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Moyen-Orient

Marée humaine à Téhéran pour un dernier hommage au général tué par Washington

Une foule d'Iraniens rend hommage au général Qasem Soleimani, le 6 janvier 2020.

Aux cris de "Mort à l'Amérique", une marée humaine en deuil a accompagné lundi à Téhéran les cercueils du général Qassem Soleimani, commandant le plus populaire d'Iran, et de ses compagnons d'armes tués dans une attaque de drone des Etats-Unis en Irak.

Sur un autre front des tensions exacerbées avec Washington, l'Iran a annoncé une nouvelle réduction de ses engagements contenus dans l'accord international sur son programme nucléaire dont les Etats-Unis se sont retirés en 2018, un pacte désormais presque vidé de sa substance.

Les Européens, encore parties à cet accord conclu en 2015, ont dit "regretter profondément" l'annonce de l'Iran sur la levée de toute limite sur l'enrichissement d'uranium.

Face à la crise entre les Etats-Unis et l'Iran, des ennemis jurés, et le risque d'une véritable déflagration, une réunion extraordinaire de l'OTAN se tient dans la journée à Bruxelles, et la chancelière allemande Angela Merkel rencontre samedi à Moscou le président Vladimir Poutine.

A Téhéran, la population a offert le spectacle d'un rassemblement d'unité et d'une ampleur jamais vue depuis les manifestations et contre-manifestations de la contestation post-électorale de 2009 en Iran.

Comme à Ahvaz (sud-ouest) et Machhad (nord-est) la veille, les Iraniens se sont déplacés en masse à Téhéran, en ce jour déclaré férié, pour honorer Qassem Soleimani, figure charismatique et très populaire en Iran, tué vendredi avec son lieutenant irakien et huit autres personnes près de l'aéroport de Bagdad.

La foule rassemblée dans un froid glacial était manifestement beaucoup plus diverse que lors des habituels rassemblements à l'appel du pouvoir.

L'ayatollah Ali Khamenei, guide suprême d'Iran, n'a pu retenir son émotion en présidant une courte prière des morts à l'Université de Téhéran, devant les cercueils contenant les restes de Soleimani, d'Abou Mehdi al-Mouhandis, numéro deux du Hachd al-Chaabi (paramilitaires irakiens pro-Iran) et de quatre Iraniens. Soleimani doit être enterré mardi à Kerman (sud-est), sa ville natale.

- Echange de menaces -

Estimée à "plusieurs millions" par la télévision d'Etat iranienne, la foule alterne entre moments de recueillement et de tristesse et explosion de colère aux cris de "Mort à l'Amérique", "Mort à Israël".

Des drapeaux américains et israéliens sont brûlés. Hommes et femmes pleurent ou appellent à venger celui qui était le chef de la Force Qods, chargée des opérations extérieures des Gardiens de la Révolution, et à ce titre l'architecte de la stratégie de l'Iran au Moyen-Orient.

La fille de Qassem Soleimani, Zeinab, et le chef du bureau politique du Hamas palestinien, Ismaïl Haniyeh, ont électrisé la foule en parlant des effets galvanisants que la mort du général aura selon eux sur la résistance à l'Amérique et à Israël.

L'Iran officiel a promis une "riposte militaire", une "dure vengeance" qui frappera "au bon endroit et au bon moment".

Malgré les appels à la "désescalade" et à la "retenue" de nombreuses capitales dans le monde, le président américain Donald Trump ne fait rien pour apaiser les inquiétudes. Si l'Iran fait "quoi que ce soit, il y aura des représailles majeures", a-t-il lancé dimanche.

Ces menaces "ne sont pas d'une très grande aide", a regretté Berlin.

M. Trump a également évoqué la possibilité d'imposer des sanctions "très fortes" à Bagdad après le vote dimanche par le Parlement irakien d'une résolution demandant le départ des troupes américaines d'Irak.

L'assassinat de Soleimani est survenu trois jours après une attaque inédite contre l'ambassade américaine à Bagdad par des partisans du Hachd pour protester contre un bombardement américain meurtrier contre une faction de ces paramilitaires. Le bombardement était lui en riposte au tir ces deux derniers mois, de dizaines de roquettes sur des installations en Irak abritant des Américains et où un sous-traitant américain a péri fin décembre.

- Crise du nucléaire -

Dans ce contexte explosif, l'Iran a annoncé dimanche la "cinquième et dernière phase" de son plan de réduction de ses engagements en matière nucléaire pris devant la communauté internationale, affirmant qu'il ne se sentait désormais plus tenu par aucune limite "sur le nombre de ses centrifugeuses".

Mais Téhéran continue de se soumettre volontairement au programme d'inspection onusien particulièrement draconien mis en place après l'accord nucléaire de 2015 conclu entre l'Iran la Chine, les Etats-Unis, la France, la Grande-Bretagne, la Russie et l'Allemagne.

