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Nigeria: 7 ans après son enlèvement, une "fille de Chibok" retrouve sa famille

Les noms des écolières disparues de Chibok enlevées par l'insurrection de Boko Haram sont affichés lors du 5e anniversaire de leur enlèvement, à Abuja, au Nigeria, le 14 avril 2019.

Une des quelque 300 jeunes Nigérianes enlevées par Boko Haram dans un collège de Chibok (nord-est) il y a sept ans est libre et a retrouvé sa famille, a annoncé samedi le bureau du gouverneur de l'Etat de Borno au Nigeria.

Le 14 avril 2014, une centaine de jihadistes de Boko Haram (nom qui signifie "l'éducation occidentale est un péché") avaient enlevé 276 jeunes filles, âgées de 12 à 17 ans, dans un collège de filles de Chibok, dans l'Etat de Borno, provoquant une énorme vague d'indignation internationale et une campagne intitulée #BringBackOurGirls pour leur libération.

Au fil des ans, la majorité des filles ont été relâchées ou retrouvées par l'armée, mais une centaine d'entre elles sont toujours portées disparues, avait rappelé Amnesty international en avril dernier, à l'occasion du septième anniversaire de leur enlèvement.

Dans un communiqué, le gouverneur de l'Etat de Borno, Babagana Umara Zulum, a précisé que Ruth Ngladar Pogu s'était présentée auprès de l'armée le mois dernier en compagnie d'une personne qu'elle a identifiée comme son mari.

"Je connais le sentiment des familles de celles qui sont encore en captivité mais nous devons garder espoir, surtout après le développement d'aujourd'hui", a déclaré le gouverneur.

Selon son bureau, la jeune fille s'est présentée le 28 juillet auprès de l'armée mais la nouvelle n'avait pas été rendue publique pour lui donner le temps de contacter ses parents.

Depuis le début de la rébellion du groupe islamiste radical Boko Haram en 2009 dans le nord-est du Nigeria, le conflit, qui s'est propagé aux pays voisins, a fait plus de 36.000 morts et trois millions de personnes ont dû fuir leur domicile, selon l'ONU.

De nombreux autres enlèvements de masse se sont produits dans le nord du Nigeria depuis Chibok, entraînant la fermeture de centaines d'établissements scolaires.

Depuis décembre, près de mille élèves ont été enlevés, principalement dans les États du nord-ouest et du centre du pays. La plupart ont été libérés, mais certains sont toujours détenus après des mois de captivité.

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Heurts, pleurs et contestation dans la ville camerounaise de Buea

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Au moins 32 morts après des explosions dans une mosquée chiite en Afghanistan

Des Afghans inspectent les dégâts à l'intérieur d'une mosquée chiite à Kandahar le 15 octobre 2021, après un attentat suicide à la bombe lors de la prière du vendredi.

Au moins 32 personnes ont été tuées dans des explosions survenues vendredi dans une mosquée chiite de la ville de Kandahar, dans le sud de l'Afghanistan, une semaine après un attentat sanglant dans les mêmes circonstances à Kunduz (nord-est), revendiqué par l'organisation État islamique (EI).

"Trente-deux morts et 53 blessés ont été amenés à notre hôpital jusqu'ici", a déclaré à l'AFP un porte-parole de l'hôpital central de Kandahar, sous couvert d'anonymat.

Les explosions ont touché la mosquée Fatemieh, également connue sous le nom de mosquée Imam Bargah, dans le centre de Kandahar, la deuxième plus grande ville du pays, au moment de la grande prière hebdomadaire du vendredi, a constaté un journaliste de l'AFP.

Un témoin, ayant requis l'anonymat, a raconté à l'AFP avoir entendu trois explosions, une à la porte principale de la mosquée, une autre dans sa partie sud et la dernière là où les croyants viennent faire leurs ablutions.

Une quinzaine d'ambulances se sont rendues sur place, alors que les forces de sécurité talibanes ont été déployées aux abords du site, dont l'accès restait bloqué, a constaté le journaliste de l'AFP.

