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Nouvel allègement des sanctions américaines contre Cuba

Selon un communiqué du Trésor américain, les nouvelles mesures touchent le secteur de la finance, l'exportation et la réexportation d'équipements agricoles et de télécommunications notamment et autorisent certains voyages professionnels.

Les Etats-Unis ont annoncé mardi de nouveaux allègements de leurs sanctions commerciales à l'encontre de Cuba facilitant les exportations et les voyages d'affaires dans le cadre du rapprochement historique entre les deux pays.

Selon un communiqué du Trésor, les nouvelles mesures touchent le secteur de la finance, l'exportation et la réexportation d'équipements agricoles et de télécommunications notamment et autorisent certains voyages professionnels. Elles prennent effet mercredi.

Avec ces mesures "les Etats-Unis montrent leur engagement envers le développement économique du peuple cubain", a déclaré le secrétaire au Trésor Jack Lew.

"Les mesures commerciales annoncées aujourd'hui s'appuient sur les autorisations précédentes en permettant de nouvelles exportations visant notamment les secteurs de la préparation aux catastrophes, de l'éducation, de la production agricole, (...) de la transformation alimentaire et des transports publics", a ajouté le secrétaire au Commerce Penny Pritzker.

Davantage de transactions financières sont autorisées en relation avec les échanges commerciaux et les voyages dans ces secteurs.

Dans le domaine culturel, les voyages seront plus faciles pour la production de films et de musique. Le paiement de droits d'auteur aux artistes cubains sera autorisé.

L'administration Obama a commencé il y a un an à alléger les sanctions avec Cuba mais l'embargo décrété en 1962 au coeur de la guerre froide reste encore en vigueur, notamment sur les voyages touristiques.

La levée totale de l'embargo est une prérogative du Congrès américain.

Le président Barack Obama a clairement indiqué qu'il souhaitait se rendre à Cuba avant la fin de son mandat en janvier 2017, mais a souligné que ce déplacement historique ne serait possible que si de réels progrès étaient enregistrés sur place en termes de libertés individuelles.

Dans son discours sur l'Etat de l'Union il y a deux semaines, le président américain a une nouvelle fois appelé le Congrès à lever l'embargo économique américain contre Cuba.

"Cinquante ans passés à isoler Cuba n'ont pas réussi à promouvoir la démocratie et nous ont fait reculer en Amérique latine. Vous voulez renforcer notre leadership et notre crédibilité sur le continent? Admettez que la Guerre froide est finie. Levez l'embargo", a lancé M. Obama.

Avec AFP

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Destitution: des élus républicains interrompent un témoignage au Congrès américain

Les députés républicains, en colère, devant la salle d’audition de la Commission du renseignement de la Chambre des Représentants à Capitol Hill, à Washington, le 23 octobre 2019.

Des élus républicains du Congrès américain, furieux de ne pas être assez impliqués dans l'enquête des démocrates en vue d'une procédure de destitution de Donald Trump, ont interrompu mercredi un témoignage à huis clos, créant un rare chaos sur la colline du Capitole.

Plus d'une vingtaine d'élus républicains de la Chambre des représentants ont fait irruption dans une pièce sécurisée, retardant le témoignage d'une responsable du Pentagone, dans le cadre de l'enquête démocrate qui pourrait aboutir sur une mise en accusation ("impeachment") du président Trump.

En violation avec les règles de sécurité de la Chambre, les parlementaires ont pénétré dans cette pièce avec leurs téléphones portables.

Certains contestataires ont même écrit des messages sur Twitter depuis cette chambre sécurisée, appelée "SCIF" dans le jargon du Congrès.

"J'ai conduit 30 de mes collègues dans le SCIF où Adam Schiff (président démocrate de la commission du Renseignement à la Chambre, ndlr) recueille des dépositions secrètes pour l'impeachment", a ainsi tweeté le représentant de Floride Matt Gaetz, un fidèle soutien de Donald Trump.

Adam Schiff, qui mène de facto l'enquête parlementaire démocrate contre le président républicain, a été contraint d'appeler le sergent d'armes de la Chambre, selon le Washington Post.

Selon un enregistrement audio d'un autre élu républicain, Alex Mooney, Adam Schiff a quitté la salle "car il refusait que l'audition se déroule de manière transparente".

Les auditions se déroulent pourtant devant l'ensemble de la commission du Renseignement, où une trentaine d'élus, démocrates et républicains, peuvent interroger les témoins.

- Retard de plusieurs heures -

L'audition de Laura Cooper, chargée de la Russie, l'Ukraine et l'Europe centrale au Pentagone, a finalement pu démarrer dans l'après-midi après plusieurs heures de retard.

Pour freiner la progression de l'enquête, au terme de laquelle les démocrates - majoritaires à la Chambre - peuvent voter un "impeachment" de Donald Trump, les élus républicains dénoncent un manque de transparence.

