Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Amériques

Le Mexique conteste la décision des Etats-Unis de verrouiller l'accès à l'asile

Des migrants dans un camion dans l'Etat de Oaxaca, au Mexique, le 19 février 2015.

Le gouvernement mexicain a dénoncé lundi la décision de Washington de verrouiller l'accès à l'asile en refusant toutes les demandes déposées à sa frontière sud par des migrants n'ayant pas sollicité le statut de réfugié au Mexique ou dans un autre pays sur la route des Etats-Unis.

"Le Mexique n'est pas d'accord pas avec les mesures qui verrouillent (l'accès à) l'asile ou (au statut) de réfugié, visant ceux qui craignent pour leur vie dans leur pays d'origine", a déclaré le chef de la diplomatie mexicaine Marcelo Ebrard lors d'une conférence de presse.

"Nous allons être très vigilants sur le respect du principe de non-refoulement, conformément au droit international en vigueur", a-t-il ajouté.

Le principe de non-refoulement prévoit qu'aucun Etat signataire de la Convention de l'ONU de 1951 sur le statut des réfugiés "n'expulsera ou ne refoulera, de quelque manière que ce soit, un réfugié sur les frontières des territoires où sa vie ou sa liberté serait menacée en raison de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques".

Un peu plus tôt lundi, le gouvernement américain avait annoncé qu'il allait refuser à compter de mardi l'asile aux migrants transitant par le Mexique.

"Les Etats-Unis sont généreux mais complètement débordés par le fardeau créé par les centaines de milliers d'étrangers arrêtés à la frontière sud", a déclaré le ministre de la Justice Bill Barr dans un communiqué annonçant la mise en place, à compter de mardi, de cette nouvelle règle.

Celle-ci est censée, selon le ministre, "décourager les migrants économiques qui veulent exploiter notre système d'asile".

Tout comme l'Union européenne permet de renvoyer les demandeurs d'asile dans le pays membre par lequel ils sont entrés dans l'UE, les lois américaines prévoient la possibilité de refuser les demandes d'asile des migrants ayant transité par un pays tiers considéré comme "sûr". Mais elles renvoient la définition des pays "sûrs" à la conclusion d'accords bilatéraux.

Interrogé sur ce point précis, à savoir si le Mexique allait de facto devenir un pays tiers "sûr", Marcelo Ebrard a rappelé que cette décision devait recevoir l'aval du Parlement mexicain.

"Nous ne débuterons aucune négociation sur le statut de +pays tiers sûr+ sans recevoir le feu vert du Parlement", a-t-il expliqué.

Toutes les actualités

Les États contrôlés par les républicains tentent de changer les lois électorales

Les États contrôlés par les républicains tentent de changer les lois électorales
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:03:16 0:00

Le Sénat approuve le plan de relance de Joe Biden

Le président Joe Biden participe à une table ronde sur un ensemble de mesures de lutte contre le coronavirus à la Maison Blanche à Washington, le vendredi 5 mars 2021.

Le Sénat américain a approuvé samedi un projet de loi de grande envergure sur la lutte contre le coronavirus.

Le vote, strictement partisan (50 en faveur, 49 contre) est intervenu au terme d'une session marathon, donnant ainsi aux démocrates leur première victoire législative depuis qu'ils ont reconquis la majorité.

Selon le quotidien USA Today, le sénateur républicain Dan Sullivan (Alaska) était absent.

Peu après l'adoption du projet de loi, le président Joe Biden a déclaré que l'administration sera en mesure d'expédier 1 400 dollars à la plupart des Américains dès ce mois.

Il a jouté que les mesures adoptées permettront d'accélérer la fabrication et la distribution des vaccins anti-coronavirus.

Le locataire de la Maison Blanche a précisé que plus de 85% des ménages américains recevront des paiements.

Les "tentes à câlins" pour faire revivre la chaleur humaine comme avant la pandémie

Les "tentes à câlins" pour faire revivre la chaleur humaine comme avant la pandémie
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:03:09 0:00

USA: moins de 40.000 cas de Covid en 24H, une première depuis octobre

Test de dépistage du coronavirus (COVID-19) à Denver, Colorado, États-Unis, le 20 juin 2020.

Pour la première fois en cinq mois, les Etats-Unis ont recensé jeudi moins de 40.000 cas de Covid-19 en 24H, selon les données de l'université Johns Hopkins, qui font référence.

Après un pic de près de 300.000 cas en 24 heures enregistré le 8 janvier, le nombre d'infections quotidiennes a retrouvé son niveau d'avant Halloween, Thanksgiving et les autres fêtes de fin d'années, synonymes de nombreux déplacements à travers le pays et d'une propagation accrue du virus.

Autre signe encourageant dans le pays le plus touché par la pandémie en valeur absolue: les moyennes hebdomadaires des morts et des hospitalisations sont elles aussi nettement en baisse.

La campagne de vaccination lancée en décembre aux Etats-Unis bat désormais son plein, avec trois vaccins autorisés: ceux de l'alliance Pfizer/BioNTech, de Moderna, et depuis quelques jours, de Johnson & Johnson, dont les premières injections ont commencé mardi.

