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Pas d’avancées significatives dans les négociations de Vienne sur la Syrie

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov (G), le Secrétaire d 'Etat américain John Kerry (C) et l’envoyé spécial des Nations Unies sur la Syrie Staffan de Mistura (D) assistent à la réunion ministérielle sur la Syrie à Vienne, en Autriche, le 17 mai 2016.

La rencontre internationale sur le conflit syrien s'est terminée sans date de reprise des pourparlers de paix inter-syriens, mais les grandes puissances ont promis de travailler à l'établissement d'un cessez-le-feu durable.

"Nous nous sommes mis d'accord pour ne pas rester sans réaction si des parties prenaient des initiatives visant à autre chose qu'à un accord et qu'à la paix ", a déclaré le secrétaire d'Etat américain John Kerry, lors d'une conférence de presse à l'issue de ces discussions du Groupe international de soutien à la Syrie (GISS), co-présidé par la Russie et les Etats-Unis dans la capitale autrichienne.

Les trois objectifs fixés pour stopper cette guerre dévastatrice sont au centre des discussions: "consolider la cessation des hostilités (...) garantir un accès humanitaire dans tout le pays et accélérer la transition politique", selon la diplomatie américaine.

C'est encore et toujours sur ce dernier point que les discussions achoppent. La feuille de route des négociateurs prévoit la mise en place au 1er août d'un organe syrien de transition politique prévu par une résolution de l'ONU, mais cette échéance paraît de plus en plus illusoire à de nombreux observateurs.

Bachar al-Assad, principal frein au retour de la paix

"Il n'y a pas d'avenir durable pour la Syrie avec Assad ", a réaffirmé le ministre allemand des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier à son arrivée pour ces pourparlers. "Voilà pourquoi nous devons discuter, sous les auspices de l'ONU, des modalités d'un gouvernement de transition et mettre les choses sur la bonne voie", a-t-il ajouté.

"L'objectif pour août est d'avoir un cadre en place, un cadre convenu, pour une transition politique", avait réaffirmé lundi un haut responsable du département d'Etat à Vienne.

La coalition de l'opposition syrienne s'est montrée, selon ce dernier, plus ouverte que le régime de Damas. "Le régime est tout simplement absent (des discussions, ndlr), et c'est vraiment la clef de la situation", a dit ce responsible.

"Par leur soutien politique, militaire et financier à la Syrie, la Russie et l'Iran permettent de facto au régime de se maintenir et de ne pas entrer en discussions", a également déploré une source diplomatique française.

Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a affirmé que Moscou ne "soutenait pas" le régime syrien de Bachar al-Assad, lors d'une conférence de presse à l'issue des discussions du Groupe international de soutien à la Syrie (GISS), co-présidé par la Russie et les Etats-Unis.

"Nous ne soutenons pas Assad, nous soutenons le combat contre le terrorisme (...) Sur le terrain, nous ne voyons pas de forces plus réelles et efficaces que l'armée syrienne, malgré toutes ses faiblesses", a-t-il ajouté.

Le sort du président Bachar al-Assad constitue la principale ligne de fracture entre les puissances mondiales et régionales du GISS, un groupe de 17 pays et trois organisations internationales -- dont les Etats-Unis, la Russie, l'Arabie saoudite, l'Iran et l'Union européenne.

Tout en soutenant l'effort diplomatique du GISS, Moscou et Téhéran apportent un appui militaire déterminant au pouvoir syrien sur le terrain.

Aide alimentaire internationale des villes assiégées

Les villes assiégées en Syrie par les forces du régime recevront une aide alimentaire internationale par largage aérien si l'ONU n'obtient pas d'accès humanitaire, a annoncé le secrétaire d'Etat américain John Kerry à Vienne.

"A partir du 1er juin, si l'ONU se voit refuser un accès humanitaire dans l'une de ces zones, l'ISSG (NDLR: le Groupe international de soutien à la Syrie) demande au Programme alimentaire mondial de mettre immédiatement en oeuvre un programme de ponts aériens et de largages dans toutes ces zones dans le besoin", a déclaré M. Kerry, à l'issue d'une réunion de l'ISSG.

