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Ouverture du Forum sur la paix et la sécurité en Afrique à Dakar

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Au Sénégal, la 6e édition du forum international de Dakar sur la paix et la sécurité se tient ces 18 et 19 Novembre 2019. Cette année, il est question des défis actuels du multilatéralisme dans une région en proie au terrorisme et à l'extrémisme violent.

L’objectif des participants du forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique est de trouver des solutions contre le terrorisme qui affecte la région.

Forum international de Dakar sur la paix
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Le diplomate Seydou Nourou Ba estime que cette réunion informelle entre des scientifiques, des serviteurs de l'État, le secteur privé, les organisations internationales, les think tank, des officiers généraux, des chercheurs, des sociologues est organisée pour "analyser tout ce qui peut amener la paix et la sécurité, et en toute liberté".

Pour l’ambassadeur à la retraite, il n'y a pas de sujets tabous. Toutes les réflexions, les analyses stratégiques et socio-politiques sont versées dans cette corbeille. Maintenant libre à tout un chacun, "un état ou une organisation de venir trouver dans cette corbeille ce qui lui convient", soutient-il.

À travers ce forum sur la paix et la sécurité, les gouvernants africains pourront trouver des solutions pour faire face au défi sécuritaire.

Le Colonel Bachir Ndao, membre du comité scientifique et du Centre des hautes études en sécurité du Sénégal, estime que leur démarche est dictée par les nouvelles menaces qui pèsent sur la sous-région car "les défis sécuritaires, les formes de menace sont d'une autre nature". L’officier supérieur affirme qu’en plus de la menace djihadiste, "il y a le trafic de drogue, le trafic d'être humain et il y a aussi les défis écologiques".

CICAD (Diamniadio), le Président Macky Sall (au centre) entouré par le PM français (gauche) et le Président de la Mauritanie (droite), le 18 novembre 2019. (VOA/Seydina Aba Gueye)
CICAD (Diamniadio), le Président Macky Sall (au centre) entouré par le PM français (gauche) et le Président de la Mauritanie (droite), le 18 novembre 2019. (VOA/Seydina Aba Gueye)

Pour le Colonel Ndao, c'est toute une série à laquelle l'Afrique est confrontée aujourd’hui et des solutions vont être discutées pendant le forum.

"Je pense que nous aurons des réponses et des propositions pertinentes qui seront mises à la disposition des décideurs", estime-t-il. Avant d’ajouter qu’il faudrait que ces efforts soient mieux coordonnés pour avoir plus d'efficacité sur le terrain.

La mutualisation des forces, c'est le principal enjeu de ce forum. Car comme l'indique l'ambassadeur Seydou Nourou Ba, le manque de culture religieuse et la pauvreté ne sont pas les seules causes majeures du terrorisme et de l'extrémisme violent sous nos tropiques.

Pour le diplomate, le fait est que ceux qui sont tout ou partie de la solution pensent, chacun de leur côté, qu’ils peuvent régler le problème "alors qu'il faut mutualiser, il faut faire des stratégies communes, créer des synergies pour enfin vraiment régler l'enjeu vital qui est le développement des pays africains, surtout quand il y a la gestion des ressources naturelles".

Macky Sall et Edouard Philippe, le 18 novembre 2019. (VOA/Seydina Aba Gueye)
Macky Sall et Edouard Philippe, le 18 novembre 2019. (VOA/Seydina Aba Gueye)




Pour résoudre définitivement la crise dans le sahel, il faut avant tout une force militaire supérieure à celle des djihadistes selon le président sénégalais Macky Sall.

En ouverture du forum sur la paix et la sécurité en Afrique, le président Sall a affirmé qu'il faudrait beaucoup plus de coordinations des différentes missions déployées sur le terrain de façon à rendre leurs actions plus cohérentes et plus efficaces.

Le chef de l'État sénégalais estime, par ailleurs, qu'il faut opposer aux terroristes une force militaire supérieure, mieux armée et plus déterminée.

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Interception à Dakar de 30 migrants en route pour l'Espagne

Des migrants d'Afrique subsaharienne dans une forêt du district de Boukhalef, à la périphérie sud-ouest de la ville portuaire marocaine de Tanger surplombant le détroit de Gibraltar, le 20 octobre 2018.

La police sénégalaise a intercepté mercredi près des côtes de Dakar une embarcation transportant 30 migrants sénégalais et gambiens, en route pour l'Espagne.

L'embarcation est partie à une date non précisée des côtes de la Gambie, voisine du Sénégal. Elle avait à son bord "20 Gambiens et 10 Sénégalais en route pour l'Espagne" et a été interceptée mercredi matin non loin de Soumbédioune, une plage de Dakar, a affirmé la police.