Et le nombre de personnes vaccinées s'apprête à dépasser celui des cas recensés dans le pays depuis le début de la pandémie.

Face à la concurrence de bonnes nouvelles, les Etats américains lèvent les uns après les autres les restrictions mises en place pour freiner la propagation du Covid-19, qui dépendent majoritairement des autorités locales aux Etats-Unis.

Ces annonces ont consterné le président américain Joe Biden, qui les juge trop prématurées. Il s'agit d'une "grande erreur", a-t-il dénoncé, emboîtant le pas des principaux responsables sanitaires fédéraux.

Calme au Capitole sous haute sécurité après une nouvelle menace extrémiste

La Garde nationale veille sur le Capitole, le jeudi 4 mars 2021, au Capitole à Washington.

La journée s'est déroulée sans incident jeudi au Capitole à Washington, placé sous haute sécurité après l'annonce qu'une "milice" cherchait à attaquer le siège du Congrès, barricadé depuis l'assaut meurtrier mené par des extrémistes pro-Trump en janvier.


Certains membres de la nébuleuse QAnon accordent une importance symbolique au 4 mars, date à laquelle les présidents américains prenaient leurs fonctions jusqu'en 1933.

Refusant toujours d'accepter la victoire de Joe Biden à la présidentielle de novembre, certains auraient été ainsi persuadés que Donald Trump pouvait être investi une seconde fois jeudi.

Et la police avait averti que des extrémistes et membres de QAnon avaient évoqué une nouvelle attaque contre le Capitole à cette occasion.

Depuis l'assaut du 6 janvier, des militaires de la Garde nationale patrouillent dans les couloirs de l'imposant bâtiment et sur l'esplanade, protégée par de hautes barrières, par endroit surmontées de barbelés.

Cet imposant dispositif de sécurité rend difficilement imaginable la répétition du coup de force de janvier, quand des milliers de manifestants pro-Trump s'étaient rassemblés au pied du Capitole après un discours du milliardaire républicain.

La Chambre des représentants avait néanmoins avancé à mercredi soir des votes prévus initialement jeudi.

Mais le Sénat a maintenu sa séance et la présidente de la Chambre Nancy Pelosi a minimisé jeudi les craintes sécuritaires derrière la décision de décaler les votes.

Cette décision était "logique" après l'avertissement lancé par la police, a-t-elle déclaré, en soulignant que les parlementaires de la Chambre étaient bien plus nombreux qu'au Sénat (435 contre 100) et qu'il était aisé pour eux d'avancer les seulement quelques heures de séance prévues jeudi matin.

"Personne ne devrait l'interpréter comme si nous avions changé tout notre calendrier parce que quelques fauteurs de troubles risquaient d'arriver", a-t-elle toutefois souligné. "Nous sommes bien mieux préparés que la dernière fois."

Les responsables de la sécurité du Congrès avaient conseillé aux parlementaires d'utiliser les parkings et couloirs souterrains pour accéder au Capitole.

"Forcer l'entrée"

Ces craintes se fondent sur des informations obtenues par les renseignements américains. Fin février, un groupe d'extrémistes "non-identifié a évoqué le projet de prendre le contrôle du Capitole américain", écrivent le FBI et le ministère américain de la Sécurité intérieure dans une note.

Ces extrémistes convaincus -à tort- que l'élection présidentielle de novembre a été marquée par des fraudes massives, nient la légitimité de Joe Biden, arrivé à la Maison Blanche le 20 janvier.

Mercredi, la police du Capitole a précisé que des informations montraient "un possible projet d'une milice identifiée visant à forcer l'entrée du Capitole le 4 mars".

Les lourdes mesures de sécurité font débat aux Etats-Unis, où beaucoup déplorent voir ce bâtiment surnommé "la Maison du Peuple" coupé des Américains.

Citant une augmentation de "93% des menaces pesant sur les élus lors des deux premiers mois de l'année par rapport à l'an dernier", la police du Capitole a toutefois annoncé jeudi soir qu'elle avait demandé au Pentagone de prolonger au-delà du 12 mars le déploiement de la Garde nationale.

La mouvance QAnon est née en 2017 aux Etats-Unis chez des partisans de l'homme d'affaires, qui serait, selon cette théorie du complot, en croisade contre "une élite composée de pédophiles satanistes", et a essaimé jusqu'en Europe. Elle est désormais officiellement bannie des grandes plateformes numériques, ce qui rend plus difficile le suivi par ses membres.

Beaucoup ont été découragés par l'échec du coup de force de janvier.

Cinq personnes, dont un policier du Capitole, sont mortes lors de cet assaut. Plus de 270 personnes sont poursuivies pour leur participation à cette attaque, selon le FBI.

Accusé d'"incitation à l'insurrection" pour avoir appelé ses partisans à marcher sur le Congrès, Donald Trump a été acquitté au Sénat le 13 février.

Il n'a lui-même jamais accepté le résultat de la présidentielle, estimant sans fondement que sa défaite était due à des fraudes massives.

Voir plus

XS
SM
MD
LG