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Crimes/enquêtes

La police fait libérer une centaine de personnes kidnappées au Nigeria

Un officier de police garde des filles qui ont été enlevées d'un pensionnat dans l'État de Zamfara, au nord-ouest du Nigeria, après leur libération, le 2 mars 2021.

Les autorités nigérianes ont obtenu la libération de 100 personnes, dont des femmes, des enfants et des mères allaitantes, qui avaient été enlevées dans leur village du nord-ouest du Nigeria il y a plus d'un mois, a déclaré un porte-parole de la police locale.

Le Nigeria est confronté à une augmentation des vols à main armée et des enlèvements contre rançon, principalement dans les États du nord-ouest du pays, où les forces de sécurité, peu déployées, ont du mal à contenir l'augmentation des bandes armées, communément appelées "bandits".

Enlèvements contre rançon, une pratique courante au Nigeria
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Les captifs libérés avaient été enlevés le 8 juin dans le village de Manawa, dans l'État de Zamfara, a déclaré Mohammed Shehu, porte-parole de la police de cet État, dans un communiqué transmis à Reuters mercredi.

Il a ajouté que leur libération avait été obtenue "sans aucun gain financier ou matériel".

"Ils seront soumis à un contrôle médical et à un débriefing avant d'être réunis avec leurs familles respectives", a ajouté le communiqué.

Un business qui tourne

Alors que le nord-est du Nigeria est confronté depuis une décennie à l'insécurité, notamment aux attaques de militants islamistes dont Boko Haram, allié de l'État islamique, la vague actuelle d'enlèvements est principalement motivée par des raisons financières.

Le cabinet de conseil SBM Intelligence, basé à Lagos, estime que les ravisseurs ont enlevé 2 371 personnes au Nigeria au cours du premier semestre de cette année, exigeant des rançons pour un montant total de 10 milliards de nairas, soit environ 24 millions de dollars.

La plupart de ces personnes ont été enlevées dans les États septentrionaux de Zamfara, Kaduna et Niger. La SBM a déclaré qu'elle ne pouvait pas évaluer avec précision le montant des rançons versées.

Plus de 200 lycéens ainsi que des dizaines d'autres personnes enlevées lors de raids sont toujours retenus en captivité.

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Soupçons d'abus sexuels dans le foot féminin en Zambie

L'équipe féminine zambienne a participé aux JO pour la première fois l'an dernier.

La Fédération zambienne de foot (FAZ) a annoncé vendredi l'ouverture d'une enquête après des dénonciations relayées sur les réseaux sociaux d'abus sexuels présumés sur des joueuses de l'équipe nationale féminine.

La Zambie fait partie des pays africains avec l'Afrique du Sud, le Maroc et le Nigeria qualifiés pour la Coupe du monde féminine en 2023, organisée par l'Australie et la Nouvelle-Zélande. C'est la première sélection pour l'équipe zambienne.

Selon ces accusations, des joueuses auraient été sélectionnées contre des faveurs sexuelles accordées à certains responsables de la Fédération dont les noms n'ont pas été mentionnés.

"Nous n'avons reçu aucune plainte officielle concernant ces accusations mais nous les prenons très au sérieux et une enquête a été ouverte", a déclaré le secrétaire général de l'association, Adrian Kashala, cité dans un communiqué. "Nous allons collaborer avec la police et d'autres parties prenantes sur cette affaire", a-t-il ajouté, précisant qu'aucun autre commentaire ne sera fait dans l'attente des résultats de l'enquête.

Les préparatifs pour la prochaine Coupe du monde féminine "sont en bonne voie", a assuré la Fédération, avec un match amical prévu le 6 octobre contre les Pays-Bas pour l'équipe nationale surnommée "Shepolopolo", en référence au mot en langue locale signifiant "balles de cuivre".

L'équipe zambienne féminin a participé aux Jeux olympiques pour la première fois l'an dernier et atteint sa première demi-finale de la Coupe d'Afrique des Nations en juillet.