Depuis mai, l'Iran s'est progressivement affranchi d'engagements auxquels il avait souscrit par cet accord, en riposte au retrait unilatéral des Etats-Unis qui ont rétabli des sanctions économiques contre Téhéran.

Paris, Londres et Berlin ont appelé "l'Iran à retirer toutes (ses) mesures non conformes" au pacte.

Par l'accord de 2015, l'Iran a accepté de réduire drastiquement ses activités nucléaires, de façon à prouver que celles-ci n'ont aucune visée militaire, en échange de la levée d'une partie des sanctions économiques internationales qui asphyxiaient alors son économie.

Mais le retour des sanctions américaines a plongé le pays pétrolier dans une violente récession et l'a privé des retombées économiques qu'il espérait de l'accord.

Si Berlin a dit craindre que l'annonce iranienne "puisse être le premier pas" vers la mort de l'accord, des observateurs se montrent moins pessimistes notant que l'Iran reste "très prudent" en évitant de dénoncer frontalement le texte, ce qui laisse à tous les acteurs une ultime marge de manœuvre pour tenter de le sauver.

Entretemps, les cours du pétrole poursuivent leur ascension, tandis que les Bourses mondiales tremblent face à l'escalade enclenchée par l'assassinat de Soleimani. L'or, traditionnelle valeur refuge, est monté à des niveaux plus vus depuis 2013.

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Annexion en Cisjordanie : "une telle décision ne pourrait rester sans réponse", avertit Paris

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian à Yamoussoukro, le 18 octobre 2018.

La France a appelé mardi le nouveau gouvernement israélien à renoncer à ses plans d'annexion de territoires en Cisjordanie et a promis qu'une telle décision ne "pourrait rester sans réponse".

"Nous appelons le gouvernement israélien à s'abstenir de toute mesure unilatérale, en particulier l'annexion", a déclaré le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian à l'Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement.

"Une telle décision ne pourrait rester sans réponse", a-t-il ajouté, sans plus de précisions.

Israël projette l'annexion des plus de 130 colonies juives en Cisjordanie occupée et de la vallée du Jourdain, langue de terre s'étirant entre le lac de Tibériade et la mer Morte, qui serait intégrée à sa frontière orientale avec la Jordanie.

Le ministre français des Affaires étrangères était interpellé par un député communiste, Jean-Paul Lecoq, qui l'a exhorté à agir "tout de suite", insistant sur sa "responsabilité historique".

"Arrêtons d'être forts avec les faibles et faibles avec les forts", a lancé le député du Havre et adversaire du Premier ministre Edouard Philippe au second tour des municipales dans cette ville du nord-ouest.

"Vous avez condamné avec des mots (ce projet d'annexion, ndlr), il est temps de le faire avec des actes", a-t-il encore dit.

Parmi les ripostes possibles, "le premier acte symbolique, mais ô combien important, serait de reconnaître immédiatement l'Etat palestinien", a souligné le député.

Il a aussi cité, parmi les mesures de riposte possibles, l'interdiction de l'importation des produits des colonies israéliennes en France et, plus largement, dans l'Union européenne, ainsi que la suspension de l'accord d'association entre Israël et l'UE et des accords de coopération franco-israéliens, notamment de défense.

"Il faut faire comprendre par tous les moyens qu'il n'est plus possible de coopérer avec un Etat qui met en cage Gaza, qui vote des lois d'apartheid et qui tire à balles réelles sur de jeunes manifestants", a lancé le député communiste.

La France tente de son côté d'agir de concert avec plusieurs autres pays européens dont l'Allemagne, l'Italie et l'Espagne, et arabes, pour tenter de dissuader l'Etat hébreu d'opérer cette annexion et prendre si nécessaire des mesures de riposte.

Le chef de la diplomatie française a à cet égard souligné qu'il s'entretiendrait dimanche avec son nouvel homologue israélien, Gabi Ashkenazi.

Après plus de 500 jours de crise, Israël s'est doté le 17 mai d'un gouvernement d'union qui consacre un partage du pouvoir entre le Likoud (droite) de Benjamin Netanyahu, la formation centriste "Bleu Blanc" de l'ex-chef de l'armée Benny Gantz et leurs alliés respectifs.

En vertu de l'accord Netanyahu/Gantz, le gouvernement doit présenter à partir du 1er juillet ses initiatives pour traduire dans les faits le plan du président américain Donald Trump pour le Proche-Orient, qui prévoit l'annexion par Israël de pans de la Cisjordanie et la création d'un Etat palestinien sur un territoire amputé.

