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Etats-Unis et Cuba rouvrent officiellement leurs ambassades

Edwardo Clark, a Cuban-American, holds an American flag and a Cuban flag as he celebrates outside the new Cuban embassy in Washington, July 20, 2015.

Le drapeau cubain a été levé par des employés dans le hall d'entrée du département d'Etat à Washington, parmi les étendards de tous les pays ayant des relations diplomatiques avec les Etats-Unis.

Le drapeau cubain a pris place lundi dans l'entrée du département d'Etat américain ainsi que sur la toute nouvelle ambassade cubaine à Washington, marquant le rétablissement historique des relations diplomatiques entre les deux pays après 54 ans de rupture.

A 00H01 (04H01 GMT) les bâtiments abritant les Sections d'intérêts dans chaque capitale ont retrouvé automatiquement leur statut d'ambassades, conséquence d'un accord annoncé le 30 juin et nouvelle étape concrète du rapprochement engagé l'an dernier par Barack Obama et Raul Castro.

Première image du jour: le drapeau cubain a été levé par des employés dans le hall d'entrée du département d'Etat à Washington, parmi les étendards de tous les pays ayant des relations diplomatiques avec les Etats-Unis.

Quelques heures plus tard, à 14H30 GMT, le même drapeau tricolore a été hissé lors d'une cérémonie officielle sur la nouvelle ambassade cubaine à Washington, en présence du ministre des Affaires étrangères Bruno Rodriguez et de 500 invités. Il s'agit de la première visite aux Etats-Unis d'un chef de la diplomatie cubaine depuis 1959.

M. Rodriguez a ensuite été reçu par son homologue américain John Kerry au département d'Etat. Ils se sont serré la main, avec le sourire, avant de discuter brièvement de différents sujets relatifs au rapprochement.

M. Kerry s'est félicité "du début de cette nouvelle relation avec le peuple et le gouvernement de Cuba", lors d'une conférence de presse commune. Mais ce rapprochement ne signifie "pas la fin des nombreuses différences qui séparent toujours nos gouvernements".

Et le secrétaire d'Etat a ajouté, en espagnol: "Nous sommes déterminés à vivre en bons voisins sur la base d'un respect mutuel."

M. Kerry se rendra à Cuba le 14 août, notamment pour hisser le drapeau américain sur la nouvelle ambassade des Etats-Unis. Il deviendra le plus haut responsable américain à visiter l'île communiste depuis la normalisation des relations.

La dernière visite d'un secrétaire d'Etat remonte à 1945.

A La Havane, aucune cérémonie n'était prévue lundi, mais le bloc de béton et de verre du boulevard de front de mer Malecon sera bien transformé en ambassade américaine.

Les relations diplomatiques étaient rompues depuis 1961. En 1977, Jimmy Carter et Fidel Castro étaient convenus d'ouvrir des Sections d'intérêts dans les anciens locaux des ambassades, pour des tâches principalement consulaires.

Mais les sujets de discorde restent nombreux: la levée de l'embargo américain, la restitution de la base navale américaine de Guantanamo située à Cuba, les milliards de dollars d'indemnisation réclamés par les Américains expropriés de Cuba après la révolution de 1959, l'extradition des fugitifs réfugiés à Cuba et recherchés par la justice américaine...

M. Rodriguez a réitéré devant la presse les demandes de levée de l'embargo et de rétrocession de Guantanamo, qui font partie des "points cruciaux pour avancer vers une normalisation".

Concernant Guantanamo, M. Kerry a maintenu que, "pour le moment, il n'y a pas d'intention de notre part d'altérer le traité" signé en 1903 qui accorde à Washington un bail à perpétuité sur ce territoire de près de 120 km2, qui abrite notamment une prison militaire tristement célèbre.

En revanche, il a affirmé que l'administration Obama souhaitait voir "rapidement" la levée de l'embargo.

Le Congrès américain doit nécessairement voter pour lever cet embargo imposé par John F. Kennedy en 1962 et renforcé par la loi Helms-Burton de 1996. La majorité républicaine est très hostile et les candidats à la présidentielle sont vent debout contre un rapprochement qu'ils assimilent à une récompense pour les frères Castro.

S'il était élu en novembre 2016, le candidat Marco Rubio, sénateur républicain d'origine cubaine, mettrait "fin aux relations diplomatiques avec la tyrannie communiste antiaméricaine jusqu'à une vraie ouverture démocratique à Cuba".

Le Sénat devrait dans l'immédiat bloquer la nomination d'un ambassadeur américain à Cuba, toute désignation présidentielle devant être confirmée par les sénateurs.

ndant aux critiques qui estiment que Washington avance trop vite sur le dossier cubain, M. Kerry a rappelé sur la radio NPR que les Etats-Unis avaient aussi entretenu des relations diplomatiques avec l'Union soviétique et la Chine maoïste malgré les périodes de tension.

"Nous devons avoir des relations avec des pays pour faire des affaires et les citoyens américains en pâtissent lorsque nous ne le faisons pas", a-t-il déclaré.

Avec AFP

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Roland-Garros: un possible 8e de finale entre Azarenka et S. Williams

La Biélorusse Victoria Azarenka (D) et l'Américaine Serena Williams (G) après leur match de demi-finales en simple féminin du tournoi de tennis américain 2020 à l'USTA Billie Jean King National Tennis Center, le sept 2020; New York/Danielle Parhizkaran-USA TODAY Sports

L'Américaine Serena Williams, en quête d'un 24e titre du Grand Chelem à Roland-Garros, et la Biélorusse Victoria Azarenka, de retour au premier plan, pourraient se retrouver en huitièmes de finale à Paris, où le tirage au sort a été effectué jeudi.

