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Pour stimuler les naissances, le Japon finance les rencontres entre célibataires

Une famille regarde les affiches des candidats devant un bureau de vote à Tokyo, au Japon, le 5 juillet 2020

Le Japon veut stimuler son taux de natalité en finançant à hauteur de 2 milliards de yens, (soit près de 20 millions de dollars), les startups et les projets qui utilisent l'intelligence artificielle, susceptibles d’aider les célibataires à se rencontrer afin qu’ils puissent fonder une famille.

Selon le quotidien Japan Times, le Japon compte sur l'intelligence artificielle pour provoquer des rencontres, créer des jumelages, entre des hommes et des femmes aux goûts communs. Le gouvernement japonais espère que ces personnes finiront par former des couples et avoir des bébés; ce qui éventuellement, augmenterait le taux de natalité qui dégringole.

«Nous prévoyons notamment d’offrir des subventions aux gouvernements locaux qui exploitent ou démarrent des projets de jumelage utilisant l’IA», a affirmé une autorité gouvernementale, citée par Japan Times. "Nous espérons que ce soutien contribuera à inverser le déclin du taux de natalité du pays."

Plusieurs circonscriptions administratives et territoriales du Japon proposent déjà des services de jumelage; faisant parfois recours à l’intelligence artificielle, rapporte Japan Times.

Ce que veulent les autorités japonaises, c’est d’amender ces plateformes de rencontres et les rendre plus effectives; et que ces unions soient fructueuses, aboutissant à la naissance des bébés.

Le taux de fécondité du Japon est l'un des plus bas du monde.

Au cours des quatre dernières années, le nombre de naissances annuelles dans ce pays est tombé à moins d'un million et la tendance n’est pas prête à se renverser sans un coup de pouce. En 2019, le pays n’a connu que 865 mille naissances dans tout le pays, soit une baisse de 5,8% par rapport à 2018.

Si cette tendance se poursuit d’ici à 2050, il pourrait y avoir moins de 100 millions d’habitants au Japon, alors que 40% de cette population aura plus de 65 ans. A l’horizon 2100, la population du Japon pourrait baisser à 53 millions d'habitants (le même nombre qu’en 1910,) contre 128 millions en 2017.

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Le Parlement canadien reconnaît un "génocide" contre les Ouïghours, la Chine proteste

Un drapeau national chinois flotte près d'un minaret de l'ancienne mosquée Id Kah dans la vieille ville de Kashgar, dans la région autonome ouïgoure du Xinjiang, en Chine, le 6 septembre 2018. Photo prise le 6 septembre 2018.

Les députés canadiens ont adopté lundi une motion non contraignante assimilant le traitement réservé par la Chine à sa minorité ouïghoure à "un génocide", provoquant la colère de Pékin qui l'a qualifiée de "provocation malveillante".

La motion, déposée à l'initiative des conservateurs (opposition), a été adoptée à la Chambre des communes par 266 voix sur 338. Elle appelle également le gouvernement de Justin Trudeau à se ranger à cet avis. Les autres députés, notamment les ministres du gouvernement libéral de Justin Trudeau, se sont abstenus.

Cette motion reconnaît que "les Ouïghours en Chine ont été et sont soumis à un génocide".

L'ambassade de Chine au Canada a rejeté dans un communiqué cette motion, "un acte honteux", qualifiant les députés canadiens d'"hypocrites et éhontés" pour avoir eu recours "à l'excuse des droits de l'Homme pour s'engager dans une manipulation politique au Xinjiang afin d'interférer dans les affaires intérieures de la Chine".

Pour appuyer leur demande, les députés pointent notamment "l'endoctrinement politique et antireligieux", "le travail forcé" et "la destruction de sites culturels" que subit selon eux cette minorité musulmane dans le Xinjiang.

Un amendement à la motion demandant que les Jeux olympiques d'hiver de Pékin de 2022 soient déplacés si le "génocide" se poursuit, a également été adopté.

"Certaines personnes au Canada devraient abandonner leurs préjugés anti-chinois", a fustigé mardi devant la presse à Pékin un porte-parole de la diplomatie chinoise, Wang Wenbin.

M. Wang a indiqué que son pays répondrait "résolument" à toute action du Canada qui "porterait atteinte" aux intérêts de la Chine.