Environ 900 prisonniers talibans recouvrent la liberté en Afghanistan

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Le CICR craint une aggravation de la crise humanitaire dans le nord-est de la Syrie

Un grand camp de réfugiés du côté syrien de la frontière avec la Turquie, près de la ville d'Atma, dans la province d'Idleb, en Syrie, le 19 avril 2020.

Abritant des camps de déplacés tentaculaires dans lesquels sont entassées des dizaines de milliers de personnes, y compris des familles d'anciens combattants du groupe Etat islamique (EI), le nord-est de la Syrie, dominé par les forces kurdes, a été durement touché par neuf ans de guerre.

Seul un hôpital sur les 16 en place dans la région est encore totalement opérationnel, a souligné le CICR dans un communiqué.

Au-delà des nouvelles contraintes imposées par l'épidémie de coronavirus --qui a contaminé jusqu'ici six personnes dans la région, dont un mort, selon l'ONU--, les pénuries d'eau et de nourriture continuent de sévir.

"Pour des millions de personnes dans le nord-est de la Syrie, les conséquences des combats, les pénuries d'eau, de nourriture et de médicaments sont aussi préoccupantes que le coronavirus", a déclaré Karim Mahmoud, chef de bureau du CICR dans la ville de Hassaké.

"Il existe un risque d'aggravation des crises profondes, invisibles à l'oeil nu, alors que l'attention du monde est sur" le Covid-19, a ajouté Fabrizio Carboni, directeur régional du CICR.

Sous la pression de la Russie, le Conseil de sécurité de l'ONU a voté en janvier une résolution réduisant de moitié le nombre de postes frontaliers par lesquels transite l'aide humanitaire destinée à la population, majoritairement kurde, du nord-est syrien.

Seuls deux postes, à la frontière turque, sont encore accessibles. Celui d'Al Yarubiyah, à la frontière irakienne et par lequel transitait une importante aide médicale au profit de 1,3 million d'habitants du nord-est syrien, est clos.

Plus de 50% de la population du nord-est souffre d'insécurité alimentaire, selon le Programme alimentaire mondial (PAM), et quelque 9,3 millions de personnes à l'échelle nationale.

Cette proportion élevée dans le nord-est est "due aux violents combats qui (y) ont eu lieu ces dernières années", a déclaré la porte-parole du PAM, Jessica Lawson.

Les forces kurdes ont longtemps été le fer de lance de la lutte contre l'EI en Syrie, avant de subir trois offensives turques dans le nord qui ont davantage détruit les infrastructures, provoqué des déplacements de population et aggravé le phénomène de paupérisation.

Les Palestiniens disent avoir stoppé leur collaboration avec la CIA

Le président palestinien Mahmoud Abbas s'exprime lors d'une réunion du Conseil de sécurité au siège des Nations Unies, le 11 février 2020.

Les services de sécurité palestiniens vont cesser de partager des informations avec la CIA afin de protester contre une possible annexion de pans de la Cisjordanie par Israël, a indiqué jeudi un haut responsable palestinien.

"L'Agence centrale de renseignement américain (CIA, ndlr) a été notifiée il y a 48 heures que l'accord avec elle n'est plus en vigueur", a déclaré le négociateur en chef des Palestiniens, Saëb Erakat, dans une visioconférence avec un petit groupe de journalistes.

"C'en est fini de la coopération sécuritaire avec les Etats-Unis, c'en est fini de la coopération sécuritaire avec Israël", a ajouté ce haut responsable palestinien.

L'Autorité palestinienne dirigée par Mahmoud Abbas avait coupé les ponts en 2017 avec l'administration du président américain Donald Trump lorsque celle-ci avait reconnu Jérusalem comme capitale d'Israël.

Mais certaines relations non-politique, dont la coordination entre les services de renseignements palestiniens et la CIA, avaient été maintenues.

Le détails exacts de cette coopération n'ont pas été annoncés mais celle-ci porte selon des analystes sur des groupes armés palestiniens comme le Hamas, ou des combattants locaux susceptibles de liens avec des entités jihadistes comme le groupe Etat islamique (EI).

Interrogé par des reporters, M. Erakat n'a pas détaillé l'impact concret d'une rupture de la relation sécuritaire entre l'Autorité palestinienne et les Etats-Unis.

Contactée par l'AFP, l'ambassade américaine à Jérusalem a refusé de commenter les déclarations de M. Erakat qui font suite à celles, mardi, de Mahmoud Abbas.

Le président palestinien a renouvelé mardi soir ses menaces de mettre fin à la coopération sécuritaire avec Israël, sans donner de détails sur les conséquences pratiques de son annonce.

A défaut de détails concrets, les Palestiniens veulent ainsi braquer les projecteurs sur le plan de l’administration Trump qui prévoit l'annexion par Israël de la vallée du Jourdain et des colonies juives en Cisjordanie.

Le nouveau gouvernement israélien, qui a prêté serment dimanche, doit se prononcer à partir du 1er juillet sur la mise en oeuvre du plan américain.

