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Moyen-Orient

Nucléaire iranien : réunion de conciliation avec Téhéran en février selon Borrell

Les irakiens brulent un drapeau américain à Basra, le 30 décembre 2019.

Les pays signataires de l'accord de 2015 sur le nucléaire iranien sont convenus d'une réunion de conciliation avec Téhéran "en février" afin de préserver l'accord malgré le retrait des Etats-Unis, a annoncé vendredi le chef de la diplomatie de l'UE Josep Borrell.

"La prochaine réunion de la commission mixte aura lieu en février", a indiqué sans plus de précisions M. Borrell, une semaine après la décision des pays européens signataires (Allemagne, France et Royaume-Uni) de lancer une procédure contre Téhéran pour violation de ses engagements. Les autres signataires sont la Chine et la Russie.

Josep Borrell n'a pas précisé la date ni le lieu de cette rencontre, qui se tiendra au niveau des experts. Mais les précédentes réunions se sont tenues à Vienne. Les deux autres villes prévues par l'accord pour réunir la commission sont New York et Genève.

"Tous les participants au JCPOA (acronyme en anglais du Plan d'action global commun) ont réaffirmé leur détermination à préserver l'accord, ce qui est dans l'intérêt de tous", a-t-il souligné.

"Nonobstant les différences sur les modalités, il y a accord sur le fait que plus de temps est nécessaire en raison de la complexité des questions en jeu", a-t-il précisé.

"Le calendrier est donc prolongé. Tous sont convenus de poursuivre les discussions au niveau des experts pour répondre aux préoccupations concernant la mise en oeuvre de l'accord nucléaire, ainsi que les répercussions plus larges du retrait des États-Unis du JCPOA et de la réimposition de sanctions, que tous les participants au JCPOA ont regrettées", a-t-il conclu.

Josep Borrell a rencontré le chef de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif à New Delhi le 16 janvier. Il a pressé l'Iran de préserver l'accord nucléaire et de revenir sur les violations de ses engagements.

"Le but du mécanisme de règlement des différends n'est pas de réimposer des sanctions, mais de résoudre les questions liées à la mise en œuvre de l'accord dans le cadre de la commission mixte", qui est l'instance d'arbitrage, a insisté le chef de la diplomatie de l'UE.

Josep Borrell a jugé "impossible" de remplacer cet accord.

L'accord de 2015 vise à empêcher l'Iran d'acquérir l'arme nucléaire. Il a été conclu entre l'Iran et les États-Unis, la France, l'Allemagne, le Royaume-Uni, la Russie et la Chine. Ce texte, qui met le programme nucléaire iranien sous le boisseau en échange d'une levée des sanctions, est formellement resté en place malgré le retrait en 2018 des États-Unis, mais se détricote depuis.

Les États-Unis ont rétabli des sanctions contre l'Iran. En réponse, Téhéran s'est peu à peu affranchi de ses obligations.

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Paris demande la suspension "définitive" du projet d'annexion de territoires palestiniens

Le président français Emmanuel Macron, à droite, serre la main du président palestinien Mahmoud Abbas lors d'une conférence de presse conjointe à l'Elysée après leurs entretiens à Paris, vendredi 22 décembre 2017. (AP Photo / François Mori, Piscine)

La France s'est félicitée lundi de l'accord de normalisation des relations entre Israël et Bahreïn mais a souligné qu'elle devait s'accompagner d'une suspension "définitive" du projet d'annexion de territoires palestiniens.

"La France se félicite de l'annonce de l'établissement de relations diplomatiques entre le Royaume de Bahreïn et Israël", a déclaré la porte-parole du ministère français des Affaires étrangères.

"La dynamique nouvelle dans laquelle s'inscrit cette annonce doit contribuer à la paix et à la stabilité régionales", a toutefois souligné Agnès von der Mühll.