Mardi, c'est le diplomate américain Bill Taylor, en poste en Ukraine, qui s'est exprimé pendant 10 heures - un témoignage qui a conforté les démocrates dans leurs soupçons.

Il a relaté comment le président de la première puissance mondiale avait essayé de faire pression sur l'Ukraine pour que ce pays enquête sur la famille de son rival démocrate Joe Biden à l'approche de l'élection de 2020.

Devant la Chambre des représentants, M. Taylor a relaté que l'ambassadeur américain auprès de l'Union européenne (UE), lui avait clairement indiqué que M. Trump avait lié le déblocage d'une aide à l'Ukraine à l'annonce par Kiev d'une enquête visant le fils de M. Biden, qui fut au conseil d'administration d'une entreprise ukrainienne.

Si la Chambre vote l'inculpation de Donald Trump, la procédure passerait au Sénat, à majorité républicaine, pour le "procès" du président.

L'incident de mercredi intervient deux jours après que le milliardaire new-yorkais a appelé les parlementaires républicains à "s'endurcir" et "combattre" cette procédure de destitution qui le vise.

Avec AFP

Présidentielle 2020 : Donald Trump au Texas

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Affaire ukrainienne : l’ambassadeur William Taylor contredit le président Trump

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Trump a lié aide à l'Ukraine et enquête sur Biden, témoigne un diplomate

Bill Taylor, chargé d'affaires américain en Ukraine, à son arrivée au Congrès à Washington, États-Unis, le 22 octobre 2019. REUTERS / Tom Brenner

Donald Trump a conditionné le déblocage d'une aide financière pour l'Ukraine à l'ouverture par Kiev d'enquêtes aux motivations politiques qu'il réclamait, a déclaré le plus haut diplomate américain en Ukraine mardi devant le Congrès, selon le Washington Post.

William Taylor, chargé d'affaires à l'ambassade des Etats-Unis en Ukraine, témoignait à huis clos devant les trois commissions de la Chambre des représentants qui mènent l'enquête dans le cadre de la procédure de destitution ("impeachment") lancée contre Donald Trump. L'ancien officier de l'armée a déclaré avoir été informé par Gordon Sondland, l'émissaire américain auprès de l'Union européenne, que Donald Trump avait lié le déblocage d'une aide financière à l'annonce publique par son homologue ukrainien Volodimir Zelenski de l'ouverture d'une enquête contre Joe Biden et son fils Hunter Biden. Zelenski a répondu favorablement à la demande du chef de la Maison blanche, et l'aide américaine a par la suite été débloquée.

Ce témoignage vient contredire les propos de Donald Trump selon lequel il n'y a eu aucune contrepartie demandée pour le versement des 391 millions de dollars destinés à aider Kiev à faire face aux séparatistes pro-russes dans l'est de l'Ukraine - une aide que le président républicain avait bloquée après qu'elle fut approuvée par le Congrès.

"Il n'y a pas eu de quid pro quo. C'était encore aujourd'hui des ouï-dire et des fuites sélectives dans le cadre d'auditions aux motivations politiques, à huis clos et opaques de la part des démocrates", a déclaré la porte-parole de la Maison blanche, Stephanie Grisham.

Les démocrates estiment que Donald Trump est passible d'une destitution pour avoir demandé à un dirigeant étranger d'enquêter sur Joe Biden, ex-vice-président de Barack Obama et candidat à l'investiture démocrate que Trump pourrait donc affronter lors de l'élection présidentielle de novembre 2020.

L'enquête a été ouverte après qu'un membre des services du renseignement américain a lancé l'alerte sur une conversation téléphonique en juillet dernier entre Trump et Zelenski, accusant le président républicain d'avoir fait pression pour que l'Ukraine enquête sur Biden.

Durant son audition, William Taylor a souligné que l'idée de bloquer une aide militaire au profit d'une campagne politique domestique était selon lui une "folie". Il a dit que Trump avait aussi demandé à Zelenski d'annoncer l'ouverture d'une enquête sur une interférence présumée de l'Ukraine dans l'élection présidentielle américaine de 2016 - quand bien même les services du renseignement américains et l'enquête du procureur spécial Robert Mueller ont conclu à une ingérence de la Russie destinée à nuire à la candidate démocrate Hillary Clinton au profit de Trump.

Celui qui fut ambassadeur des Etats-Unis à Kiev de 2006 à 2009 a indiqué que l'administration Trump avait établi un "canal clandestin et informel pour l'élaboration de la politique américaine" qui allait à l'encontre des objectifs diplomatiques énoncés. Taylor a précisé que ce canal alternatif était composé notamment de l'avocat personnel du président, Rudy Giuliani, de l'ex-émissaire spécial pour l'Ukraine, Kurt Volker, et de Gordon Sondland.

Avec Reuters

Des troupes américaines entrent en Irak depuis la Syrie

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