sécurité intérieure, Kevin McAleenan, lors d'une audition au Congrès mi-juillet. Il avait qualifié les séparations de "rares" désormais.

Environ 390.000 familles ont été arrêtées à la frontière sud des Etats-Unis depuis le 1er octobre, selon les statistiques des garde-frontières américains.

Avec AFP

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Coronavirus: Boeing annonce un plan de départs volontaires

Un Boeing 737 MAX est vu lors d'une visite médiatique de l'usine Boeing à Renton, Washington, États-Unis, le 7 décembre 2015. (Photo: REUTERS/Matt Mills McKnight)

Le patron de Boeing a annoncé jeudi la mise en oeuvre d'un plan de départs volontaires afin de permettre au géant de l'aéronautique de faire face à l'impact de la pandémie de coronavirus et de préserver l'essentiel pour préparer la reprise.

"Nous prenons des mesures -- y compris ce plan de départs volontaires -- sur la base de nos connaissances à ce jour. Ces mesures vont nous mener jusqu'à la reprise à condition que nous ne soyons pas confrontés à d'autres défis", écrit Dave Calhoun dans un message à tous les employés du groupe.

Le secteur aéronautique est parmi les premières victimes économiques de la pandémie de Covid-19. Boeing était déjà englué dans la crise de son 737 MAX, interdit de vol après deux accidents rapprochés ayant fait 346 morts.

"Nous faisons tout ce que nous pouvons pour protéger l'avenir de notre activité", assure M. Calhoun, soulignant que l'entreprise continuait à servir ses clients, que ce soit dans le domaine de l'aviation civile, de la défense ou de l'espace.

Mais qu'il était essentiel selon lui de "maintenir la stabilité de (la) chaîne d'approvisionnement pour être prêt à redémarrer une fois que la pandémie sera terminée".

"Cela signifie surtout que nous devons faire tout notre possible pour garder notre équipe intacte. Nous ne pouvons pas retourner à la normale après la crise si nous n'avons pas les gens et les savoir-faire nécessaires", ajoute-t-il.

Boeing n'a donné aucun détail sur la taille de son plan de départs volontaires, mais a précisé que les employés qui choisiraient de partir pourraient bénéficier d'une couverture santé pendant un certain temps, un aspect très important aux Etats-Unis, où il n'y a pas de couverture santé universelle, comme en Europe par exemple.

Le géant de Seattle et sa chaîne de fournisseurs représentent au total 2,5 millions d'emplois aux Etats-Unis, selon Boeing.

Le constructeur emploie plus de 150.000 personnes à travers le monde, dont 70.000 dans le seul Etat de Washington, dans le nord-ouest des Etats-Unis.

Avertissement de Trump à l'Iran: Téhéran n'agit "qu'en légitime défense", répond Zarif

Le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif en Allemagne, le 15 février 2020.

L'Iran n'agit qu'en "légitime défense", a rétorqué jeudi le ministre iranien des Affaires étrangères, au lendemain d'une mise en garde du président américain Donald Trump en cas de nouvelle attaque contre les troupes américaines en Irak.

"Contrairement aux Etats-Unis --qui mentent, trompent, et assassinent--, l'Iran agit uniquement dans le cadre de la légitime défense", a écrit Mohammad Javad Zarif sur Twitter.

Mercredi soir, M. Trump avait assuré que son pays ne voulait "pas d'hostilités" avec les Iraniens. "Mais s'ils nous sont hostiles, ils vont le regretter comme jamais auparavant", avait-il ajouté.

"Ne soyez pas, ENCORE UNE FOIS, trompés par les bellicistes habituels", a affirmé le ministre iranien jeudi, ajoutant que "l'Iran ne commence pas les guerres, mais il donne une leçon à ceux qui le font".

Le président américain avait tweeté mercredi que "selon nos informations (...), l'Iran et ses protégés préparent une attaque sournoise contre des troupes américaines et/ou des installations en Irak", prévenant que "si cela a lieu, l'Iran paiera un prix très élevé".

M. Zarif a encore dit jeudi sur Twitter que l'"Iran a des AMIS: personne ne peut avoir des MILLIONS de +protégés+".

En janvier, des missiles tirés d'Iran ont fait une centaine de blessés sur la base aérienne irakienne d'Aïn al-Assad, où sont toujours postés des centaines de militaires américains.

Les tirs iraniens étaient une riposte à l'assassinat par les Etats-Unis sur le sol irakien du puissant général iranien Qassem Soleimani et son lieutenant irakien Abou Mehdi al-Mouhandis début janvier.

L'Iran a mis en garde les Etats-Unis mercredi contre le risque d'entraîner le Moyen-Orient dans une "situation désastreuse" en pleine crise du nouveau coronavirus, après le déploiement par Washington de missiles Patriot sur le sol de l'Irak voisin.

L'Iran, qui compte officiellement plus de 3.000 décès dus au nouveau coronavirus, est l'un des pays les plus touchés par la pandémie.

Dans ce contexte de pandémie, le président iranien Hassan Rohani a estimé mercredi que les Etats-Unis avaient raté une "opportunité historique" de lever leurs sanctions contre Téhéran.

L'économie iranienne pâtit fortement des sanctions rétablies par les Etats-Unis après leur retrait unilatéral en 2018 de l'accord international sur le nucléaire iranien. Ces sanctions peuvent frapper toute banque ou entreprise commerçant avec Téhéran, y compris non-américaine, dès lors qu'elle opère en dollars ou a des activités aux États-Unis.

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