A Damas, s'habiller avec des fripes pour célébrer l'Aïd

Le marché de la ville à majorité kurde de Qamishli dans la province de Hasakeh, dans le nord-est de la Syrie, le 19 mai 2020 à quelques jours de l'Aïd al-Fitr.

Sur un marché de fripes à Damas, Cham Allouche fouille dans un tas de vêtements à la recherche d'un chemisier pour l'Aïd el-Fitr, assombri davantage cette année par un effondrement du pouvoir d'achat et une crise économique aiguë.

Pour célébrer la fête marquant la fin du jeûne du ramadan, la tradition veut que les musulmans s'achètent de nouveaux habits.

Et dans le pays ravagé depuis 2011 par un conflit meurtrier, et en proie depuis des mois à une inflation galopante, de plus en plus de Syriens se tournent vers les friperies.

"Ici, les vêtements sont de bonne qualité et les prix sont abordables pour les petits revenus", affirme Cham, 28 ans, derrière de grandes lunettes de soleil.

"Les fripes, c'est la seule façon pour moi d'acheter de nouveaux vêtements pour l'Aïd", reconnaît Mme Allouche. "Sans ce marché, je ne pourrais jamais m'en offrir."

En plein coeur de Damas, les boutiques s'alignent le long des allées tortueuses, les chemises pour hommes côtoyant les baskets et les soutien-gorge.

Une chemise d'occasion peut être achetée à moins de 1.000 livres syriennes (moins d'un dollar au taux de change du marché parallèle), contre 9.000 livres dans les boutiques vendant du neuf.

Après avoir examiné une dizaine d'articles, Mme Allouche opte pour un chemisier jaune à 3.000 livres syriennes, soit moins de deux dollars.

Mais selon cette employée d'une compagnie aérienne privée, "il y a moins de variété cette année et les prix sont plus élevés".

- Dégringolade de la livre -

Ces derniers mois, la crise dans les territoires contrôlés par le gouvernement s'est accompagnée d'une dégringolade de la livre syrienne, amplifiée par le naufrage économique au Liban voisin, selon des experts.

Alors qu'au taux de change officiel, le billet vert s'échange contre 700 livres --48 livres avant la guerre--, il a aujourd'hui dépassé le seuil historique des 1.700 livres sur le marché parallèle.

Cette chute libre a propulsé les prix à des niveaux historiques, y compris les produits alimentaires.

Les mesures visant à enrayer la propagation de la pandémie du Covid-19 --dont le confinement et la fermeture de marchés--, adoptées à la mi-mars avant d'être allégées début mai, ont exacerbé la crise en mettant le pays quasiment à l'arrêt.

Chaque samedi, Dana flâne dans les friperies à la recherche de la "pièce rare".

En ce dernier week-end avant l'Aïd, elle veut trouver sa tenue de fête.

"Avec le prix d'un vêtement (neuf), je peux en acheter trois ou quatre" dans une friperie, s'enthousiasme la jeune femme de 28 ans.

A son passage, les vendeurs la saluent.

"Faire mon shopping ici (...) c'est devenu une habitude, Aïd ou pas."

Après plusieurs semaines de fermeture, en application des mesures de confinement, Malek Abou al-Atta s'affaire dans sa boutique.

"Cette année, je remarque beaucoup de nouvelles têtes" chez les clients, confie le commerçant de 52 ans, coiffé d'une casquette noire.

Sa propre famille n'a pas de quoi se payer des vêtements neufs et s'habille principalement dans les friperies.

"Le salaire mensuel d'un fonctionnaire ne suffit même pas à acheter deux pantalons et une chemise" neufs, déplore-t-il.

- Boutique à vendre -

Environ 83% de la population syrienne vit aujourd'hui sous le seuil de la pauvreté, selon l'ONU.

Et même si les friperies ont le vent en poupe, la fermeture de commerces en raison du virus a laissé des marques.

Ghassan Tabaa a récemment mis la sienne en vente. Si la crise se prolonge, il s'attend à voir de nombreux autres commerçants emprunter le même chemin.

"C'est la pire saison qu'on ait connue", déplore-t-il.

"Aujourd'hui, la priorité pour tous c'est la nourriture. Les vêtements, c'est secondaire", explique le vendeur.

La fermeture des frontières, décidée par les autorités pour enrayer la propagation du nouveau coronavirus, a par ailleurs compliqué un peu plus les transactions et les transferts financiers, dans un pays à l'économie déjà affaiblie par des sanctions occidentales.

M. Tabaa passe désormais ses journée à suivre l'actualité, incertain de l'avenir qui attend son pays.

"Cette année, il n'y a pas vraiment d'Aïd. D'ailleurs, cela fait près de dix ans que nous n'avons pas réellement connu de fêtes."

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