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Nomination d'un nouveau Premier ministre en Mauritanie

Le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz à Nouakchott, en Mauritanie, le 2 juillet 2018.

Le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz a désigné lundi un nouveau Premier ministre, Mohamed Salem Ould Bechir, en remplacement de Yahya Ould Hademine, qui a présenté plus tôt dans la journée la démission de son gouvernement, six semaines après des législatives remportées par le parti au pouvoir.

M. Ould Bechir, un ingénieur de formation âgé de 56 ans, dirigeait depuis août 2016 la Société nationale industrielle et minière (Snim). Il était auparavant ministre du Pétrole et de l'Energie du gouvernement de son prédécesseur, pour qui il avait été plusieurs fois ministre.

Il devait entamer directement ses consultations pour former son nouveau cabinet, selon une source proche des autorités.

L'ancien Premier ministre continuera d'assister au Conseil des ministres en tant que ministre d'Etat chargé de mission auprès de la présidence de la République, poste pour lequel il a été nommé lundi par décret présidentiel.

M. Ould Hademine, qui a dirigé le gouvernement pendant quatre ans, s'est dit "honoré par la confiance" placée en lui par le président Ould Abdel Aziz, qui lui a "permis de participer à la mise en application de son programme électoral".

Ce changement à la tête du gouvernement intervient après la large victoire lors des élections du 1er et 15 septembre du parti au pouvoir, l'Union pour la République (UPR), face à une opposition dominée par le parti islamiste Tewassoul.

M. Ould Abdel Aziz, qui achèvera son second mandat en 2019, répète régulièrement qu'il ne tentera pas de modifier la Constitution pour se représenter, sans apaiser les soupçons de l'opposition, alimentés par les déclarations publiques de ses ministres ou de ses partisans en faveur d'un troisième mandat.

Avec AFP

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L'ex-président mauritanien Aziz à nouveau interrogé par la police

L'ex président Mohamed Ould Abdel Aziz de la Mauritanie à New Delhi, en Inde, le 28 octobre 2015. (AP Photo/Saurabh Das)

L'ancien chef de l'Etat mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz, sous le coup d'une enquête sur des soupçons de corruption sous sa présidence, était à nouveau entendu lundi par la police, d'après une source policière et son avocat.

L'ancien président, qui a dirigé de 2008 à 2019 ce pays sahélien en grande majorité désertique, avait déjà été interrogé pendant une semaine en août. Il a été "convoqué au commissariat dimanche", a indiqué lundi une source policière ayant requis l'anonymat.

Comme lors de ses premières auditions, l'ancien homme fort de la Mauritanie "a refusé de répondre aux questions des enquêteurs, conformément à sa ligne de défense", a déclaré l'un de ses avocats, Taghioullah Aïda, selon qui l'interrogatoire était toujours en cours lundi.

Selon des médias mauritaniens, l'ancien président, tombé en disgrâce depuis l'accession au pouvoir de Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, élu en août 2019 et dont M. Aziz a été le mentor, a cette fois été confronté à plusieurs de ses ex-collaborateurs, dont un ancien Premier ministre.

Son avocat n'a pas confirmé qu'une telle confrontation a eu lieu mais estimé que celle-ci serait en tout état de cause "inutile".

Le parquet mauritanien a accusé vendredi M. Aziz de "retarder" par son silence la procédure, déclenchée à la suite d'une commission d'enquête parlementaire chargée de se pencher sur plusieurs dossiers de ses années au pouvoir: gestion des revenus pétroliers, vente de domaines de l'Etat, liquidation d'une société publique ou encore activités d'une société chinoise de pêche.

Au terme de son interrogatoire en août, il n'a pas été inculpé, mais son passeport a été retenu et il lui a été interdit de quitter le secteur ouest de Nouakchott, où il a sa résidence. Ces restrictions ont été renouvelées vendredi par le parquet, selon le communiqué.

L'ex-président avait dénoncé à l'issue de son premier interrogatoire "un règlement de compte" et "une détention arbitraire". Il est toujours "victime d'une violation flagrante de ses droits fondamentaux, dont celui de circuler, alors qu'il n'est ni accusé, ni mis en examen", a dit lundi son conseil.