Plus d'efforts encore

"Nous sommes loin aujourd'hui de la ligne d'arrivée", avait observé lundi le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov, selon les agences de presse russes. "Mais si tout ce qui a été décidé sous les auspices du GISS et du Conseil de sécurité des Nations unies est mis en place honnêtement, il y a de fortes chances que la situation ne reste pas comme elle est", selon lui.

Sur le terrain, une trêve entre régime et rebelles instaurée depuis fin février sous l'impulsion des Russes et des Américains a été violée à plusieurs reprises.

L'insurrection armée contre le régime est profondément divisée entre de nombreux groupes jihadistes, islamistes et rebelles modérés.

Au moins trois civils, dont une femme et sa fillette, ont été tués dans une frappe du régime dans la nuit de lundi à mardi sur le quartier rebelle de Soukkari, dans la métropole divisée d'Alep où un cessez-le-feu trêve temporaire a expiré jeudi dernier.

Dans la deuxième ville du pays, les bombardements entre régime et rebelles ont toutefois nettement reculé, après deux semaines de violences qui ont fait près de 300 morts depuis le 22 avril.

Dans la province d'Idleb contrôlée en majorité par le Front Al-Nosra, branche syrienne d'Al-Qaïda, huit civils, dont quatre femmes et trois enfants, ont péri dans des bombardements du régime sur la localité de Bdama.

Les violents combats depuis une vingtaine de jours entre des factions islamistes rivales pour le contrôle d'un fief de la rébellion près de Damas ont fait plus de 300 morts, avait rapporté dimanche une ONG.

Depuis le début de la révolte contre le régime de Bachar al-Assad en mars 2011, la guerre a fait plus de 270.000 morts et jeté sur les routes des millions de personnes, provoquant une crise humanitaire majeure dans la région et en Europe.

Trois sessions de pourparlers intersyriens indirects ont eu lieu depuis le début de l'année à Genève, sans progrès. Le dernier round en avril a été suspendu avec la reprise des hostilités à Alep.

Avec AFP

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La pandémie de coronavirus a fait plus de 70.000 morts dans le monde

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Antonio Guterres met en garde contre la violence familiale en période de confinement

Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres lors d'une interview avec Associated Press à Lahore au Pakistan, 18 février 2020. (Photo AP)

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a lancé dimanche un appel mondial à protéger les femmes et filles "à la maison", alors que le confinement provoqué par la pandémie de Covid-19 exacerbe les violences domestiques.

"Malheureusement, de nombreuses femmes et filles se retrouvent particulièrement exposées à la violence précisément là où elles devraient en être protégées. Dans leurs propres foyers. C'est la raison pour laquelle je lance aujourd'hui un nouvel appel pour la paix à la maison, dans les foyers, à travers le monde entier", a déclaré Antonio Guterres.

"Ces dernières semaines, tandis que s'aggravaient les pressions économiques et sociales et que la peur s'installait, le monde a connu une horrible flambée de violence domestique", a déploré le chef de l'ONU.
"J'engage tous les gouvernements à prendre des mesures de prévention de la violence contre les femmes et à prévoir des recours pour les victimes dans le cadre de leur plan d'action national face au Covid-19", a-t-il ajouté.

En réclamant que la justice continue de poursuivre les coupables, Antonio Guterres demandé la mise en place de "systèmes d'alerte d'urgence dans les pharmacies et les magasins d'alimentation".

Avec la pandémie, de nombreuses femmes et enfants sont enfermé chez eux avec leurs agresseurs et le phénomène n'épargne aucun pays, selon les Nations Unies.

Aux Etats-Unis, plusieurs villes ont rapporté un nombre croissant de cas de violences familiales et d'appels. En Inde, le nombre de dossiers a doublé au cours de la première semaine de restriction de mouvements, selon la Commission nationale pour les femmes.

Des militantes turques ont de leur côté appelé à une meilleure protection des femmes en raison d'un accroissement des meurtres les visant depuis la recommandation du confinement faite par le gouvernement le 11 mars.

La première semaine de restrictions en Afrique du Sud s'est traduite par près de 90.000 plaintes de violence, tandis qu'en France, la violence domestique a cru d'un tiers en une semaine.

