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Obama en visite au Vietnam pour envoyer des symboles forts

Le président américain barack Obama en route vers l'Asie, ici à l'Andrews Air Force dans le Maryland, le 21 mai 2016.

Barack Obama arrive dimanche soir au Vietnam avec la volonté de renforcer les liens commerciaux et stratégiques avec Hanoï, au moment où la Chine adopte une posture plus offensive dans les conflits territoriaux de la région.

Après celles de Bill Clinton et George W. Bush, cette troisième visite d'un président américain depuis la fin de la guerre (1975) couronne deux décennies d'un rapprochement entre les deux anciens pays ennemis que peu auraient imaginé aussi rapide tant les cicatrices étaient profondes.

L'image du numéro 1 du Parti communiste vietnamien (PCV), Nguyen Phu Trong, reçu début juillet dans le Bureau ovale a marqué les esprits.

Entretiens bilatéraux avec les principaux dirigeants du pays, discours, rencontre avec des jeunes Vietnamiens à Hô-Chi-Minh-Ville (ex-Saïgon): le président des Etats-Unis passera trois jours sur place.

A Hanoï, les attentes qui entourent cette première visite de M. Obama, qui quittera le pouvoir début 2017, sont fortes.

"Il existe toujours une certaine méfiance (vis-à-vis de l'Amérique) au sein de l'élite vietnamienne, mais l'affirmation croissante de Pékin en Mer de Chine méridionale a vraiment fait évoluer les mentalités et poussé à un rapprochement plus rapide avec les Etats-Unis", souligne Murray Hiebert, du Center for Strategic and International Studies.

La Chine et le Vietnam se disputent la souveraineté des Paracels et des Spratleys, deux ensembles d'îles au coeur des routes maritimes internationales.

Soucieux d'envoyer un signal à Pékin, mais aussi de moderniser son armée et de réduire sa dépendance par rapport aux armes russes, le Vietnam avance - prudemment mais sûrement - avec Washington. Le pays espère une levée de l'embargo sur les ventes d'armes américaines. En ligne de mire: du matériel de surveillance, de communication, de reconnaissance maritime.

"Le Vietnam mène une politique de +diversification+ de ses affaires étrangères", analyse Carlyle Thayer, de University of New South Wales. "Il souhaite trouver un équilibre dans ses relations avec les grandes puissances sans s'aligner sur aucune d'entre elles".

L'exécutif américain, qui a toujours lié la levée de l'embargo à des progrès sur la question des droits de l'homme, n'a pas dévoilé ses intentions avant le voyage.

Aux Etats-Unis, des voix ont mis en garde contre une décision trop hâtive sur ce dossier sans réelles concessions de la part du régime communiste.

Dernière démonstration en date des restrictions des libertés individuelles: le pouvoir vietnamien a rejeté les candidatures d'un groupe d'indépendants - des dissidents, une pop star, des avocats - qui souhaitaient se présenter aux élections législatives de dimanche.

"Danse diplomatique délicate"

Sur le front économique, les deux pays espèrent voir aboutir rapidement l'accord de libre-échange transpacifique (TPP), scellé entre 12 pays de la région mais dont la ratification par le Congrès américain est incertaine.

Objectif affiché de l'administration Obama, qui a érigé cet accord au rang de priorité : ne pas laisser la Chine "écrire les règles" des échanges commerciaux dans la région.

Seul pays communiste à figurer parmi les signataires, le Vietnam fort de ses 90 millions d'habitants, devrait être l'un des grands bénéficiaires du texte.

La classe moyenne "devrait doubler entre 2014 et 2020", rappelle le représentant spécial américain pour le Commerce Michael Froman, convaincu que la suppression ou la réduction des barrières tarifaires offrira de réelles opportunités aux sociétés américaines.

Insistant sur les clauses environnementales et sociales liées à cet accord - interdiction du travail des enfants, salaire minimum, espace pour des syndicats indépendants - il souligne aussi l'impact réformateur qu'il pourrait avoir - à terme - sur le pays.

Entre volonté d'affermir les liens avec un acteur important d'Asie du Sud-Est et la nécessité de préserver la relation - complexe mais essentielle - avec la Chine, M. Obama devra trouver le ton juste.

"L'enthousiasme avec lequel le Vietnam accueille une plus forte présence américaine pourrait être considéré comme +provocateur+" en Chine", écrit Sandy Pho, du Wilson Center, qui juge que M. Obama devra se livrer à une "danse diplomatique délicate".

