Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Afrique

Marche en soutien aux enseignants menacés par les jihadistes au Burkina

Les manifestants scandent des slogans contre la garde présidentielle à Ouagadougou, au Burkina Faso, 16 Septembre, 2015.

Plus d'un millier de personnes ont marché en silence vendredi à Ouagadougou en soutien à des enseignants de la région du nord menacés par les jihadistes et en hommage à un directeur d'école tué lors d'une attaque la semaine dernière.

Munis de brassards et de banderoles noirs, les manifestants, des enseignants et des élèves notamment, ont défilé en silence avant un sit-in devant le ministère de l'Education nationale.

Une "journée de deuil, d'hommage et de solidarité" a également été observée vendredi dans la quasi-totalité des 45 provinces du pays, selon des responsables syndicaux joints par l'AFP.

Fin janvier, des individus non identifiés ont fait irruption dans plusieurs écoles de la province du Soum (frontalière avec le Mali), sommant les enseignants de ne plus dispenser le français, et d'enseigner uniquement l'arabe et le Coran.

Après une visite dans la région fin janvier, le ministre de l'Education nationale Martin Coulibaly avait assuré que le "dispositif sécuritaire sera renforcé, les enseignants et les écoles sécurisés".

"Malheureusement, les enseignants n'ont rien vu comme dispositif", a regretté vendredi le porte-parole des syndicats de l'Education nationale, Mamadou Barro.

La semaine dernière, un directeur d'école a été abattu à Kourfayel, toujours dans le Soum, par des présumés jihadistes.

Pour ces syndicats de l'Education, "le gouvernement est responsable" de cette situation car "nos plus hautes autorités étaient au courant des menaces proférées dans les localités ciblées".

"Du ministre de la Sécurité au ministre de la Défense, personne n'a pris une quelconque disposition pour sécuriser la zone", ont-ils estimé dans une déclaration.

Ces syndicats ont dit "condamner la gestion du gouvernement qui a pour conséquence d'exposer les agents publics (face à) un danger évident de mort violente".

Depuis l'assassinat du directeur d'école, les enseignants, se "sentant davantage exposés au danger et "las d'attendre (leur) sécurisation", ont déserté les écoles, entraînant la fermeture des classes, disent-ils.

"Ils n'ont pas d'autre choix", a justifié M. Barro, selon qui "les terroristes continuent à se balader impunément de village en village pour menacer et agresser les enseignants".

Pour permettre le retour de ces enseignants, les organisations syndicales "exigent la sécurisation effective des établissements publics et privés".

Longtemps épargné par les attaques sous le régime de Blaise Compaoré, le Burkina est entré depuis avril 2015 dans un cycle d'enlèvements et d'attaques islamistes, surtout dans le nord du pays, frontalier du Mali et du Niger.

En décembre 2016, une attaque contre un détachement de l'armée à Nassoumbou, revendiquée par le mouvement Ansarul Islam, dirigé par le Burkinabè Malaam Ibrahim Dicko, a fait 12 morts et traumatisé le pays.

Le 15 janvier 2016, un commando de trois assaillants avait tué 30 personnes et fait 71 blessés en plein coeur de la capitale Ouagadougou, lors d'une attaque revendiquée par le groupe Al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi).

Avec AFP

See all News Updates of the Day

La page des sports du 23 avril avec Yacouba Ouédraogo

La page des sports du 23 avril avec Yacouba Ouédraogo
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:58 0:00

Un festival pour encourager la production de café

Un festival pour encourager la production de café
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:35 0:00

Les dirigeants africains au chevet du Soudan

Les dirigeants africains au chevet du Soudan
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:12 0:00

33 morts dans des inondations et glissements de terrain en Afrique du Sud

Le port de Durban, en Afrique du Sud, le 25 mars 2013.

Au moins 33 personnes ont été tuées mardi par des pluies torrentielles qui ont provoqué des inondations et des glissements de terrain à Durban et dans sa province, sur la côte est de l'Afrique du Sud, ont annoncé les autorités.

"Les fortes pluies ont fait 33 morts", a déclaré Mme Nomusa Dube-Ncube, ministre de la province du KwaZulu-Natal, dont Durban est la principale métropole.

Dix enfants sont portés disparus à Durban et 42 personnes ont été blessés, a-t-elle ajouté. Parmi les morts figure un bébé de six mois et un enfant d'une dizaine d'années.

Au moins 145 personnes ont été déplacées par les inondations, selon le gouvernement.

En plus de maisons écroulées et de routes inondées, des conduites d'évacuation d'eau sont bouchées et des pylones électriques sont tombés.

Des renforts militaires ont été envoyés en soutien aux services de secours dans certaines zones particulièrement touchées par les pluies.

Les précipitations ont touché durant le week-end et la nuit de lundi à mardi tout le sud et l'est de l'Afrique du Sud.

Les services météorologiques sud-africains ont averti de la poursuite jusqu'à mercredi de cette épisode de précipitations, pouvant notamment affecter les axes routiers et les ponts situés dans les zones les plus basses du pays.

Pénurie de gaz au Tchad : appel à manifester en dépit d'une interdiction

Bonbonnes de gaz butane vide à N’Djamena, le 4 avril 2019. (VOA/André Kodmadjingar)

Le Collectif tchadien contre la vie chère a appelé mardi les Tchadiens à "manifester pacifiquement" jeudi pour protester contre la pénurie de gaz qui affecte le pays depuis plus de deux mois, en dépit d'une interdiction du gouvernement.

"Nous appelons les Tchadiens, jeunes, femmes, enfants touchés par cette situation à sortir massivement avec leurs bonbonnes de gaz et marmites vides" jeudi dans les rues, a déclaré le porte-parole du collectif, Dyngamnayal Nely Versinis, selon un communiqué.

Lundi, le gouvernement tchadien avait pris un arrêté pour interdire la marche lancée par ce collectif de la société civile. Mi-mars, une première marche avait déjà été interdite.

"Le gouvernement dans sa logique de restreindre la liberté d'expression, a pris un arrêté pour interdire ladite manifestation sans qu'aucune raison valable ne soit avancée", a indiqué le collectif qui a décidé "de maintenir la marche" jeudi "sur toute l'étendue du territoire".

Depuis fin janvier, la raffinerie de Djarmaya, seule source d'approvisionnement en gaz du pays, tourne au ralenti.

En cause, la révision des machines de la centrale, qui détient le monopole du gaz dans le pays, et qui n'aurait pas été anticipée.

Pour parer à la situation, le gouvernement avait autorisé l'importation de gaz du Nigeria ou du Cameroun, mais les besoins en énergie de la population ne sont toujours pas satisfaits.

"Aujourd'hui, il s'agit plus d'un bras de fer entre le gouvernement et la société chinoise actionnaire de la raffinerie pour la renégociation de contrats qui est en cause", a indiqué à l'AFP une source proche du ministère tchadien de l'Economie.

Au Tchad, les manifestations de la société civile sont souvent interdites par le gouvernement qui invoque des "raisons de sécurité".

Voir plus

XS
SM
MD
LG