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Tchad

Plainte des Tchadiens au sujet des nuisances sonores nocturnes

Une rue de N'Djamena la nuit du 1er janvier 2020. (VOA/André Kodmadjingar)

Au Tchad, les citoyens se plaignent de la musique des bars et alimentations de la capitale. Les tenanciers de ces débits de boissons jouent de la musique tout le temps, perturbant le sommeil les riverains.

Moursal et Chagoua, sont deux quartiers dess communes des 6e et 7e arrondissements municipaux considérés comme des coins chauds de la ville de N’Djamena.

Les habitants de N'Djamena se plaignent des musiques dans les bars
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Les bars et boîtes de nuit sont créés de façon anarchique, à proximité des habitations, des écoles et des hôpitaux, en méconnaissance de la loi sur le régime de licence pour les débits des boissons au Tchad.

Pour certains riverains, ces tenanciers perturbent le sommeil. D’autres se plaignent que le bruit recommence dès 6 heures du matin. D’autres encore reconnaissent que ces tenanciers cherchent de l’argent, mais estiment que ceux-ci doivent prendre conscience du droit au repos des gens vivant à proximité de leurs établissements.

Tibegué Iré Landry alias KKJ, un tenancier à N'Djamena, le 1er janvier 2020. (VOA/André Kodmadjingar)
Tibegué Iré Landry alias KKJ, un tenancier à N'Djamena, le 1er janvier 2020. (VOA/André Kodmadjingar)


Un voisin a porté plainte contre Tibegué Iré Landry alias KKJ, un tenancier de bar, pour trouble à l’ordre et à la paix publics et l’affaire est pendante devant la justice.

Mais pour KKJ, les riverains des rues commerciales doivent se retirer dans les quartiers périphériques pour permettre aux opérateurs économiques d’exercer leurs activités librement.

KKJ estime qu’il y a des quartiers résidentiels, où il n’y a pas de tapage. "Mais si vous prenez l’axe CA 7, c’est un peu comme dans d’autre pays où il y a des rues baptisées, comme Abidjan, rue princesse, des rues de joie un peu partout donc aujourd’hui ce qui fait aussi l’économie c’est ce côté-là", explique-t-il.

Pour le représentant des personnes handicapées au Conseil économique social et culturel, Séverin Madjitelssem, il faut que les maires d’arrondissement prennent leur responsabilité face à la prolifération des débits de boissons à N’Djamena.

"Que les communes, ceux qui donnent les autorisations de fonctionner des bars et alimentations essayent aussi de se soucier de l’avenir de la jeunesse. Le fait que les bars se multiplient dans les carrés, dans les quartiers et dans la ville ne nous honore pas", a-t-il déploré.

Abakar Khamis, 1er maire adjoint du 6ème arrondissement à N'Djamena, le 1er janvier 2020. (VOA/André Kodmadjingar)
Abakar Khamis, 1er maire adjoint du 6ème arrondissement à N'Djamena, le 1er janvier 2020. (VOA/André Kodmadjingar)


Le premier adjoint du maire du 6e arrondissement, Abakar Khamis, est conscient de la situation et informe qu’il en fera sa première bataille de 2020.

"Nous avons hérité la situation où, avant la décentralisation, les gens avaient déjà les autorisations de fonctionner. Maintenant, on est arrivé au moment des fêtes, on a laissé faire, mais au début de cette année on va commencer les réglementations", avertit Abakar Khamis.

Pour le juriste Nandignar Mbailassem Ndoh, ces tapages nocturnes sont punis par le code pénal tchadien. Par principe, précise-t-il, lorsque ces faits se produisent avant 21h ils sont qualifiés de trouble de voisinage.

C’est après 21h qu'ils deviennent "tapage nocturne", constitutif d’une simple contravention. Le juriste souligne que les tapages nocturnes sont sanctionnés par l’article 518.12 du nouveau code pénal tchadien, qui prévoit une amende de 2000 à 20.000 francs CFA ainsi qu’un emprisonnement jusqu’à 15 jours maximum.

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Un défilé de mode dédié au voile Lafaye

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Atteint par la poliomyélite, il devient entraîneur de foot

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Abakar Moussa Kallé, entraîneur de foot malgré son handicap

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Les travailleurs du secteur public suspendent leur grève

Oumar Yaya Hissein, ministre de la communication et porte-parole du gouvernement, le 30 décembre 2019. (VOA/André Kodmadjingar)

Au Tchad, les partenaires sociaux et le gouvernement ont paraphé un accord ayant abouti à la suspension de la grève dans le secteur public. Débrayage pour revendiquer leurs salaires, primes et indemnités coupés depuis 2016 qui a paralysé pendant deux jours l’administration publique la semaine dernière.

Dans cet accord dont la VOA Afrique a eu copie, le gouvernement s’engage à payer 35% des augmentations générales spécifiques AGS en 2020, à rétablir 35% des primes et indemnités en 2020 et 15% en 2021, à lever le gel des effets financiers des avancements et reclassements en 2020.

Réactions à N'Djamena après la suspension de la grève
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En ce qui concerne le paiement des frais de transport, Oumar Yaya Hissein, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, a déclaré que les économies qui pourront être réalisées suite aux travaux d’assainissement du fichier de la solde et de l’audit des diplômes seront affectées au paiement partiel des frais de transport.

Le reliquat sera réglé par le gouvernement de façon graduelle. Il informe par ailleurs que dans l’optique d’une paix sociale durable, le haut comité technique tripartite mettra en place une équipe afin de préparer un pacte social dans un délai n’excédant pas 45 jours.

Barka Michel, porte-parole de la plateforme syndicale revendicative, le 30 décembre 2019. (VOA/André Kodmadjingar)
Barka Michel, porte-parole de la plateforme syndicale revendicative, le 30 décembre 2019. (VOA/André Kodmadjingar)


Pour Barka Michel, porte-parole de la plateforme syndicale revendicative, les objectifs des travailleurs sont atteints, car les revendications sont satisfaites.

"Mais nous sommes prudents parce que nous avons déjà des promesses faites par écrit qui sont restées lettre morte mais c’est plus précis cette fois-ci", a-t-il précisé.

A propos du pacte social proposé par le gouvernement Barka Michel a souligné que "le pacte est un document important pour les travailleurs et dedans, il y a des choses qui doivent engager le gouvernement parce que si les travailleurs s’engagent à maintenir la paix sociale sans grève, il faut une contrepartie".

Si le gouvernement et les responsables syndicaux ont trouvé un compromis qui a permis de suspendre la grève dans le secteur public, les tenanciers des bars et autres maquis durcissent leur position. Ceux de N’Djamena observent une grève de deux jours à partir de lundi en fermant bars et alimentations.

Par contre, ceux de Moundou, capital économique du Tchad, décident de fermer boutique toute la semaine pour protester contre l’augmentation des prix des produits des Brasseries du Tchad.

Fermeture des bars et des maquis tchadiens pour protester contre la hausse des prix
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Réactions à N'Djamena après la suspension de la grève

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