A l'issue de ces trois jours, Barack Obama retrouvera le Japon pour un sommet du G7 en quête de remèdes à la morosité de l'économie mondiale, puis une visite historique à Hiroshima, où aucun président américain en exercice ne s'est jamais rendu.

Avec AFP

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Le nouveau coronavirus a tué plus de 25.000 personnes en Europe

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Le coronavirus s’invite dans une prison américaine, 9 détenues prennent le large

Cellule dans une aile de la prison d'État de Camp Hill, en Pennsylvanie, aux Etats-Unis, le 13 janvier 2017. (Photo: Marc Levy / AP)

Les autorités carcérales de l'État américain du Dakota du Sud ont annoncé en fin de semaine qu'elles avaient appréhendé 7 des 9 détenues qui s'étaient évadées d'une prison pour femmes après qu'un cas de coronavirus ait été confirmé au sein de l'établissement.

Deux des 9 évadées sont toujours en cavale, selon la base de données en ligne du service pénitentiaire de l’État.

L’évasion a été révélée en premier lieu par nos confrères du quotidien Argus Leader, publié à Sioux Falls, la ville la plus peuplée de cet État qui compte moins de 900 000 habitants au total.

Les 9 prisonnières qui se sont évadées dans la nuit de lundi dernier étaient logées dans la même unité qu'une autre détenue qui a été testée positive au COVID-19, précise l’Argus Leader. La prison de sécurité minimum d’où elles se sont échappées est située dans la ville de Pierre, capitale du Dakota du Sud.

Depuis, 155 détenues sont en observation. La femme qui a été testée positive est en quarantaine. Elle “se porte bien”, rapporte le quotidien Rapid City Journal.

La directrice de la prison a démissionné mercredi.

Il y a désormais 68 cas positifs confirmés dans l'État, selon les autorités sanitaires. À ce jour, l'État a enregistré un décès lié au coronavirus et 26 rétablissements.

Au Dakota du Sud comme ailleurs, le coronavirus est en train de modifier le style de vie.

Selon la chaîne KotaTV, le rituel traditionnel du « Pow Wow », occasion festive très appréciée chez les Indiens d’Amérique du Nord (en grand nombre dans l'État), s’organise désormais via Facebook pour éviter les rassemblements.

La mairie de Sioux Falls a limité à 9 le nombre de clients simultanés dans les restaurants, les bars, les salons de coiffure et les magasins. Le chômage, technique ou permanent, devrait donc augmenter.

La gouverneure Kristi Noem a appelé à une réunion extraordinaire des législateurs de l’État pour rectifier le budget en tenant compte de la nouvelle donne imposée par le coronavirus. Aucune date n’a été arrêtée pour l’instant.

Situé dans la région du Midwest des États-Unis, le Dakota du Sud est le 5e État le moins peuplé du pays, selon les données du Bureau fédéral du recensement. Il est séparé du Canada par le Dakota du Nord.

Le dollar vers sa plus forte baisse hebdomadaire depuis 1987

Un homme parle au téléphone devant un poster affichant des dollars américains à un bureau de change de Lahore, Pakistan, le 16 mai 2019. (Photo: ARIF ALI / AFP)

Le dollar s'apprêtait vendredi à achever sa baisse hebdomadaire la plus importante depuis 1987 à l'issue d'une semaine où le gouvernement fédéral et la Réserve fédérale ont tenté de venir à la rescousse de l'économie américaine, frappée de plein fouet par le coronavirus.

Le dollar index, qui mesure la valeur du billet vert face à un panier d'autres devises, accusait un repli hebdomadaire de près de 4,5% aux alentours de 19H30 GMT.

Il faut remonter à août 1987 pour trouver une baisse d'une plus grande ampleur.

Face à l'euro, la devise américaine baissait vendredi de 0,86% à 1,1127 dollar.

Selon Joe Manimbo de Western Union, "la demande pour le dollar s'est asséchée après la semaine exceptionnelle à Wall Street et les promesses du patron de la Fed de verser des liquidités sans compter pour soutenir une économie complètement à l'arrêt."

Le président de la Banque centrale américaine Jerome Powell a assuré jeudi que l'institution allait continuer à prêter de l'argent "agressivement" pour combattre l'impact économique de l'épidémie de Covid-19.

M. Powell, dont la banque a déjà annoncé qu'elle injectait plusieurs milliers de milliards de dollars dans la première économie du monde, a également affirmé que "les munitions" de la Fed n'allaient "pas s'épuiser", lors de cet entretien au Today Show de NBC, l'une des émissions matinales les plus populaires aux Etats-Unis.