"Il est pour cela nécessaire que la suspension de l'annexion des territoires palestiniens devienne une mesure définitive et que des négociations directes entre Israéliens et Palestiniens reprennent en vue de l'établissement de deux États viables dans le cadre du droit international et des paramètres agréés", a-t-elle ajouté.

Le président américain Donald Trump a annoncé vendredi la normalisation des relations entre Bahreïn et Israël, après celle intervenue mi-août entre les Émirats arabes unis et l'État hébreu.

Les chefs de la diplomatie des deux monarchies du Golfe et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu doivent signer mardi à Washington, en présence de Donald Trump, les accords établissant officiellement des relations diplomatiques entre Israël et les deux pays.

Les Palestiniens ont, de leur côté, appelé à des manifestations pour dénoncer des accords "honteux".

Aux yeux des Émirats, en échange de cet accord, Israël a accepté de "mettre fin à la poursuite de l'annexion des territoires palestiniens".

Mais le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé que si l'annexion de pans de la Cisjordanie occupée est "reportée", Israël n'y a "pas renoncé".

Mike Pompeo assiste à des pourparlers historiques sur l'Afghanistan au Qatar

Les délégués des talibans se saluent à l'entame des négociations avec le gouvernement afghan à Doha, au Qatar, le 12 septembre 2020. (Photo: REUTERS/Ibraheem al Omari)

Le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo a assisté samedi à Doha, au Qatar, aux négociations de paix historiques entre le gouvernement d'Afghanistan et les talibans.

Ces discussions s'annoncent laborieuses en raison des profondes divergences entre les deux camps.

La cérémonie a été ouverte par le chef de la diplomatie du Qatar, cheikh Mohammed ben Abderrahmane Al-Thani, auquel a succédé le négociateur du gouvernement afghan, l'ancien chef de l'exécutif Abdullah Abdullah.

Celui-ci a appelé à un "cessez-le-feu humanitaire". "Notre pays se souviendra de ce jour comme de celui de la fin de la guerre et des souffrances de notre peuple", a-t-il espéré.

Une revendication soutenue par l'Union européenne, qui dans un communiqué a demandé un arrêt des combats "immédiat (...), national et inconditionnel", mais rapidement contredite par l'émissaire américain pour la paix en Afghanistan, l'ambassadeur Zalmay Khalilzad.

Les négociations "conduiront" à un cessez-le-feu, qui n'est pas un préambule des pourparlers, a-t-il rappelé lors d'une conférence de presse à Doha.

Une trêve ne suffit pas, les Afghans veulent une paix durable
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Ces négociations, retardées de six mois en raison de désaccords profonds sur un échange de prisonniers, interviennent au lendemain du 19e anniversaire des attentats du 11 septembre 2011, qui ont entraîné l'intervention internationale menée par les Etats-Unis ayant chassé les talibans du pouvoir en Afghanistan.

Les deux camps doivent trouver un moyen "de faire aller le pays de l'avant (...) et accéder aux demandes des Afghans: un pays réconcilié avec un gouvernement qui reflète une nation qui n'est pas en guerre", a déclaré vendredi M. Pompeo.

Les discussions se déroulent dans une salle de conférence de l'hôtel de luxe ayant accueilli en février la signature de l'accord historique entre Washington et les talibans, qui a ouvert la voie aux pourparlers. Ce texte avait entériné le départ des forces étrangères d'Afghanistan d'ici mi-2021 en échange de vagues garanties talibanes, dont la tenue de ce "dialogue interafghan".

Mike Pompeo se rendra à Doha pour les pourparlers sur l'Afghanistan

Le président Donald Trump à la Maison Blanche aux Etats-Unis le 4 septembre 2020.

Le président des Etats-Unis a annoncé jeudi que le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo se rendrait à Doha pour participer au début des pourparlers de paix sur l'Afghanistan.

Les discussions entre les talibans et Kaboul, retardées depuis plus de six mois, démarreront samedi au Qatar afin d'essayer de mettre un terme à près de 19 ans de conflit entre les deux parties en Afghanistan.

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