Placées dans le même quart de tableau, les deux trentenaires (38 ans pour Williams, 31 pour Azarenka) auront trois tours à franchir pour s'offrir une revanche de la dernière demi-finale de l'US Open, remportée par Azarenka (1-6, 6-3, 6-3). Sa première victoire en Grand Chelem, après 10 échecs, face à l'ancienne reine incontestée du circuit, moins dominatrice depuis 2018.

Dans la moitié de tableau la plus relevée, la rescapée pourrait être opposée à l'Ukrainienne Elina Svitolina, tête de série N.3, en quarts de finale. Si la logique est respectée, l'élue de ce quart de tableau affrontera pour une place en finale la Roumaine Simona Halep, tête de série N.1 en l'absence de l'Australienne Ashleigh Barty, lauréate de l'édition 2019 qui a préféré ne pas faire le déplacement dans le contexte sanitaire actuel.

Sans Naomi Osaka, N.3 mondiale et vainqueur début septembre à l'US Open, l'autre moitié de tableau semble très ouverte. Surtout si Karolina Pliskova, tête de série N.2, ne se remet pas correctement de sa blessure à la cuisse gauche qui l'a obligée à déclarer forfait en finale à Rome.

L'Afrique demande davantage de solidarité financière internationale face au coronavirus

Négociations à la Bourse du Zimbabwe à Harare, le 24 avril 2008 sur les prix des produits de base, la croissance économique, les initiatives d'allégement de la dette, les politiques économiques favorables au marché et les marchés boursiers d'Afrique. (AP/Tsvangirayi Mukwazhi)

Plusieurs chefs d'Etat africains ont réclamé jeudi à l'ONU une plus grande solidarité internationale face à la pandémie de Covid-19, dont l'annulation de leur dette publique et un soutien du Fonds monétaire international.

"Face à l’urgence actuelle, nos États ont besoin d'un soutien financier à la hauteur de la crise économique qu’ils connaissent", a déclaré le président nigérien Mahamadou Issoufou, intervenant à distance à la 75e Assemblée générale de l'ONU pour cause de Covid.

"Un simple moratoire sur la dette ne suffira pas au regard des défis qui doivent être relevés. Il faut annuler purement et simplement la dette", a-t-il souligné, reprenant une demande formulée dès mardi par son homologue de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi.

Mi-avril, les pays du G20 ont suspendu jusqu'à la fin 2020 les remboursements de la dette des pays les plus pauvres, confrontés à une fuite de capitaux et des chutes de recettes fiscales en raison de la pandémie.

L'Union africaine appelle à étendre ce moratoire sur l'année 2021 afin d'aider à relancer l'économie du continent.

L'Afrique est l'un des continents les moins touchés par le virus, avec quelque 1,8 million de cas recensés et 34.500 décès, mais elle subit comme les autres les effets de la récession mondiale provoquée par la pandémie.

Le président ivoirien Alassane Ouattara a déploré "le soutien insuffisant" des grandes économies et "sans commune mesure avec les montants dégagés individuellement" par ces pays. "La pandémie pourrait effacer plus d’une décennie de croissance économique et de progrès sociaux réalisés par le continent africain", a-t-il averti.

Alasssane Ouattara a plaidé pour le recours aux droits de tirage spéciaux (DTS), sorte de monnaie créée par le FMI, qui permettent de rembourser des obligations auprès du Fonds ou d'ajuster des réserves monétaires.

- "Choc inédit" -

"Il faut aller plus loin et agir sans plus tarder", a-t-il insisté en virtuel à la tribune de l'ONU en rappelant que le mécanisme des DTS a "fait preuve d'efficacité lors de la crise financière mondiale de 2008-2009".

"Les pays africains ont besoin de solutions pérennes, notamment de liquidités et d'investissements, afin de résister au choc inédit subi par nos populations", a-t-il martelé.

Les besoins financiers de l'Afrique sont évaluées à 100 milliards de dollars par an sur trois ans, soit 300 milliards de dollars, a noté le président ivoirien.

La procédure des DTS a été utilisée trois fois depuis leur création en 1969. Au total, ces "distributions" de DTS ont représenté 204 milliards de dollars.

Nombre d'économistes, dont l'ancien patron du FMI Dominique Strauss-Khan, plaident aussi pour le recours aux DTS. Le ministre français des Finances Bruno Le Maire a aussi soutenu en avril "l'idée de DTS à hauteur de 500 milliards de dollars".

"Le monde doit enfin entendre l'appel des Africains à l'annulation de la dette publique de leur pays", a également souligné Alassane Ouattara.

Le président du Burkina Faso Marc Christian Kaboré, dont le pays est l'un des plus touchés par la menace jihadiste au Sahel, a aussi lancé un appel pour "une annulation pure et simple" de la dette.

"La pandémie de Covid-19 est une crise mulidimensionnelle qui risque d'anéantir tous les efforts de développement dans de nombreux pays, surtout ceux touchés par les conflits", a-t-il souligné.

Même tonalité chez le président de la République du Congo:"il importe d'intensifier la solidarité internationale (..) afin d'éradiquer cette pandémie", a lancé Denis Sassou Nguesso.

VOA Correspondant: 75e assemblée générale de l’ONU

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La 75ème édition de l’Assemblée générale de l’ONU se poursuit

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