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Plus de 4000 creuseurs artisanaux risquent de perdre leur emploi en RDC

Le site de la mine Rubaya, le 1er mars 2019. (VOA/Charly Kasereka)

En RDC, plus de 4000 creuseurs artisanaux de la société minière de Bisunzu risquent  d’être mis au chômage forcé après le changement du système de traçabilité  par leur employeur depuis décembre.

La Commission de lutte contre la fraude minière au Nord-Kivu, une structure gouvernementale, appelle les deux parties, la SMB et la société ITRI, à faire des concessions pour décanter la situation des creuseurs.
A Rubaya dans le territoire de Masisi à 45 km à l’ouest de Goma, la SMB, la société minière de Bisunzu, encadre à ce jour plus de 4000 creuseurs artisanaux qui demandent la réouverture du marché pour leur employeur.

En RDC, plus de 4000 creuseurs artisanaux risquent de perdre leur emploi
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"Qu’ils fassent des efforts pour nous payer. Nous n’avons plus même à manger nous avons besoin de notre salaire, c’est mon seul message", se lamente Abubakar Amisi, l’un des creuseurs des minerais à Rubaya.
Son camarade Emile Bashire, la quarantaine, père de cinq enfant et creuseur depuis onze ans, ajoute que les travaux sont actuellement bloqués par manque d’argent.

Il ajoute que certains creuseurs ont déserté la mine et restent introuvable.

Le site de la mine Rubaya, le 1er mars 2019. (VOA/Charly Kasereka)
Le site de la mine Rubaya, le 1er mars 2019. (VOA/Charly Kasereka)

Le problème a commencé mi-décembre quand la SMB a changé de système de traçabilité d’ITRI pour BSP (Better sourcing programme). Ce système est mis en place dans le cadre de la traçabilité de ses minerais conformément aux accords de 2010 avec la loi d’Od Franck qui demande la certification de l’origine ou encore la source des minerais s’ils ne viennent des mines non exploitées par les groupes armés.
La SMB, lance un appel au gouvernement congolais pour protéger et faciliter la sortie de 200 tonnes de coltan bloquées à Goma depuis le mois de janvier.

"Pendant 5 ans nous avons travaillé ensemble, il n’y avait pas de problème, mais quand on résilie le contrat, directement ils (itsci avec ITRI ndr) lancent des incidents à travers le monde entier", explique Ben Mwangatshutshu, directeur général de la SMB, ajoutant d’ailleurs que le gouvernement provincial est saisi de l’affaire et n’attend que la réaction de Kinshasa.

Pour le responsable de la Commission de lutte contre la fraude minière au Nord-Kivu, les creuseurs artisanaux doivent être rétablis dans leur droit au plus vite avant que la situation n'empirent dans le Masisi. L Les activités minières empêchent les jeunes de rejoindre les multiples groupes armés dans cette région du Kivu.

Sur terrain à Rubaya, à 45 km à l'ouest de Goma, dans le territoire de Masisi, l’insécurité est déjà palpable avec une attaque armée le week-end dernier visant l’un des stocks SMB. Un élément de la police commis à la garde du site a été tué.

Ndlr : Tous nos efforts pour avoir une réaction de la société iTSCI ou ITRI n’ont rien produit.

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Nouvelle journée de manifestations interdites contre la Commission électorale à Kinshasa

Un homme est blessé à la jambe lors d'une manifestation où des manifestants et des policiers se sont affrontés à Kinshasa le 9 juillet 2020 lors de manifestations organisées contre l'UDPS), pour la nomination du nouveau président de la Commission électorale. (AFP/Arsene Mpiana)

Des milliers de personnes se sont rassemblées lundi matin à Kinshasa en République démocratique du Congo pour une marche interdite par les autorités contre le choix d'un nouveau président de la Commission électorale, quatre jours après des affrontements qui ont fait cinq morts.

Les manifestants ont envahi le boulevard Lumumba, en présence de l'ancien vice-président Jean-Pierre Bemba, un des leaders de l'opposition.

La marche a été organisée par la principale coalition des partis d'opposition Lamuka.

Ailleurs dans le pays,des rassemblements ont été dispersés à Bukavu (est) et Kananga (centre) à coup de gaz lacrymogènes.Ces marches dénoncent le choix du nouveau président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni), accusée par les opposants de fraudes électorales à chaque scrutin.

La manifestation a été "reportée" dans la deuxième ville Lubumbashi, ont indiqué les organisateurs, qui redoutent des incidents provoqués par des "infiltrés" pour mettre en cause un des leaders de Lamuka, Moïse Katumbi.

Des marches semblables avaient été organisées jeudi par le parti présidentiel Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS).

Cinq manifestants avaient alors été tués (deux à Kinshasa et trois à Lumbumbashi), selon un bilan du ministre de l'Intérieur.

De plus, 20 policiers ont été blessés à Kinshasa dont deux grièvement, selon ce même bilan qui ne confirme pas une rumeur assurant qu'un policier avait été lynché par la foule dans la capitale.

En conseil des ministres, le président Félix Tshisekedi a indiqué qu’il" peut comprendre" ces réactions face aux "irrégularités" dans le choix du nouveau président de la Commission électorale, mais qu'"il condamne" les violences.

C'est le président qui doit valider in fine le choix du nouveau président de la Commission électorale. Il a été entériné par l'Assemblée nationale, sur proposition de la société civile.

Les autorités justifient l'interdiction des marches par l'état d'urgence sanitaire face à la pandémie de Covid-19.

Une troisième marche est prévue dimanche à l'appel d'un collectif catholique et de mouvements citoyens.

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