De premières images de l'intérieur de la mosquée, ne pouvant être authentifiées dans l'immédiat, montraient des corps ensanglantés étendus sur le sol de la mosquée.

Ces explosions surviennent exactement une semaine après un attentat-suicide contre une mosquée chiite de Kunduz (nord-est), revendiqué par l'EI et qui a fait plusieurs dizaines de victimes.

'Hérétique'

"Nous sommes attristés d'apprendre qu'une explosion a eu lieu dans une mosquée de la confrérie chiite (...)de la ville de Kandahar, dans laquelle un certain nombre de nos compatriotes ont été tués et blessés", a tweeté le porte-parole taliban du ministère de l'Intérieur, Qari Sayed Khosti.

"Des forces spéciales de l'Émirat islamique sont arrivées dans la zone pour déterminer la nature de l'incident et traduire les auteurs en justice", a-t-il ajouté.

Ce probable attentat n'a pas été revendiqué à ce stade.

Depuis leur arrivée au pouvoir le 15 août, les talibans, qui font du retour de la sécurité dans le pays après vingt ans de guerre leur priorité, sont confrontés à une vague d'attentats sanglants, menés par l'EI.

Sa branche locale, l’État islamique-Khorasan (EI-K), a ciblé ces dernières semaines les talibans et la minorité chiite afghane.

Vendredi dernier, à Kunduz, à la même heure, un kamikaze a déclenché un gilet explosif dans la foule lors de la grande prière du vendredi à la mosquée chiite de Gozar-e-Sayed, tuant au moins une quarantaine de fidèles.

L'attentat de Kunduz est l'attaque la plus meurtrière depuis le départ des troupes américaines du pays le 30 août.

L'EI-K, groupe sunnite rival des talibans et qui se présente comme le seul garant d'une vision aboutie de l'islam, a ciblé à de très nombreuses reprises ces dernières années la minorité chiite, considérée comme "hérétique".

Les talibans eux-mêmes s'en sont souvent pris dans le passé aux chiites afghans, membres de la communauté hazara, qui représente entre 10 et 20% de la population afghane (environ 40 millions d'habitants).

Mais depuis leur arrivée au pouvoir, ils se sont déterminés à en garantir la sécurité.

Un tueur d'enfants en série lynché par la foule après son évasion au Kenya

La police kenyane portant des matraques et des gaz lacrymogènes patrouille à la recherche de personnes après le couvre-feu dans le bidonville de Kibera à Nairobi, Kenya, le 29 mars 2020.

Des villageois kenyans ont lynché vendredi un tueur en série d'enfants, décrit comme un "vampire assoiffé de sang", quelques jours après son évasion durant une garde à vue, selon les autorités kényanes.

Masten Milimo Wanjala, âgé de seulement 20 ans, avait été arrêté le 14 juillet pour la disparition de deux enfants, mais dans des aveux glaçants, il avait reconnu avoir tué au moins 10 autres personnes sur une période de cinq ans, "parfois en suçant le sang de leurs veines avant de les exécuter", avait alors déclaré la Direction des enquêtes criminelles (DCI) kenyane.

Le jeune homme devait comparaître mercredi devant un tribunal de Nairobi pour les meurtres de deux enfants de 12 et 13 ans, mais avait disparu du commissariat à l'appel du matin. Trois agents de police avaient été arrêtés et présentés à un juge jeudi pour répondre de la fuite de l'accusé.

Mais une foule l'a rattrapé vendredi près de chez lui, où il a été identifié par des écoliers à Bungoma, à plus de 400 km du poste de police dont il s'était échappé.

"Il est originaire de cette région et les enfants l'ont vu et reconnu. Le bruit a couru et les habitants ont commencé à le poursuivre", a déclaré Bonface Ndiema, administrateur de la région. "Il a fini par se réfugier dans la maison d'un voisin mais il a été débusqué et lynché" par la foule.

Le porte-parole de la police, Bruno Shiosho, a déclaré à l'AFP qu'ils avaient lancé une enquête médico-légale sur l'identité de l'homme lynché.