'Enormes violations'

Selon des études d'instituts américains et australien, au moins un million de Ouïghours ont été internés dans des "camps" du Xinjiang et certains ont été soumis à du "travail forcé" ou à des "stérilisations forcées".

La Chine dément catégoriquement les deux dernières accusations et affirme que les "camps" sont des "centres de formation professionnelle" destinés à éloigner la population de l'extrémisme religieux et du séparatisme, après de nombreux attentats meurtriers commis contre des civils par des Ouïghours.

"Maintenant, les conservateurs demandent au gouvernement libéral de respecter le Parlement et de reconnaître officiellement qu'un génocide se passe en Chine", a déclaré leur chef, Erin O'Toole, qui depuis des mois appelle Ottawa à durcir le ton contre Pékin.

"Le gouvernement du Canada prend toute allégation de génocide extrêmement au sérieux", a réagi dans un communiqué le ministre des Affaires étrangères Marc Garneau, rappelant que le Canada privilégiait une approche concertée avec ses alliés sur cette question.

Vendredi, le Premier ministre Justin Trudeau a admis que "d'énormes violations des droits de l'Homme ont été signalées dans le Xinjiang".

Il a précisé, à l'issue d'une réunion du G7, que le Canada se concertait avec ses partenaires quant à l'utilisation du terme "génocide" déjà employé par l'administration de Donald Trump.

Les relations entre le Canada et la Chine traversent une crise sans précédent depuis l'arrestation fin 2018 de l'ex-diplomate canadien Michael Kovrig et de son compatriote Michael Spavor, accusés d'espionnage, quelques jours après celle d'une cadre de Huawei, Meng Wanzhou, à l'aéroport de Vancouver.

La directrice financière du géant chinois a été arrêtée à la demande de la justice américaine qui veut la juger pour fraude bancaire.

Géorgie: le Premier ministre démissionne, l'opposition veut des élections

L'ancien Premier ministre Guiorgui Gakharia

L'opposition en Géorgie a appelé jeudi à des élections législatives anticipées après la démission du Premier ministre Guiorgui Gakharia, qui quitte le pouvoir en pleine crise politique pour protester contre une tentative d'arrêter un opposant de premier plan.

Le départ du chef de gouvernement de 45 ans est le dernier rebondissement en date dans la crise qui secoue ce pays du Caucase depuis les législatives d'octobre, entachées de fraudes selon l'opposition qui boycotte depuis le Parlement.

"J'ai pris la décision de quitter mes fonctions", a déclaré M. Gakharia, un départ surprise motivé par la décision la veille d'un tribunal géorgien d'ordonner le placement en détention provisoire de Nika Melia, dirigeant du Mouvement national unifié (MNU), parti de l'ex-président en exil Mikheïl Saakachvili.

"Il est inadmissible d'appliquer une décision judiciaire (...) si cela présente un risque pour la santé et la vie de nos concitoyens et crée la possibilité d'une escalade politique dans le pays", a-t-il dit.

Nika Melia est accusé d'avoir organisé des "violences de masse" lors des manifestations d'envergure qui ont secoué pendant près d'une semaine le pays en 2019 et encourt neuf ans de prison. Il dénonce des "répressions visant l'opposition".

Ses partisans avaient averti qu'ils opposeraient une résistance à la police si elle venait arrêter l'intéressé.

Le parti au pouvoir du Rêve géorgien a annoncé pour sa part la nomination du ministre de la Défense et ancien-Premier ministre Irakli Garibashvili, 38 ans, pour succéder à M. Gakharia.

Cette nomination a été qualifiée de "comique" par Nika Melia, qui a assuré que cette décision signifiait que "le Rêve Géorgien est fini et que des élections anticipées sont imminentes".

"Le pouvoir va changer en Géorgie de manière pacifique et très prochainement", a-t-il déclaré.

L'opposition réclame des législatives anticipées depuis les élections contestées d'octobre, remportées de justesse par le Rêve Géorgien, parti fondé par l'ex-Premier ministre Bidzina Ivanichvili, l'homme le plus riche du pays, suspecté de contrôler le pouvoir en sous-main.

