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Le congrès pour le choix du nouveau chef du parti au pouvoir s'est ouvert au Burkina


Roch Marc Christian Kaboré attend quelques instants avant de s'adresser aux Nations unies au siège de l'ONU à New York, le 22 septembre 2016.

Le congrès ordinaire du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP), parti du président burkinabè Roch Marc Christian Kaboré, s'est ouvert samedi à Ouagadougou pour se choisir un nouveau chef, en remplacement de M. Kaboré élu à la tête du pays en 2015.

Quelque 6.000 personnes, la plupart habillées en orange, couleur du parti, ont pris d'assaut le Palais des sports du quartier de Ouaga 2000, d'une capacité de 5.000 places.

Salifou Diallo, vice-président du parti a salué, lors de la cérémonie d'ouverture, "une forte mobilisation, motif de fierté et une victoire pour l'ensemble du parti".

Le congrès va permettre de "revisiter le fonctionnement de nos structures, de voir la gouvernance interne de notre parti" a poursuivi M. Diallo, actuel président de l'Assemblée nationale.

Vendredi, une réunion préparatoire s'est déroulée dans une atmosphère tendue, en raison de la guerre intestine que se livrent les fondateurs du MPP, fondé en janvier 2014 par MM. Kaboré, Diallo et par l'actuel ministre de l'Intérieur, Simon Compaoré, trois anciens barons du régime de Blaise Compaoré.

Ils avaient rejoint l'opposition avant la chute de Compaoré, chassé par la rue en octobre 2014 après 27 ans passés à la tête du Burkina, et s'étaient emparés du pouvoir lors de la présidentielle de 2016.

La lutte au sommet décidera si le président Kaboré sort renforcé à la tête du pays ou si son gouvernement devra composer avec son principal rival, Salifou Diallo, qui assure l'interim à la présidence du parti depuis son élection en tant que chef de l'Etat.

M. Diallo, qui fut le bras droit de l'ancien président Blaise Compaoré, est connu pour son franc-parler et sa maîtrise des rouages politiques du pays.

Le partage de rôles semble ne pas satisfaire les trois ténors du MPP, Salifou Diallo ne se gênant pas pour critiquer régulièrement le gouvernement et appeler à des mesures plus fortes.

"Plus que le leadership, aujourd'hui, le premier et principal défi que doit relever notre pays, c'est de vaincre le terrorisme. Et s'il ne devait y avoir qu'un seul programme présidentiel qui vaille, ce serait bel et bien celui-là", a lancé le chef de file de l'opposition, Zéphirin Diabré, qui assistait à l'ouverture du congrès du MPP.

Avec AFP

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