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Création de deux nouveaux partis politiques en Côte d'Ivoire

Les partisans de Henri Konan Bédié

Deux nouveaux partis politiques ivoiriens, le Mouvement pour la démocratie et la justice en Côte d'Ivoire (MDJ) et le Parti progressiste pour la renaissance africaine (PPRA) ont été créés lundi à Abidjan pour "une alternative démocratique", à moins d'un an de la présidentielle.

"Nous sommes un parti centriste. Nous devons bannir de notre vocabulaire la guerre" a déclaré Dominique Zégoua, président du MDJ et influent homme d'affaires. "Dans moins d'un an on va aux élections et cette élection peut garantir la paix", a-t-il souligné lors d'une cérémonie de lancement de son parti.

De son côté, le PPRA veut promouvoir les valeurs de "bonne gouvernance, de sociabilité et de civisme qui n'existent plus".

"Le problème est qu'aujourd'hui la politique (en Côte d'Ivoire) est devenue la quête excessive du pouvoir, donc finalement les notions de bonne gouvernance, de promotion de l'excellence, sont occultées", a déploré le président du PPRA, Mamoudou Meïté, islamologue.

Près de dix ans après la crise post-électorale de 2010-2011 qui avait fait 3.000 morts, la présidentielle d'octobre 2020 s'annonce tendue.

Les élections municipales et régionales de 2018 ont été marquées par de nombreuses violences et des fraudes.

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Le Franco-ivoirien Tidjane Thiam, patron de Credit Suisse, emporté par un scandale

Le patron de Credit Suisse, Tidjane Thiam, a annoncé sa démission le 7 février 2020. (Michael Buholzer / AFP)

Le patron de Credit Suisse Tidjane Thiam, l'un des visages les plus connus de la finance mondiale, a pris la porte vendredi, emporté par un scandale d'espionnage d'anciens cadres dans lequel il a toujours nié être impliqué.

M. Thiam, un Franco-ivoirien de 57 ans, quittera ses fonctions le 14 février, après la présentation des résultats annuels de la banque, a annoncé le numéro deux du secteur bancaire helvétique dans un communiqué.

Il sera remplacé par le Suisse Thomas Gottstein, un cadre de longue date au sein de Credit Suisse, où il est entré en 1999 après des débuts chez UBS.

Depuis septembre, Credit Suisse est secouée par des révélations concernant la surveillance de son ancien directeur de la gestion internationale de fortune, Iqbal Khan, après son départ inattendu pour rejoindre la banque concurrente UBS.

Les remous ont enflé au fil des révélations dans la presse suisse, secouant le monde habituellement feutré de la finance helvétique.

Filature rocambolesque dans les rues de Zurich, inimitiés personnelles et querelles de voisinage entre M. Thiam et M. Khan... les fuites embarrassantes dans la presse suisse avaient poussé la banque à ordonner une enquête interne, confiée à un cabinet d'avocats.

Début octobre, en publiant ses premières conclusions, Credit Suisse avait annoncé le départ avec "effet immédiat" de Pierre-Olivier Bouée, directeur opérationnel, proche de M. Thiam et présumé "seul" responsable.

Selon cette enquête, ce cadre considéré comme le bras droit de M. Thiam, avait ordonné cette surveillance, de sa propre initiative, sans en référer à sa hiérarchie. Avec pour objectif de protéger les intérêts de la banque en s'assurant que M. Khan ne cherchait pas à convaincre des membres de son équipe de le rejoindre chez un concurrent.

Mais l'affaire avait connu un nouveau rebondissement en décembre, lorsque la banque avait reconnu un second cas d'espionnage visant cette fois l'ancien directeur des ressources humaines, avant de rejaillir à nouveau début février avec de nouvelles révélations dans la presse dominicale.

Selon le SonntagsZeitung, la surveillance aurait également visé l’organisation écologiste Greenpeace qui aurait été infiltrée afin d'anticiper ses actions chocs visant la banque.

"Aucune connaissance" des filatures

En remettant sa démission, M. Thiam a réaffirmé ne pas avoir été au courant de ces filatures.

"Je n'avais aucune connaissance de l'observation de (ces) deux anciens collègues", a-t-il déclaré dans le communiqué annonçant sa démission.