"Confiance en personne"

Les Géorgiens interrogés jeudi par l'AFP à Tbilissi, la capitale, affichaient leur lassitude face à ce nouvel épisode dans un pays habitué aux turbulences politiques.

"Gakharia est malin, il a trouvé une opportunité pour échapper à ce marécage. Le reste du gouvernement est une bande d'idiots qui ne pensent qu'à l'argent", a lancé Tamaz Pitskhelauri, électricien de 65 ans.

"La corruption fleurit et nous ne savons pas à quel parti ou politicien nous fier. Beaucoup de jeunes ne font confiance à personne en Géorgie", a abondé Ana Bedia, documentaliste de 24 ans.

L'opposant Nika Melia est retranché dans le siège de son parti à Tbilissi, où les dirigeants de la quasi-totalité des formations d'opposition se sont réunis dès mercredi pour le soutenir.

Après une tentative d'arrestation avortée jeudi matin, le ministère de l'Intérieur a annoncé avoir "temporairement reporté" l'opération suite à la démission du Premier ministre.

Dans un communiqué précédant l'audience judiciaire de mercredi, l'émissaire de l'Union européenne en Géorgie Carl Hartzell avait évoqué une "trajectoire dangereuse" pour la démocratie dans le pays.

L'ambassade américaine a elle appelé sur Twitter à "résoudre pacifiquement" la crise, jugeant la situation actuelle, "dangereuse".

Nika Melia est accusé d'avoir fomenté des violences lors de protestations devant le Parlement en juin 2019.

Celles-ci avaient éclaté après qu'un député russe invité s'était exprimé depuis le siège du président du Parlement, un geste controversé alors que les deux pays ont des relations tendues et se sont opposés lors d'une courte guerre en 2008.

Guiorgui Gakharia, qui occupait le poste de ministre de l'Intérieur lors de ces protestations, avait ordonné la répression du mouvement par la police, qui a utilisé gaz lacrymogène et balles en caoutchouc, faisant des blessés.

Seiko Hashimoto, femme politique et médaillée olympique, prend les rênes des JO de Tokyo

La ministre japonaise des Jeux olympiques et paralympiques, Seiko Hashimoto, participe à une conférence de presse à Tokyo, au Japon, le 16 septembre 2020.

La ministre japonaise des Jeux olympiques Seiko Hashimoto, 56 ans, a été nommée jeudi présidente du comité d'organisation des JO de Tokyo-2020.

Nommée jeudi présidente du comité d'organisation des JO de Tokyo-2020, Seiko Hashimoto a fait le voeu de "regagner la confiance" de l'opinion publique après l'embarrassant scandale sexiste qui avait poussé son prédécesseur Yoshiro Mori à démissionner vendredi dernier.

"Je ne vais m'épargner aucun effort pour le succès des Jeux de Tokyo", a déclaré Mme Hashimoto après sa nomination, intervenant à cinq mois de l'ouverture prévue de l'événement (23 juillet - 8 août), reporté l'an dernier à cause de la pandémie de Covid-19.

"Je suis persuadée que les Jeux vont attirer plus l'attention sur l'égalité des sexes, et à ce niveau je suis déterminée à regagner la confiance", a-t-elle ajouté par la suite.

Elle s'est engagée à porter le taux de femmes au sein du conseil exécutif de Tokyo-2020 à 40% contre 20% actuellement, et a appelé les volontaires des Jeux et les coureurs du relais de la flamme olympique qui avaient jeté l'éponge après l'affaire Mori à changer d'avis.

Elle avait auparavant présenté au Premier ministre Yoshihide Suga sa démission du gouvernement, dont elle était l'une des deux seules femmes à occuper un portefeuille, précisément celui des Jeux olympiques et de l'Egalité des sexes depuis septembre 2019.

M. Suga a annoncé son remplacement par une autre femme, Tamayo Marukawa (50 ans), qui avait déjà été ministre des JO entre 2016 et 2017.

Mme Hashimoto était rapidement apparue comme la grande favorite pour succéder à M. Mori, poussé vers la sortie pour avoir déclaré début février que les femmes parlaient trop longtemps durant les réunions, ce qu'il trouvait "embêtant".

"Le choix idéal"

Les propos de cet ancien Premier ministre japonais de 83 ans avaient été vivement condamnés, au Japon comme à l'étranger.

