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Crimes/enquêtes

Une trentaine d'enfants kidnappés dans le nord du Nigeria

Un agent des forces de sécurité monte la garde dans la ville de Kaduna, au nord du Nigeria, le 4 octobre 2018.

Des hommes armés ont attaqué jeudi soir une école dans le nord du Nigeria, enlevant plusieurs élèves dont le nombre exact reste à confirmer, ont affirmé vendredi à l'AFP la police locale et des habitants.

Selon le quotidien This Day, "une trentaine d'étudiants, filles comme garçons, n'ont toujours pas été retrouvés".

Il s'agit de la quatrième attaque d'école en moins de trois mois dans le nord-ouest et le centre du Nigeria, où des groupes criminels, appelés "bandits" par les autorités, attaquent des villages, volent du bétail et pratiquent des enlèvements contre rançon depuis une dizaine d'années.

Des hommes munis d'armes à feu ont envahi jeudi vers 20H30 GMT (21H30 locale) un établissement secondaire de la localité de Mando, située dans l'Etat de Kaduna.

Au moment de l'attaque, environ 300 élèves se trouvaient dans cette école, mais le nombre d'étudiants kidnappés restait flou vendredi matin.

"Il y a eu un kidnapping à l'établissement de formation en Eaux et Forêts, mais nous n'avons pas de détails sur le nombre d'élèves enlevés", a déclaré à l'AFP le porte-parole de la police de Kaduna, Mohammed Jalige.

"La police et l'armée travaillent actuellement à les localiser et à les secourir", a-t-il ajouté.

Le ministre local des Affaires internes de l'Etat de Kaduna, Samuel Aruwan, s'est rendu vendredi dans l'école attaquée, confirmant l'enlèvement, et précisant qu'une enquête avait été ouverte.

Des habitants de Mando ont affirmé à l'AFP avoir entendu de très nombreux coups de feu tirés dans la soirée de jeudi, mais ne s'être pas inquiétés, pensant qu'ils provenaient d'un centre de formation pour officiers militaires à proximité.

"Ce n'est seulement lorsque nous sommes allés prier à la mosquée ce matin que nous avons appris que des hommes armés avaient enlevé des élèves", selon l'un des habitants, Mustapha Aliyu.

La localité de Mando est fréquemment la cible de groupes criminels qui multiplient les vols à main armée, en particulier le long de l'autoroute reliant la ville à l'aéroport de Kaduna.

En 2020, des groupes criminels ont tué plus de 937 personnes, kidnappé 1.972 personnes et volé près de 7.195 têtes de bétail dans le seul Etat de Kaduna, selon les autorités locales.

Mais les autres Etats frontaliers sont également la cible de ces bandes, agissant par appât du gain, et a priori sans motivation idéologique.

Le 26 février, 279 adolescentes avaient été enlevées d'un pensionnat dans l'Etat de Zamfara et libérées cinq jours plus tard.

Début décembre, 344 jeunes garçons avaient été enlevés dans un pensionnat à Kankara, dans l'Etat de Katsina, avant d'être relâchés au bout d'une semaine, après des négociations.

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Soupçonné de malversations, Cyril Ramaphosa survivra-t-il à une enquête parlementaire?

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L'avenir de Ramaphosa se joue au sein du comité exécutif de l'ANC

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Le Congrès national africain devait se réunir en urgence ce jeudi en Afrique du Sud, au lendemain de la remise d'un rapport ouvrant la voie à une procédure de destitution du chef de l'Etat et président du parti au pouvoir, Cyril Ramaphosa.

Une députée sénégalaise agressée en pleine assemblée par un autre élu

Giflée par un autre député, Amy Ndiaye a ensuite riposté en lui lançant une chaise.

Une bagarre entre députés a éclaté jeudi au Parlement sénégalais après des propos controversés d'une élue du pouvoir sur un chef religieux membre de l'opposition, selon des images authentifiées par l'AFP.

Un député de l'opposition a d'abord giflé cette parlementaire, Amy Ndiaye, qui a riposté en lui lançant une chaise, avant de tomber à terre et d'être secourue par ses partisans, selon des images diffusées sur plusieurs chaines de télévision et les réseaux sociaux. Des parlementaires ont ensuite échangé des coups de poing dans la cohue.

Cette scène, qui a immédiatement fait le tour des médias et des réseaux sociaux, s'est déroulée lors du vote du budget du ministère de la Justice pour 2023. La tension s'est accrue depuis quelques jours à l'Assemblée nationale à la suite de propos controversés émis le 27 novembre par une députée du pouvoir sur un chef religieux musulman, membre de la coalition de l'opposition, Serigne Moustapha Sy, qui n'est pas député mais est très influent au Sénégal.

Mme Ndiaye est accusée par l'opposition d'avoir manqué de respect à ce marabout lors d'une intervention à l'Assemblée, l'accusant notamment de ne pas tenir sa parole et de manquer de respect au président Macky Sall, selon des propos diffusés par les médias. La séance de jeudi a été interrompue après l'incident, a indiqué à l'AFP une responsable de l'Assemblée nationale.

"Nous ne n'accepterons plus que les séances continuent tant que cette dame continue d'être présente (à l'Assemblée) et tant qu'elle n'aura pas présenté ses excuses", a déclaré le député de l'opposition Abba Mbaye sur une télévision de l'opposition.