Cette interception intervient après le naufrage, le 4 décembre face aux côtes mauritaniennes, d'une embarcation transportant près de 200 migrants qui comptaient rejoindre les Canaries, archipel espagnol au large du Maroc.

Au moins 62 personnes, majoritairement des Gambiens mais aussi des Sénégalais, sont mortes noyées ce jour-là, selon l'Organisation Internationale pour les Migrations.

Les garde-côtes mauritaniens ont intercepté deux jours plus tard, au large de leur pays, une embarcation transportant 192 migrants gambiens en route pour l'Espagne, selon une source de sécurité mauritanienne.

Près de 25.000 personnes sont mortes depuis janvier 2014 en tentant de rejoindre l'Europe pour des raisons économiques ou politiques, selon l'OIM.

La grande majorité (19.154) ont péri en Méditerranée, où se situent les principales voies d'accès au continent européen, mais plus de 480 ont perdu la vie en Afrique de l'Ouest, dont environ 160 en 2019.

La journée internationale de lutte contre la corruption observée au Sénégal

Modou Fall au volant de sa voiture, à Dakar, le 9 décembre 2019. (VOA/Seydina Aba Gueye)

La corruption est un fléau présent presque partout sur le continent. Au Sénégal par exemple, les chauffeurs sont souvent victimes de policiers véreux.

1000 francs par ici, 2000 francs par là. A la place des contraventions, les billets de francs CFA sont devenus les principaux papiers échangés entre policiers et chauffeurs.

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Ces derniers n'ont plus d'autres choix que de s'y faire. Moustapha Niang exprime son ras de bol : "on ne peut pas être chauffeur et ne pas être victime de la corruption. On le dit haut et fort".

Pour ce chauffeur de taxi, la corruption est un phénomène que tout Sénégalais qui prend la route connaît et voit, mais malheureusement, "ils ne peuvent rien faire", face à cette corruption qui est un véritable frein à leur travail.

Et pour ne pas voir leurs activités être au ralenti, les chauffeurs ont fini par s'y faire. Maintenant, ils jouent le jeu pour éviter de perdre leur temps ou de s'attirer des problèmes évitables.

De victimes, les chauffeurs passent donc à partenaires malgré eux comme l'indique Modou Fall. "On est même devenus des potes, tu passes et ils te disent tu pars mais à ton retour tu vas verser".

Ce chauffeur de transport affirme que cette consigne est souvent respectée par ses pairs car ceux qui ne le font pas voient les papiers de leurs véhicules confisqués.

Certains sont même amenés au poste où ils sont souvent mis en cause à tort. "Des fois certains policiers peuvent même raconter des histoires et dire qu'ils t'ont interpellé pour refus d'obtempérer ou que tes pièces sont incomplètes ou encore aussi que tu leur as manqué de respect", peste Modou Fall.

Moustapha Niang et d’autres chauffeurs attendent la restitution de leurs pièces à Dakar, le 9 décembre 2019. (VOA/Seydina Aba Gueye)
Moustapha Niang et d’autres chauffeurs attendent la restitution de leurs pièces à Dakar, le 9 décembre 2019. (VOA/Seydina Aba Gueye)


Les chauffeurs ne sont pas les seules victimes de cette corruption. Les usagers se plaignent également de l'attitude de certains policiers.

Pour eux, cela n'honore ni leur tenue, ni les valeurs de la République. Mbaye Mbacké Mbengue est un étudiant et pour lui, c'est inacceptable de voir un pays comme le Sénégal confronté à des cas de corruptions répétées. Une pratique qu'il juge "infondée" car c'est comme s’il était obligatoire pour les chauffeurs de payer.

Le jeune étudiant assimile cette corruption routière à "un salaire journalier que les chauffeurs versent" aux agents de la circulation. Pour lui, les conséquences se font sentir quotidiennement puisque les chauffeurs qui refusent de payer cette "taxe" sont immobilisés, ce qui se répercutent directement sur les usagers des transports en commun.

Mbaye Mbacké Mbengue soutient qu'il accuse souvent du retard à cause de cela "quand tu as cours à 8 heures et qu'on arrête les voitures, c'est un retard et pour un étudiant, ça peut être un handicap".

Ces faits ne font que retarder le pays "de jour en jour on est énervé par les problèmes que l'on vit alors si la corruption s'en mêle c'est plus écœurant", conclut-il.

La corruption dans la circulation routière est certes très présente mais elle ne concerne qu'une partie des hommes de tenues. À l'opposé, certains sont des policiers modèles et leur porte-étendard est le célèbre Amoul Yakaar jugé incorruptible par les usagers de la route. C'est d'ailleurs sur lui que se base la police nationale pour redorer le blason des agents de la circulation routière.

La journée internationale de lutte contre la corruption observée

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