Le Comité international olympique (CIO) avait tardivement jugé qu'ils étaient contraires aux valeurs de l'olympisme, et des sponsors des JO avaient aussi accentué la pression sur M. Mori.

Le président du CIO Thomas Bach a adressé jeudi dans un communiqué ses "plus sincères félicitations" à Mme Hashimoto, "le choix idéal" selon lui et "un message "extrêmement fort pour ce qui est de l'égalité des sexes".

Tokyo-2020 avait formé un conseil paritaire pour régler la succession de M. Mori, qui avait initialement tenté de se faire remplacer par l'ancien patriarche du football professionnel nippon Saburo Kawabuchi, encore plus âgé que lui (84 ans).

M. Suga a appelé Mme Hashimoto à "travailler dur" pour concrétiser les Jeux de Tokyo, en se basant sur son expérience d'ancienne sportive de haut niveau.

Par ailleurs membre de la Chambre haute du Parlement depuis 1995, Mme Hashimoto a en effet une longue carrière sportive derrière elle.

Elle a participé à sept Jeux olympiques (quatre JO d'hiver et trois JO d'été) dans les années 1980 et 1990, comme patineuse de vitesse et cycliste sur piste. Elle a décroché une médaille de bronze en patinage de vitesse aux Jeux d'Albertville (France) en 1992.

Une décision imposée?

Le fait que Tokyo-2020 ait établi "cinq critères pour choisir le nouveau président, dont la compréhension de l'égalité des sexes et des droits humains, représente un vrai progrès", a réagi auprès de l'AFP Kazuko Fukuda, une militante des droits des femmes au Japon.

"Maintenant il faut s'assurer que les politiques d'égalité hommes-femmes dans le pays ne reculent pas", a ajouté Mme Fukuda, qui avait contribué à organiser une pétition en ligne après l'affaire Mori ayant récolté au total plus de 157.000 signatures.

Depuis l'Open d'Australie de Melbourne, où elle vient de battre Serena Williams pour accéder à la finale du tournoi féminin, la superstar japonaise du tennis Naomi Osaka a aussi estimé que la nomination de Mme Hashimoto était "une bonne chose".

"Des barrières sont en train de tomber, surtout pour les femmes", s'est félicitée la championne de 23 ans, qui avait traité M. Mori d'"ignorant" après ses propos sexistes.

Mme Hashimoto aurait toutefois hésité à accepter la présidence de Tokyo-2020, selon plusieurs médias nippons.

Le défi qui l'attend est immense. Une majorité de Japonais est contre la tenue des JO cette année, redoutant que l'événement n'entraîne une recrudescence de la pandémie dans le pays.

Les organisateurs des JO ont préparé une batterie de mesures et restrictions face au Covid-19, mais sans aller jusqu'à imposer de quarantaine ou la vaccination pour les participants.

Mme Hashimoto a affirmé jeudi que ces contre-mesures allaient être la "priorité absolue" pour organiser des JO "sûrs".

La question épineuse de la présence ou non de spectateurs, et d'une éventuelle jauge maximale, doit être tranchée au printemps.

Open d'Australie: Naomi Osaka bat Serena Williams et atteint la finale

Serena Williams (à dr.) embrasse Naomi Osaka à l'issue de leur demi-finale, le 18 février 2021 à Melbourne, en Australie.

Naomi Osaka (3e) a une nouvelle fois brisé la quête de Serena Williams de conquérir un 24e sacre historique en Grand Chelem en demi-finales de l'Open d'Australie, jeudi à Melbourne. La Japonaise visera un quatrième trophée majeur face à la nouvelle venue américaine Jennifer Brady.

Sur la Rod Laver Arena baignée de soleil et de nouveau ouverte au public, après la levée du confinement de l'Etat de Victoria mercredi soir, Osaka a dominé la cadette des soeurs Williams 6-3, 6-4 en pile 1h15.

Brady (24e) est ensuite venue à bout de la Tchèque Karolina Muchova (27e) 6-4, 3-6, 6-4 en un peu moins de deux heures. A 25 ans, l'Américaine jouera sa toute première finale majeure samedi.