Par ailleurs, "les données sur les demandes d'allocations chômage aux États-Unis ont été un véritable choc, et peut-être l'une des raisons pour lesquelles le président de la Fed, Jerome Powell, s'est adressé à la nation dans une interview télévisée hier", a ajouté Antje Praefcke, analyste pour Commerzbank.

Le nombre de nouveaux chômeurs a explosé, avec plus de trois millions de nouvelles demandes d'allocations chômage la semaine passée, un niveau jamais vu dans le pays.

"De plus, les Etats-Unis ont le niveau d'infection le plus élevé du monde à l'heure actuelle", ce qui met le dollar "sous pression", a ajouté M. Praefcke.

Les Etats-Unis sont depuis jeudi le pays avec le plus grand nombre de cas de coronavirus officiellement déclarés. Ils comptent plus de 97.000 cas et 1.475 décès.

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Le président du Venezuela inculpé pour trafic de drogue aux Etats-Unis

Le président vénézuélien Nicolas Maduro donne une conférence de presse au palais présidentiel de Miraflores à Caracas, Venezuela, le jeudi 12 mars 2020. (Photo: Matias Delacroix/AP)

Le ministère américain de la justice a annoncé jeudi avoir porté plainte contre le président du Vénézuela, Nicolas Maduro, ainsi que 14 autres dignitaires vénézuéliens. Ils sont accusés de narco-terrorisme et d'autres infractions pénales, selon William Barr, ministre de la justice des Etats-Unis.

Plus précisément, les autorités vénézuéliennes sont accusées d'avoir collaboré avec un groupe de guérilla colombien impliqué dans le trafic de cocaïne vers les États-Unis.

Âgé de 57 ans, le président Maduro est désormais confronté à quatre chefs d'accusation devant un tribunal de New York. Sont également inculpés: Diosdado Cabello Rondón, le président de l'assemblée nationale du Venezuela, Hugo Armando Carvajal Barrios, ancien directeur des renseignements militaires, et Clíver Antonio Alcalá Cordones, ancien général des forces armées vénézuéliennes. Le ministre de la défense, Vladimir Padrino Lopez et le président de la Cour suprême Maikel Jose Moreno Perez, ont été inculpés séparément à Washington et en Floride.


"Cette annonce vise à éradiquer la corruption généralisée au sein du gouvernement vénézuélien, un système construit et contrôlé pour enrichir ceux qui se trouvent aux plus hauts niveaux du gouvernement", a déclaré M. Barr. "Les États-Unis ne permettront pas à ces fonctionnaires vénézuéliens corrompus d'utiliser le système bancaire américain pour déplacer leurs revenus illicites d'Amérique du Sud ni de poursuivre leurs projets criminels".

Les États-Unis ne reconnaissent pas Maduro comme le leader légitime du Venezuela. L'année dernière, l'administration Trump a officiellement reconnu le chef de l'opposition Juan Guaidó comme chef d'État intérimaire du pays. La plupart des pays européens lui ont emboîté le pas.

Ce n'est que la deuxième fois au cours des dernières décennies que le ministère de la justice a inculpé un chef d'État étranger en exercice, bien que non officiellement reconnu. En 1988, le ministère américain de la justice avait inculpé Manuel Noriega, à l'époque le chef militaire du Panama.

Pour sa part, le département d'État a annoncé une récompense pouvant aller jusqu'à 15 millions de dollars pour des informations menant à l'arrestation ou à la condamnation de M. Maduro.

Des récompenses allant jusqu'à 10 millions de dollars ont également été annoncées pour quatre autres hauts fonctionnaires du Venezuela recherchés par la justice américaine.

On reproche à Maduro (à la tête du Venezuela depuis 2013) et à ses principaux lieutenants de diriger "un partenariat de narcoterrorisme" avec la guérilla colombienne des FARC (Fuerzas Armadas Revolucionarias de Colombia), active depuis 20 ans. Deux dirigeants des FARC ont également été inculpés en relation avec la conspiration de narco-terrorisme.

Les FARC ont signé un accord de paix avec le gouvernement colombien en 2016, mettant fin à plus de 50 ans de conflit. Mais un groupe de 2 500 dissidents des FARC, soutenu par le régime de M. Maduro, reste impliqué dans le trafic de cocaïne de la Colombie vers les Etats-Unis via le Venezuela et l'Amérique centrale, ont déclaré les responsables américains.

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