Des députés de la coalition au pouvoir et des militantes féministes se sont pour leur part insurgés du recours à la violence du député de l'opposition, à plus forte raison pendant la campagne annuelle internationale "16 Jours d’activisme contre la violence basée sur le genre à l’égard des femmes et des filles ", soutenue par l'ONU.

Le camp présidentiel a perdu la majorité absolue qu'il détenait à l'issue des élections législatives de juillet qui ont donné un quasi équilibre des forces à l'Assemblée dans un contexte politique tendu. Le président Macky Sall, élu en 2012 pour sept ans et réélu en 2019 pour cinq ans, reste muet sur ses intentions pour la présidentielle de 2024.

Scandale de Phala Phala: Ramaphosa sous pression, réunion d'urgence de l'ANC

Le président sud-africain Cyril Ramaphosa à Pretoria, le 24 mai 2022.

L'avenir politique du président sud-africain est devenu incertain. En décembre, le parti au pouvoir doit désigner ses candidats pour les élections de 2024.

Le Congrès national africain (ANC) se réunit en urgence jeudi en Afrique du Sud, au lendemain de la remise d'un rapport ouvrant la voie à une procédure de destitution du chef de l'Etat et président du parti au pouvoir, Cyril Ramaphosa.

Le tout-puissant Comité exécutif national à la tête du parti "se réunit aujourd'hui à 19H00" (17H00 GMT), a déclaré à l'AFP un haut responsable de l'ANC, précisant que les discussions porteront sur le scandale de Phala Phala.

Depuis des mois, M. Ramaphosa est gêné par une sombre affaire de cambriolage datant de 2020 dans une de ses luxueuses propriétés nommée Phala Phala (nord-est), impliquant de mystérieuses sommes d'argent en liquide retrouvées dissimulées dans du mobilier. Le chef d'Etat est accusé de n'avoir signalé l'incident ni à la police, ni au fisc.

Mercredi, une commission indépendante désignée par le Parlement a rendu un rapport concluant que "le président a pu commettre" des violations et des fautes dans le cadre de cette affaire qui a éclaté en amont d'une échéance électorale cruciale pour l'avenir politique du président.

La veille des primaires

L'ANC se réunit en effet du 16 au 20 décembre pour désigner son prochain leader. Celui ou celle qui émergera vainqueur deviendra chef de l'Etat à l'issue des élections générales de 2024, si toutefois l'ANC, confronté à un désamour grandissant, remporte le scrutin.

Cyril Ramaphosa, qui a par ailleurs annulé une séance de questions prévue au Parlement dans la journée, nie toutes les accusations.

Cyril Ramaphosa dans le collimateur du Parlement sud-africain
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Le Parlement se réunit en séance extraordinaire mardi pour examiner les recommandations du rapport qu'il n'est pas tenu de suivre mais qui pourraient le mener à ouvrir un processus en vue d'un vote pour destituer le chef de l'Etat.

Cette procédure, si elle était enclenchée, n'aurait toutefois que peu de chances d'aboutir, l'ANC de Cyril Ramaphosa détenant au Parlement une confortable majorité.

Enquête pénale des Hawks

Cyril Ramaphosa fait également l'objet d'une enquête pénale de l'unité d'élite de la police sud-africaine, les Hawks.

L'affaire ternit l'image du chef de l'Etat, attendu sur le front de la corruption qu'il a juré d'éradiquer.

La présidence a appelé à une "lecture attentive et une considération appropriée" du rapport de la commission "dans l'intérêt de la stabilité du gouvernement et du pays".

Angola: Interpol confirme avoir émis une "notice rouge" contre Isabel dos Santos

La femme d'affaires angolaise Isabel dos Santos.

Isabel dos Santos se dit victime d'une persécution politique menée par les autorités angolaises.

L'agence mondiale de police Interpol a confirmé mercredi avoir publié une "notice rouge" à l'encontre de la femme d'affaires angolaise Isabel dos Santos, fille de l'ancien président Eduardo dos Santos, demandant aux autorités policières des pays tiers de la localiser et de la placer en détention.

Mme Dos Santos, 49 ans, est visée par la justice de son pays. Les autorités angolaises la soupçonnent, entre autres, de détournement de fonds, fraude, trafic d'influence et blanchiment d'argent.

Des malversations présumées qui remonteraient au temps où son père était au pouvoir. Eduardo dos Santos avait dirigé l'Angola de 1979 jusqu'à sa retraite en 2017. Il est décédé le 8 juillet à Barcelone, en Espagne. Son successeur, l'actuel président João Lourenço, a fait de la lutte contre la corruption son cheval de bataille.

Selon des rapports de presse, on reproche à Isabel dos Santos d'avoir détourné des fonds de l'entreprise pétrolière étatique, la Sonangol. Des montants qui pourraient atteindre le milliard de dollars américains.

Des allégations que Mme dos Santos, qui vit en exil en Europe, nie en bloc. Pour elle, il s'agit d'une chasse aux sorcières.

Selon Interpol, une "notice rouge" n'est pas un mandat d'arrêt international, mais une demande de localiser et d'arrêter provisoirement une personne dans l'attente de son extradition ou de sa remise à la disposition de la justice.

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