"Il jouit de son immunité de président qui le protège de ces tracasseries. Seule la Haute Cour de Justice peut le convoquer et le juger. Il est prêt à répondre à cette cour et à se soumettre à son verdict", a ajouté Me Aïda.

Les États-Unis allouent 152 millions de dollars en aide pour le Sahel

Des déplacés d’Arbinda, une localité du Sahel, à Dori, le 7 octobre 2019 (VOA/Lamine Traoré)

Les États-Unis ont annoncé une nouvelle aide de près de 152 millions de dollars pour quatre pays du Sahel, à savoir le Niger, le Mali et le Burkina Faso, et la Mauritanie. Ces pays font face à des déplacements massifs de populations et à l'insécurité alimentaire à cause des conflits dans la région.

Plus de 85 millions de dollars proviennent de l'Agence USAID et près de 67 millions de dollars du département d'État.

C’est une aide pour les personnes déplacées, les réfugiés et les communautés qui les accueillent.

Elle comprend de la nourriture, des abris d'urgence; l'accès aux soins de santé primaires, des fournitures médicales, des produits pharmaceutiques et de l'eau potable et des moyens de subsistance.

En outre, le gouvernement américain travaille avec ses partenaires non gouvernementaux et les Nations Unies pour améliorer les infrastructures d'approvisionnement en eau dans les camps de déplacés, fournir des kits d'hygiène et garantir que ces déplacés ont accès à des latrines appropriées.

Parce que les femmes et les enfants sont les plus vulnérables pendant les conflits, Washington finance aussi une aide nutritionnelle pour les enfants de moins de cinq ans.

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Le Sahel recevra environ 152 millions d'aide américaine pour gérer sa crise humanitaire

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Se sentant trahie, la Palestine abandonne la présidence de la Ligue arabe

Le président palestinien Mahmoud Abbas s'exprime lors d'une réunion de dirigeants à Ramallah, en Cisjordanie, le 19 mai 2020. (Photo Reuters)

La normalisation des pays arabes avec Israël a déclenché un élan de solidarité entre les factions palestiniennes. La Ligue arabe compte 22 États membres, dont une dizaine sont des pays africains.

La Palestine a quitté sa présidence actuelle des réunions de la Ligue arabe, a déclaré mardi le ministre palestinien des Affaires étrangères, condamnant comme déshonorant tout accord arabe visant à établir des liens formels avec Israël.

Les Palestiniens considèrent les accords que les Émirats arabes unis et le Bahreïn ont signés avec Israël à Washington il y a une semaine comme une trahison de leur cause et un coup porté à leur quête d'un État indépendant dans le territoire occupé par Israël.

Au début de ce mois, les Palestiniens n'ont pas réussi à persuader la Ligue arabe de condamner les nations qui rompent les rangs et normalisent leurs relations avec Israël.

La Palestine était censée présider les réunions de la Ligue arabe pendant les six prochains mois, mais le ministre des affaires étrangères Riyad al-Maliki a déclaré lors d'une conférence de presse dans la ville de Ramallah, en Cisjordanie, qu'il ne voulait plus de ce poste.

"La Palestine a décidé de concéder son droit à présider le conseil de la Ligue (des ministres des affaires étrangères) lors de sa session actuelle. Il n'y a aucun honneur à voir les Arabes se précipiter vers la normalisation pendant sa présidence", a déclaré M. al-Maliki.

Dans ses remarques, il n'a pas nommé spécifiquement les Émirats ou le Bahreïn, pays arabes du Golfe qui partagent avec Israël des préoccupations sur l'Iran. Il a déclaré que le secrétaire général de la Ligue arabe, Ahmed Aboul Gheit, a été informé de la décision palestinienne.

La normalisation des pays arabes avec Israël a déclenché un élan de solidarité entre les factions palestiniennes. Mardi des responsables de la faction Fatah du président Mahmoud Abbas basée en Cisjordanie et du mouvement islamiste Hamas devaient tenir des discussions de réconciliation en Turquie.

La Ligue arabe compte 22 États membres, dont une dizaine sont des pays africains : Algérie, Comores, Djibouti, Égypte, Libye, Maroc, Mauritanie, Somalie, Soudan et Tunisie.

En outre, le Tchad et l'Érythrée ont un statut d'observateur : ils peuvent partager leurs points de vue mais ne peuvent pas voter.

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