Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

États-Unis

Le chef de la diplomatie américaine va rencontrer Aung San Suu Kyi

John Kerry, chef de la diplomatie américaine, à Bruxelles le 19 mai 2016.

Le chef de la diplomatie américaine John Kerry doit rencontrer l'ancienne opposante birmane Aung San Suu Kyi pour des pourparlers avec le nouveau pouvoir civil.

Cette visite intervient alors que Washington vient d'alléger à nouveau ses sanctions économiques contre la Birmanie pour aider le gouvernement sorti des urnes.

Le parti de l'ancienne opposante, la Ligue nationale pour la démocratie (NLD), a été porté au pouvoir par les législatives du 8 novembre, les premières élections libres en Brimanie en plus de cinquante ans, quatre ans après l'auto-dissolution de la junte militaire en 2011.

Aung San Suu Kyi, ministre des Affaires étrangères, occupe également la fonction nouvelle de conseillère spéciale d'Etat qui lui permet de piloter le gouvernement en dépit d'une Constitution héritée de la junte qui lui interdit d'être présidente. Son allié de longue date Htin Kyaw exerce la fonction de président.

M. Kerry, qui devrait tenir une conférence de presse avec Mme Suu Kyi dans l'après-midi, "va rencontrer la conseillère d'Etat, pas le président", a déclaré à l'AFP Zaw Htay, porte-parole de la présidence, expliquant que Htin Kyaw n'était toujours pas rentré d'un sommet en Russie.

D'après le département d'Etat américain, la visite du secrétaire d'Etat vise à exprimer une nouvelle fois l'appui de Washington à la transition démocratique dans ce pays d'Asie du sud-est et à favoriser de "nouvelles réformes démocratiques et économiques".

M. Kerry devrait rencontrer le chef de l'armée Min Aung Hlaing alors que Washington cherche à obtenir de nouveaux changements de la part des militaires, qui conservent des pouvoirs politique et économique non négligeables.

Le président américain Barack Obama s'est rendu à deux reprises en Birmanie ces dernières années. Alors qu'il ne lui reste que quelques mois à passer à la Maison Blanche, le chef de l'exécutif américain renforce sa stratégie dite du "pivot", ou "rééquilibrage" de l'Amérique vers cette région où la Chine fait la démonstration de sa puissance.

M. Kerry doit ensuite se rendre au Vietnam, où il rejoindra M. Obama pour une visite de trois jours qui devrait vraisemblablement se focaliser sur le commerce, la sécurité et les droits de l'Homme.

La Birmanie, ex-Etat paria coupé du monde, a connu depuis 2011 une mini-révolution après l'autodissolution de la junte et l'arrivée d'un gouvernement semi-civil.

Le pays fait toujours face à d'énormes défis, infrastructures décrépies, pauvreté, conflits dans les régions frontalières avec des groupes armés ethniques, tensions religieuses et le maintien de l'influence des militaires et de leurs alliés qui dominent toujours l'économie.

Washington a levé de nombreuses sanctions depuis 2011 mais maintient sa liste noire de personnes accusées d'entraver la démocratisation du pays.

Aux termes des mesures les plus récentes, des restrictions pesant sur les banques birmanes ont été annulées.

L'administration américaine a également annoncé la prolongation indéfinie d'une dérogation accordée en décembre et autorisant certaines transactions commerciales avec des groupes birmans figurant sur sa liste noire.

Avec AFP

Toutes les actualités

Avec plus de 800 morts en 24h, les Américains s'attendent au pire

Avec plus de 800 morts en 24h, les Américains s'attendent au pire
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:55 0:00

Les autorités américaines tentent d'augmenter le nombre de tests de coronavirus

Les autorités américaines tentent d'augmenter le nombre de tests de coronavirus
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:09 0:00

Coronavirus: bataille pour des masques chinois entre la France et les Etats-Unis

Première livraison en France de masques en provenance de Chine à Vatry, le 30 mars 2020. (Thomas Paudeleux/ECPAD via AP)

Des masques commandés en Chine par la France sont rachetés par les Américains sur le tarmac des aéroports chinois avant le départ des avions de livraison, a déploré mercredi Jean Rottner, président de la région française du Grand Est, particulièrement touchée par l'épidémie de coronavirus.

"Sur le tarmac, les Américains sortent le cash et payent trois ou quatre fois les commandes que nous avons faites, donc il faut vraiment se battre", assure M. Rottner sur la radio RTL, expliquant que les avions s'envolent ensuite vers les Etats-Unis et non plus la France.

"C'est compliqué, on se bat 24 heures sur 24" pour que les masques soient livrés, a-t-il déclaré, indiquant avoir mis en place une cellule de sa région "dédiée" pour "gagner ces marchés".

Le président de la région Paca (sud-est), Renaud Muselier, s'était également plaint mardi d'une telle pratique de la part d'acheteurs américains.

Deux millions de masques chirurgicaux commandés par la région Grand Est à la Chine ont été livrés dans la nuit de mardi à mercredi.

"J'ai été très heureux de voir arriver cet avion chez nous hier soir", a déclaré M. Rottner.

Le Grand Est a été la première région à recevoir sa propre commande de masques passée en complément des commandes nationales.

Emmanuel Macron, critiqué pour le manque de masques auquel doit faire face la France, a notamment promis mardi "l'indépendance pleine et entière" d'ici à la fin de l'année pour la production de masques, lors d'une visite dans une usine de fabrication.

Les Etats-Unis, qui ont tardé à prendre des mesures pour enrayer la propagation du coronavirus sur leur territoire, sont également à la recherche de masques.

Trump met en garde l'Iran contre toute attaque visant des soldats américains en Irak

Le président des Etats-Unis Donald Trump à Washington le 31 mars 2020.

Le président des Etats-Unis Donald Trump a mis mercredi en garde l'Iran contre toute attaque visant des soldats américains en Irak.

"Selon nos informations (...), l'Iran et ses protégés préparent une attaque sournoise contre des troupes américaines et/ou des installations en Irak", a tweeté M. Trump. "Si cela a lieu, l'Iran paiera un prix très élevé", a-t-il ajouté.

Quelques heures plus tôt, Téhéran avait mis en garde Washington contre le risque d'entraîner le Moyen-Orient dans une "situation désastreuse" en pleine crise du nouveau coronavirus, après le déploiement par les Etats-Unis de missiles Patriot sur le sol irakien.

Coronavirus: Donald Trump envisage des semaines "douloureuses"

Coronavirus: Donald Trump envisage des semaines "douloureuses"
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:04 0:00

Voir plus

XS
SM
MD
LG