Le gouvernement australien a rapporté pour sa part avoir constaté une augmentation de 75% des recherches sur internet pour un soutien face à des violences dans les foyers.

L'ONU pousse ainsi les gouvernements à continuer à prévoir des abris pour les femmes abusées et à garder ce dossier dans leur définition des services essentiels.

Le basketteur Kobe Bryant intronisé au Hall of Fame

Kobe Bryant des Los Angeles Lakers contre les Boston Celtics pendant le deuxième trimestre d'un match de basket de la NBA à Boston le mercredi 30 décembre 2015. (AP Photo / Winslow Townson)

Le quintuple champion de la NBA Kobe Bryant, décédé dans un accident d'hélicoptère fin janvier, fait partie, sans surprise, des joueurs qui seront intronisés cette année au Hall of Fame, le panthéon du basket américain, selon la liste révélée samedi.

La légende des Los Angeles, disparue à 41 ans dans un crash qui a également coûté la vie à sa fille de 13 ans Gianna et sept autres personnes, figure parmi les neuf noms de la promotion 2020, en compagnie notamment de l'ancien joueur de San Antonio Tim Duncan (43 ans), cinq fois titré en NBA, et Kevin Garnett, champion en 2008 avec Boston.

"La promotion 2020 est sans aucun doute l'une des plus historiques de tous les temps et le talent et l'influence sociale de ces neuf lauréats est sans commune mesure", a déclaré John Doleva, directeur général du Hall of Fame.

"En 2020, la communauté du basket a subi la perte inimaginable de figures emblématiques: le commissaire de la NBA David Stern (ndlr: mort en janvier à 77 ans des suites d'une hémorragie cérébrale) et Kobe Bryant, ainsi que la perte du jeu lui-même en raison du COVID-19." La saison de la NBA a été suspendue le mois dernier devant la propagation du coronavirus.

"C'est un accomplissement et un honneur incroyable, nous sommes extrêmement fiers de lui", a réagi l'épouse de Kobe Bryant, Vanessa. "Chaque étape dans sa carrière d'athlète a été un tremplin pour être ici (au Hall fo Fame)", a-t-elle ajouté.

Le Pakistan recherche des dizaines de milliers de fidèles d'une congrégation musulmane

Des fidèles pakistanais arrivent pour le rassemblement religieux annuel Tablighi Ijtema à Raiwind, à la périphérie de Lahore, le 2 novembre 2017. (Photo ARIF ALI / AFP)

Le Pakistan recherche des dizaines de milliers de fidèles ayant participé à un rassemblement géant tablighi, un mouvement rigoriste musulman, avant de s'éparpiller dans et hors du pays et de propager le nouveau coronavirus, a-t-on appris samedi auprès des autorités.

"Les autorités de tous les districts (du pays) tentent de retrouver les personnes qui ont assisté à l'événement", a indiqué à l'AFP le bureau du chef de l'administration de Lahore, capitale de l'Est pakistanais, près de laquelle s'est tenue du 10 au 12 mars une itjema, un rassemblement tablighi auquel "environ 100.000 personnes" ont participé.

Quelque 7 à 8.000 participants ont jusqu'ici été placés en quarantaine dans la province du Pendjab, dont Lahore est la capitale, parmi lesquels plus de 900 étrangers - Chinois, Nigérians, Afghans ou encore Turcs -, a-t-il indiqué.

Un membre du gouvernement de la province voisine du Sindh (Sud) a fait état de "300 à 400 pèlerins (tablighis) s'y baladant" et de quelques centaines de confinés. Il a déploré la non-interdiction du rassemblement tablighi, quand celui-ci était appelé à devenir "une source majeure de propagation de l'infection".

Au moins 154 tablighis ont jusqu'ici été testés positifs au Covid-19 dans le Pendjab et le Sindh, dont au moins deux sont morts après avoir participé à l'itjema, selon les autorités.

Les deux premiers cas officiellement déclarés de coronavirus dans l'enclave palestinienne de la bande de Gaza avaient participé au rassemblement pakistanais, selon la représentation palestinienne à Islamabad.

