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Polémique autour d’un projet de manuel d'éducation sexuelle

Dans une école à Douentza, Mali, le 27 septembre 2012.

Une vive polémique a eclaté au Mali autour d’un projet de manuel scolaire d'éducation sexuelle, abordant notamment la question de l'homosexualité.

Cette introduction a été pointé du doigt par le président du Haut Conseil Islamique du Mali, Mahmoud Dicko. A l’appel de ce dernier, plusieurs milliers de personnes ont manifesté dimanche à Bamako alors que le gouvernement a déjà abandonné son projet.

Plusieurs milliers de personnes ont battu le pavé dimanche à Bamako à l'appel de l’influent imam Mahmoud Dicko pour protester contre le projet de manuel scolaire incluant la question de l'homosexualité.

Polémique au Mali autour d’un projet de manuel scolaire
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Le gouvernement malien a renoncé cette semaine à l'élaboration de ce manuel, conçu avec l'appui financier des Pays-Bas, comportant notamment un chapitre intitulé "orientation sexuelle", après une campagne lancée quelques jours plus tôt par Mahmoud Dicko.

Malgré le recul du gouvernement, le président du Haut Conseil Islamique a tenu à organiser la manifestation dimanche contre l’avis de la majorité des membres de son bureau comme l'a indiqué à VOA Afrique Mamadou Diamoutani, secrétaire général du Haut conseil.

Pourtant, comme le rappelle Maître Cheick Oumar Konaré, "la constitution malienne reconnaît l'homosexualité".

Le Mali a ratifié plusieurs chartes et conventions internationales protégeant les personnes homosexuelles, explique le journaliste Adam Thiam.

Cette polémique a remis au goût du jour un sujet tabou au Mali qui occupe depuis quelques jours le centre des conversations dans la capitale malienne.

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Les Maliens adoptent un calendrier électoral avant le sommet de la Cédéao

Le médiateur de la CEDEAO, Goodluck Jonathan (2eD) et le président de la Guinée-Bissau Umaro Sissoco Embalo assistent à la prestation de serment du président de la transition Bah Ndaw au CICB (Centre international de conférences de Bamako) à Bamako.

Le gouvernement malien a adopté un calendrier électoral de la transition à trois jours d'un sommet de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) qui doit se pencher sur les sanctions sévères prises en janvier pour sanctionner la junte.

La date de la présidentielle est fixée à février 2024, et celle du référendum sur la nouvelle Constitution à mars 2023, selon des documents officiels transmis jeudi à l'AFP.

Des législatives doivent enfin se tenir entre octobre et novembre 2023, et des élections locales en juin 2023, selon ces textes validés lors d'une réunion du gouvernement mercredi soir.

"Nos autorités balisent davantage (la voie) pour un retour à l'ordre constitutionnel" au Mali, théâtre de deux coups d'Etat menés par le même groupe de colonels en août 2020 et mai 2021, a déclaré jeudi sur la télévision publique le porte-parole du gouvernement, le colonel Abdoulaye Maïga, également ministre de l'Administration territoriale.

Le Mali tente de mettre en place un calendrier électoral
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"Le gouvernement trouve ce chronogramme (électoral et référendaire) réaliste", a-t-il ajouté.

Ces documents ont été au préalable soumis aux acteurs politiques et de la société civile.

La publication de ce chronogramme s'inscrit dans un calendrier d'âpres négociations entre Bamako et la Cédéao après que l'organisation sous-régionale a en janvier mis sous sanctions le Mali et lui impose un vigoureux embargo.

La junte malienne avait déjà promulgué un décret début juin stipulant qu'ils gouverneraient jusqu'en mars 2024. La Cédéao avait dans la foulée "regretté" que les autorités n'aient pas attendu la fin de négociations avec elle pour fixer l'échéance.

La Cédéao fait pression depuis la prise du pouvoir par les militaires en août 2020 pour un retour rapide des civils à la tête de ce pays plongé depuis 2012 dans une profonde crise sécuritaire et politique.

Le gouvernement malien à la rencontre des partis politiques
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Les sanctions affectent encore davantage une économie déjà éprouvée. La Cédéao en conditionne la levée à la présentation par la junte d'un calendrier de transfert du pouvoir aux civils acceptable à ses yeux.

Le calendrier doit être soumis dimanche aux chefs d'Etat de la Cédéao, lors de leur sommet à Accra.

Un médiateur ouest-africain, l'ancien président nigérien Goodluck Jonathan, a fait de nombreux aller-retours à Bamako pour discuter avec les autorités militaires et tenter de trouver un compromis.

Le dernier séjour au Mali de M. Jonathan remonte aux 23 et 24 juin, cinq jours avant l'annonce de ce calendrier, et avant le sommet de dimanche que beaucoup espèrent décisif.

Le Mali tente de mettre en place un calendrier électoral

Le Mali tente de mettre en place un calendrier électoral
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Au Mali le ministère de l'administration territoriale a rencontré hier la classe politique pour proposer un calendrier électoral. Cette démarche à quelques jours du sommet des chefs d'Etat de la Cédéao prévu le 3 juillet à Accra.

Le gouvernement malien à la rencontre des partis politiques

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Après la promulgation de la loi électorale, le gouvernement malien va à la rencontre des partis politiques afin de dégager un consensus, dans le but de donner des gages à l'opinion nationale et internationale à la veille d'un sommet de la Cédéao, où le Mali compte obtenir la levée de l'embargo.

L'armée malienne dit avoir "neutralisé" plus de 60 jihadistes

ARCHIVES - Des troupes de l'armée malienne patrouillent sur la route entre Mopti et Djenne, dans le centre du Mali, le 28 février 2020.

L'armée malienne a annoncé vendredi soir dans un communiqué avoir "neutralisé" plus de 60 "jihadistes" dans une zone du centre du pays, où récemment plus de 130 civils ont été tués.

"50 jihadistes (ont été) neutralisés" dans la zone de Diallasougou où "les priorités opérationnelles ont été orientées suite à l'attaque terroriste contre les populations dans la nuit du 18 au 19 juin", à laquelle a été attribuée la mort de 132 civils, a affirmé l'armée.

Elle a également fait part de "deux terroristes guetteurs neutralisés" dans la zone de Mondoro (centre), en plus de "8 suspects terroristes interpellés et mis à la disposition de la prévôté" dans le sud du pays, lors d'une opération distincte.

Le gouvernement malien a attribué à la Katiba Macina le massacre des 132 civils à Diallassagou et dans deux localités des environs, dans le centre du pays qui est l'un des principaux foyers de violence qui ensanglante le Sahel depuis des années.

Mais la Katiba Macina, affiliée au groupe jihadiste Al-Qaïda, a démenti avoir tué ces 132 civils, dans un communiqué authentifié vendredi par l'organisme américain SITE spécialisé dans la surveillance des groupes radicaux.

Les évènements de Diallassagou constituent l'un des pires carnages de civils au Mali ces dernières années et la dernière tuerie en date d'une récente série d'attaques à travers le Sahel.

Le Mali est plongé dans une profonde crise sécuritaire, politique et humanitaire depuis le déclenchement d'insurrections indépendantiste et jihadiste en 2012 dans le nord. La propagation jihadiste a gagné le centre et les pays voisins, Burkina Faso et Niger.

Massacre de Bankass: les assaillants parlaient "toutes sortes de langues"

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