"Les habitants ont dit que c'était lui. Pour l'instant, nous pouvons confirmer qu'un homme que les habitants disent être Masten Wanjala, qui était en fuite, a été lynché à Bungoma", a-t-il déclaré.

En juillet, la police avait décrit l'arrestation de Wanjala comme une avancée majeure dans une enquête sur une série de disparitions d'enfants inquiétantes dans ce pays d'Afrique de l'Est.

Les victimes étaient droguées et vidées de leur sang. Certaines d'entre elles ont été étranglées, selon la police. La première victime de Wanjala était une fillette de 12 ans enlevée il y a cinq ans dans le comté de Machakos, à l'est de Nairobi.

Les corps de plusieurs enfants dont on craint qu'ils soient morts aux mains de Wanjala n'ont pas encore été retrouvés, selon la police.

Jules Alingete Key: "Résister à la corruption, c'est tout d'abord un état d'esprit"

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Trois policiers Kenyans arrêtés après la fuite d'un tueur en série d'enfants

La police anti-émeute tire à balles réelles en l'air pour disperser les partisans de la coalition de l'opposition kenyane National Super Alliance (NASA) à Nairobi, Kenya, le 17 novembre 2017. (REUTERS/Baz Ratner)

Trois policiers kényans ont été arrêtés et présentés à un juge jeudi pour répondre de la fuite d'un tueur en série d'enfants, présenté comme un "vampire assoiffé de sang", trois mois après son arrestation.

Masten Milimo Wanjala avait été arrêté le 14 juillet dans une enquête sur la disparition de deux enfants, mais lors d'aveux glaçants, il avait admis en avoir tué au moins dix autres ces cinq dernières années.

"Wanjala a massacré seul ses victimes de la manière la plus impitoyable, parfois en suçant le sang de leurs veines avant de les assassiner", avait déclaré au moment de son arrestation la Direction des enquêtes criminelles (DCI) sur Twitter, le décrivant comme un "vampire assoiffé de sang".

L'homme âgé de 20 ans devait être présenté au tribunal mercredi pour s'expliquer sur ses meurtres, qui visaient des enfants de 12 et 13 ans, mais sa disparition du commissariat de Nairobi où il était détenu a été signalée au moment de l'appel du matin

Les trois policiers en service à ce moment-là ont été arrêtés et les recherches pour retrouver le meurtrier se poursuivent, a indiqué à l'AFP le chef de la police de Nairobi, Augustine Nthumbi.

Les agents ont été présentés à un tribunal jeudi à Nairobi, mais aucune charge ne leur a été signifiée.

Le parquet a demandé qu'ils soient mis en détention pendant 14 jours, le temps de vérifier s'ils ont facilité la fuite de Masten Milimo Wanjala ou "fait preuve de négligence pour l'empêcher". Le tribunal se prononcera vendredi sur cette demande.

L'autorité indépendante de contrôle de la police, l'IPOA, a annoncé jeudi qu'elle enquêtait elle aussi sur cette fuite.

L'arrestation de Wanjala en juillet avait été présentée par la police comme une avancée majeure dans l'enquête sur une vague de disparitions inquiétantes d'enfants au Kenya

Ses victimes étaient droguées et vidées de leur sang et certaines d'entre elles étranglées, selon la police.

Selon la police, la première victime de Wanjala était une fillette de 12 ans, enlevée il y a cinq ans dans le comté de Machakos, à l'est de Nairobi.

Le meurtre de sa victime suivante avait suscité de vives protestations dans l'ouest du Kenya, où les habitants avaient incendié la maison d'une personne qu'ils soupçonnaient d'avoir tué le garçon.

Certains corps "ont été jetés dans des fourrés", d'autres "abandonnés dans les égouts", avait indiqué la DCI en juillet, ajoutant que les restes de plusieurs autres enfants dont on craint qu'ils aient été tués par Wanjala n'ont pas encore été retrouvés.

Wanjala ne s'est pas excusé de ses meurtres, déclarant au contraire aux enquêteurs qu'il y avait pris "beaucoup de plaisir".

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