Le ministre de la Science Fawad Chaudhry, interrogé par l'AFP, s'est emporté contre "l'entêtement du clergé", notamment tablighi. "Chaque groupe qui n'adhèrera pas aux recommandations du gouvernement et poursuivra ses activités deviendra un danger pour les autres", a-t-il tonné.

Le rassemblement de mars, auquel assistaient des pèlerins venus de 70 pays, avait été interrompu après deux jours, quand il devait en durer cinq, a répondu un cadre du mouvement tablighi, un mouvement international et rigoriste de missionnaires musulmans.

Rendre les tablighis responsables de la pandémie relève de l'"ignorance" et de l'"irresponsabilité", a de son côté dénoncé un prêcheur tablighi renommé, Naeem Butt, interrogé par l'AFP.

"Des matches de cricket se sont tenus dans des stades après notre rassemblement. Pourquoi personne ne s'en prend à eux ?", a-t-il questionné.

En Inde, un rassemblement tablighi à New Delhi, le siège de la congrégation, auquel des milliers de fidèles avaient participé, a provoqué une traque de ses participants, après qu'au moins dix tablighis indiens sont morts du Covid-19.

Les enquêtes sanitaires relient a posteriori de nombreux cas à travers toute l'Inde au siège du mouvement, situé dans une enclave pauvre entourée de quartiers riches de la capitale.

Un autre rassemblement en mars à Kuala Lumpur avait également abouti à des centaines de contaminations dans une demi-douzaine de pays, dont la Malaisie.

"L'ADN du mouvement tabligh, depuis toujours, c'est le rassemblement et les missions" d'évangélisation, a décrypté pour l'AFP Moussa Khedimellah, sociologue français spécialiste du des tablighis.

"Comme tout mouvement charismatique, ils sont dans une vision mystique. Ils font passer leur foi avant la science", a-t-il ajouté.

Au moins 41 personnes sont mortes du nouveau coronavirus au Pakistan, pays de 200 millions d'habitants dont le système de santé est en déshérence.

La tragédie frappe encore la famille Kennedy

Le gouverneur du Maryland, Larry Hogan, lors d'une conférence de presse le 3 avril 2020 à Annapolis. (AP/Brian Witt)

Les recherches pour retrouver deux membres de la famille Kennedy, disparus lors d'une balade en canoë, n'ont pas permis de les retrouver et ils sont présumés morts, ont annoncé leurs proches.

Il s'agit d'un nouveau drame pour la plus célèbre dynastie des Etats-Unis, régulièrement frappée par la tragédie depuis l'assassinat en 1963 à Dallas du président démocrate John Fitzgerald Kennedy (JFK).

Sa petite-nièce Maeve Kennedy McKean, 40 ans, n'est pas revenue jeudi d'une sortie en canoë avec son fils Gideon, 8 ans, dans la baie de Chesapeake, dans la région de Washington, ont annoncé vendredi les autorités.

Des garde-côtes, des policiers et des pompiers ont immédiatement tenté de les retrouver, mais sans succès.

"Les chances qu'ils aient survécu sont extrêmement faibles. Il est clair que Maeve et Gideon sont morts", en a conclu son époux David McKean dans un message posté dans la nuit sur Facebook.

Les recherches lancées par les autorités "ne sont plus une opération de secours mais de récupération" des corps, a ajouté dans un communiqué la mère et grand-mère des victimes, Kathleen Kennedy Townsend.

Cette dernière est la fille aînée de l'ancien ministre de la Justice Robert Kennedy, le frère de John, qui fut tué en 1968 alors qu'il était bien placé pour remporter les primaires démocrates pour la présidentielle.

La famille a subi d'autres drames: un des fils de Robert Kennedy, David, est mort à l'âge de 28 ans d'une overdose de cocaïne dans un hôtel de Floride, en 1984.

Un autre de ses fils, Michael, a succombé à une collision avec un arbre lors d'une descente à ski en 1997 dans le Colorado.

En 1999, le fils de "JFK" est mort avec sa femme Carolyn et sa belle-soeur Lauren dans le crash de l'avion qu'il pilotait dans le Massachusetts.

Saoirse Kennedy Hill, une petite-fille de Robert Kennedy, est également décédée l'année dernière d'une overdose, à l'âge de 22 ans.

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