En soirée, le N.1 mondial Novak Djokovic est lui opposé à l'invité surprise Aslan Karatsev (114e), premier joueur dans l'ère Open à se faire une place dans le dernier carré dès son premier Grand Chelem.

L'Américaine Serena Williams quitte le terrain après avoir perdu son match de demi-finale contre la Japonaise Naomi Osaka.
L'Américaine Serena Williams quitte le terrain après avoir perdu son match de demi-finale contre la Japonaise Naomi Osaka.

Les larmes qui ont précipité la fin de sa conférence de presse expéditive le trahissent: pour Serena Williams, probablement apparue dans sa meilleure forme physique depuis son retour de grossesse au printemps 2018, c'est une désillusion de plus - à 39 ans - dans sa quête d'une 24e couronne en Grand Chelem qui lui permettrait d'égaler le record absolu établi par l'Australienne Margaret Court dans les années 1960-1970.

"Si un jour je fais mes adieux..."

Depuis sa maternité, l'ex-N.1 mondiale aujourd'hui 11e a trébuché à quatre reprises sur la dernière marche, deux fois à l'US Open et deux fois à Wimbledon, en 2018 et en 2019.

A quoi pensait-elle quand elle a quitté le Central de Melbourne en prenant le temps de saluer le public, la main sur le cœur?

"Je ne sais pas. Si un jour je fais mes adieux, je ne le dirai à personne", a répondu la star américaine, joueuse la plus âgée de l'ère Open à figurer dans le dernier carré de l'Open d'Australie.

En finale de l'US Open 2018 déjà, Osaka, dans le top 20 depuis peu et seulement vingt ans alors, avait tenu le choc dans un match pourtant explosif, au cours duquel Serena Williams s'était emportée contre l'arbitre et avait reçu trois avertissements, le dernier pour propos injurieux.

Dans la peau de la favorite cette fois, la Japonaise a parfaitement tenu son rang, un départ poussif ayant permis à l'Américaine de mener 2-0 et un épouvantable jeu de service gâché par trois doubles fautes en milieu de second set mis à part.

"J'étais nerveuse et j'avais peur au début du match", avoue Osaka. "C'est toujours un honneur de jouer contre elle et je ne voulais pas que ça se passe très mal."

"Quand j'étais petite, je la regardais jouer, et le simple fait d'être sur le court face à elle, c'est un rêve pour moi", poursuit-elle.

Patronne

Osaka, née d'une mère japonaise et d'un père haïtien, et qui vit aux Etats-Unis, ressemble de plus en plus à la patronne que se cherche le circuit féminin au bout d'une quinzaine particulièrement aboutie.

Face à Serena Williams, elle s'est montrée chirurgicale sur les points importants (quatre balles de break converties sur quatre) et si percutante dans le jeu que sa prestigieuse adversaire en a paru impuissante.

Les grandes occasions transcendent la Japonaise, ex-N.1 mondiale aujourd'hui N.3 (et N.2 si elle s'impose samedi), qui cache une détermination farouche sous son air zen et détaché. Deux chiffres l'illustrent.

Naomi Osaka est interviewée après avoir remporté son match de demi-finale contre Serena Williams.
Naomi Osaka est interviewée après avoir remporté son match de demi-finale contre Serena Williams.

Quand elle franchit les huitièmes de finale en Grand Chelem, elle triomphe systématiquement. C'est arrivé trois fois jusque-là, à l'US Open 2018 et 2020, et à l'Open d'Australie 2019.

Des six trophées qui garnissent son palmarès depuis sa révélation en 2018, la moitié sont des tournois majeurs. Un ratio de haut vol.

Pour Brady, son ultime adversaire, conclure contre Muchova n'a rien eu de simple.

"Mes jambes tremblent, mon coeur bat la chamade, a-t-elle décrit après avoir converti sa cinquième balle de match. C'est un accomplissement incroyable."

Cinq mois après sa demi-finale très accrochée contre Osaka à l'US Open (7-6, 3-6, 6-3), sa première en Grand Chelem, l'Américaine sait à quoi s'attendre.

"Ca va être un match très difficile. Je suis sûre que je serai nerveuse, mais je serai super excitée aussi, anticipe-t-elle. Et plus vous évoluez dans ces cercles, plus vous y êtes à l'aise."

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