"Cela a incontestablement perturbé Credit Suisse", a-t-il ajouté. "Je regrette ce qui est arrivé et qui n'aurait jamais dû avoir lieu".

Diplômé de l'école Polytechnique et de l'Ecole des mines de Paris, M. Thiam avait pris les commandes de la banque en 2015 après avoir repositionné avec succès l'assureur britannique Prudential.

Doté d'une réputation solide, il avait été qualifié par certains tabloïds suisses d'"Obama de la finance”.

M. Thiam avait rapidement mis en place un plan sur trois ans visant à renforcer la gestion de fortune et à recalibrer la banque d'investissement pour alléger la voilure sur ses activités les plus volatiles.

Mais le ton avait changé au fil de la réorganisation de la banque, qui lui avait valu de vives critiques face aux lourdes pertes dans les premières années de sa mise en oeuvre.

"Tidjane a apporté une énorme contribution à Credit Suisse depuis qu'il nous a rejoint en 2015", a déclaré le président du conseil d'administration Urs Rohner, cité dans le communiqué.

Le conseil d'administration a unanimement apporté son soutien à M. Rohner, a précisé le communiqué, alors que l'affaire d'espionnage a également provoqué une salve de critiques à son encontre.

"Malgré le soutien explicite de grands actionnaires à Tidjane Thiam, le conseil d'administration a décidé de nommer un nouveau directeur général", a réagi Andreas Venditti, analyste chez Vontobel dans un commentaire boursier. "Cette annonce va aider à ramener le calme et à restaurer la confiance", a-t-il estimé.

A 10H52 GMT, l'action chutait de 2,90% à 12,41 francs suisses alors que le SMI, l'indice des valeurs phares de la Bourse suisse perdait 0,40%.

"T. Thiam a indubitablement piloté Credit Suisse dans une phase extrêmement difficile", a pour sa part commenté Javier Lodeiro, analyste à la banque cantonale de Zurich, à titre de premier bilan. Il attend deux choses de son successeur: qu'il renforce la gestion d'actifs et contrôle fermement les coûts.

VOA60 du 6 février 2020

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Coronavirus : un étudiant ivoirien témoigne sur les conditions de vie à Wuhan

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Laurent Gbagbo réclame une liberté sans condition

Laurent Gbagbo réclame une liberté sans condition
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CPI: Laurent Gbagbo réclame une liberté sans condition

L'ancien président de la Côte d'Ivoire, Laurent Gbagbo, comparaît devant la Cour pénale internationale à La Haye, Pays-Bas, le 15 janvier 2019. (Reuters)

L'ancien président ivoirien Laurent Gbagbo, assigné à résidence depuis son acquittement en janvier 2019 d'accusations de crimes contre l'humanité par la Cour pénale internationale (CPI), a réclamé jeudi une liberté sans condition.

"La défense estime que, sur le principe, il ne peut être imposé de restrictions à la liberté d'une personne acquittée", a déclaré Dov Jacobs, un des membres de l'équipe de défense de M. Gbagbo, lors d'audiences à la CPI.

Après leur acquittement, M. Gbagbo et l'ex-chef des Jeunes patriotes ivoiriens Charles Blé Goudé avaient été libérés sous conditions, dont l'obligation de résider dans un Etat membre de la Cour disposé à les accueillir en attendant le procès en appel.

Laurent Gbagbo, qui vit désormais en Belgique, a été reconnu non coupable de crimes commis entre 2010 et 2011 au cours des violences post-électorales en Côte d'Ivoire. Il a été maintenu en détention à La Haye pendant plus de sept ans dans l'attente d'un verdict des juges dans l'affaire.

Une personne acquittée "doit pouvoir exercer l'intégralité de ses droits, y compris ses droits civiles et politiques", a estimé devant la Cour M. Jacobs.

"La seule issue logique est d'abandonner toutes les conditions restrictives de liberté", a-t-il martelé.

La CPI, qui tient des audiences sur l'affaire jusque vendredi, n'a pas indiqué la date à laquelle les juges rendront leur décision.

M. Blé Goudé - qui réside à La Haye - a par ailleurs été condamné fin décembre par contumace à 20 ans de prison par la justice ivoirienne pour des crimes commis dans le cadre de la crise post-électorale de 2010-2011.

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