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Pas encore d'accord avec Yahya Jammeh pour son départ du pouvoir


Le président sortant gambien Yahya Jammeh au milieu d'autres chefs d'Etat africains lors d'un sommet à Yokohama, Japon, 1er juin 2013.

Les dirigeants ouest-africains dépêchés à Banjul pour tenter de convaincre Yahya Jammeh de reconnaître sa défaite à l'élection présidentielle et céder le pouvoir ne sont pas encore parvenus à un accord en ce sens, a déclaré mardi soir la présidente libérienne Ellen Johnson Sirleaf.

"Nous ne sommes pas venus pour un accord, nous venons aider les Gambiens à organiser la transition. Ce n'est pas quelque chose qui peut aboutir en un seul jour, il faut y travailler", a déclaré à la presse Mme Sirleaf, présidente en exercice de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) et chef de la délégation.

Les dirigeants ouest-africains, comprenant le Nigérian Muhammadu Buhari, le Ghanéen John Dramani Mahama et le Sierra-Léonais Ernest Bai Koroma, ont rencontré Yahya Jammeh qui, selon Mme Sirleaf, leur a "exprimé certaines préoccupations", qui n'ont pas été précisées.

"La mission de la Cédéao est venue ici le rencontrer pour mieux comprendre la situation actuelle", a-t-elle ajouté.

"Nous avons rencontré toutes les parties concernées et maintenant, nous allons rendre compte à nos pairs à une rencontre de la Cédéao prévue samedi à Abuja", capitale fédérale du Nigeria où l'organisation ouest-africaine a son siège, a ajouté Mme Sirleaf.

Elle a assuré ne pas être déçue "puisque je pense que la démarche va fonctionner".

La présidente de la Cédéao a souligné que tous les interlocuteurs de la délégation s'étaient engagés en faveur de la paix et de la stabilité en Gambie.

Dans le même temps, le parti de M. Jammeh, l'Alliance patriotique pour la réorientation et la construction (APRC), a saisi mardi la Cour suprême pour demander l'annulation des résultats de l'élection du 1er décembre accordant la victoire à l'opposant Adama Barrow par quelque 19.000 voix d'écart, selon des documents dont l'AFP a obtenu copie.

L'APRC estime que la Commission électorale indépendante "n'a pas correctement compilé les résultats", et affirme que dans une région du pays, un nombre significatif de ses sympathisants "ont subi des intimidations qui les ont empêchés de voter".

Avec AFP

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