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Plus de 10.000 rapatriements volontaires de migrants depuis juin 2016 en Grèce


Un réfugié syrien devant une tente dans un camp, sur l'île de Lesbos, en Grèce, le 30 novembre 2017.

Plus de 10.000 migrants ayant afflué en Grèce depuis deux ans, généralement dans l'espoir de gagner le reste de l'Europe, ont été rapatriés volontairement vers leurs pays d'origine, en majorité le Pakistan, l'Irak et l'Afghanistan, a annoncé vendredi l'OIM.

Plus des trois quart des bénéficiaires de ces programmes de rapatriement, financés par l'UE, sont des hommes, a précisé l'Organisation internationale pour les migrations (OIM). La Géorgie et l'Algérie complètent le tableau des pays principaux de retour. Il s'agit de personnes rapatriées entre juin 2016 et avril 2018.


L'OIM offre ces programmes aux déçus de la migration, soit qu'ils réalisent ne pas pouvoir régulariser leur situation, soit, dans le cas de demandeurs d'asile, qu'ils soient découragés par la lenteur des procédures et leurs conditions de vie dans des centres débordés.

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Après le grand exode moyen-oriental de 2015 et début 2016, qui a fixé en Grèce quelque 50.000 migrants et demandeurs d'asile, le gouvernement grec avait donné un coup de pouce à ce programme de retours volontaires par une astuce légale à l'époque dénoncée par les défenseurs des réfugiés.

Il en avait banni l'accès aux demandeurs d'asile faisant appel d'un premier rejet de leur demande, décourageant ainsi les indécis à prendre le risque d'un recours pour rester en Grèce.

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La police grecque a pour sa part indiqué que 20.555 migrants étaient rentrées dans leurs pays en 2017, soit volontairement, soit parce qu'ils ont été expulsés.

Considérablement réduites sur les îles grecques depuis le pacte UE-Turquie conclu en mars 2016 pour couper la route migratoire égéenne, les arrivées sont par contre remontées depuis début 2018 à la frontière terrestre gréco-turque. Selon le Haut-commissariat aux Réfugiés de l'ONU, 2.900 nouveaux venus y ont été recensés en avril.

Plus de 16.000 migrants et réfugiés arrivés par petites embarcations depuis la Turquie restent par ailleurs confinés dans des conditions difficiles sur les cinq îles Lesbos, Chios, Samos, Leros et Kos, en vertu du pacte UE-Ankara censé permettre leur renvoi en Turquie. Cela alimente des tensions récurrentes sur ces îles, notamment à l'approche de la saison touristique.

Avec AFP

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