Maroc: 20 ans de prison pour le trafiquant français Sofiane Hambli

Arrêté le 22 octobre 2021 au Maroc, Sofiane Hambli était poursuivi notamment pour "trafic international de drogue". (photo d'illustration)

La justice marocaine a condamné le baron de la drogue français Sofiane Hambli à 20 ans de prison ferme notamment pour "trafic international de drogue", "blanchiment d'argent" et "séquestration", a-t-on appris vendredi auprès d'une source judiciaire.

"La chambre criminelle de Rabat a condamné jeudi soir Sofiane Hambli à 20 ans de prison ferme pour des crimes commis au niveau national", a indiqué à l'AFP une source judiciaire marocaine, confirmant une information du site d'information Hespress.

Arrêté le 22 octobre 2021 au Maroc après sept mois de cavale, ce trafiquant de haut vol était poursuivi notamment pour "trafic international de drogue", "blanchiment d'argent", "constitution d'une bande criminelle organisée", "séquestration". Il avait été appréhendé dans une clinique de Tanger, où il se faisait soigner après avoir été agressé et grièvement blessé à l'arme blanche dans une rue de ce grand port du nord du Maroc, plaque tournante du trafic de drogue vers l'Europe.

Sofiane Hambli est détenu à la prison de Salé 2, près de la capitale Rabat, "sous haute sécurité compte tenu de sa dangerosité", précise Hespress.

Ce Français d'origine algérienne de 46 ans est le personnage-clé du scandale de l'importation en France de sept tonnes de cannabis en 2015, qui avait abouti à l'éviction de l'ex-patron de la lutte antidrogue, François Thierry, dont il aurait été un informateur. Surnommé "La chimère", il est également soupçonné d'avoir perçu 2,5 millions d'euros pour la logistique d'un projet d'importation de quatre tonnes de cannabis, des accusations qu'il avait démenties via son avocat Hugues Vigier.

Coutumier de la cavale

Le procès dans le cadre de cette affaire, prévu en juin dernier à Bobigny, en banlieue parisienne, a dû être renvoyé en raison de son absence. Son extradition temporaire, demandée par le parquet français, a été refusée par les autorités marocaines en raison des poursuites engagées devant la justice marocaine contre Sofiane Hambli, selon des médias locaux.

Placé en détention en novembre 2020 dans ce dossier puis libéré sous contrôle judiciaire en mars 2021 après une décision favorable de la Cour de cassation, le trafiquant de drogue s'était vu notifier peu après un mandat de dépôt par la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris.

Ne s'étant pas présenté à la justice et la police ne l'ayant pas retrouvé, Sofiane Hambli était depuis considéré en cavale et Interpol avait émis un mandat d'arrêt international à son encontre, via une notice rouge, à la demande des autorités françaises.

Né à Mulhouse (est de la France), le narcotrafiquant au lourd casier judiciaire est coutumier de la cavale. Il avait notamment été interpellé en 2004 en Espagne après son évasion l'année précédente de la prison de Metz. En 2009, c'est encore en Espagne qu'il avait été arrêté alors qu'un tribunal français l'avait condamné par défaut à 18 ans de prison.

Soupçonné de corruption, un conseiller du président de la RDC envoyé en prison

Vidiye Tshimanga Tshipanda insistait sur sa proximité avec le président Félix Tshisekedi (photo), indiquant notamment avoir participé au financement de sa campagne électorale en 2018.

Un proche conseiller du président de la République démocratique du Congo, soupçonné de corruption et de trafic d'influence, a été conduit mercredi soir en prison, après plusieurs heures d'audition au parquet, a constaté à Kinshasa une journaliste de l'AFP.

Vidiye Tshimanga Tshipanda "a été placé sous mandat d'arrêt provisoire. Il a été conduit à Makala", la grande prison de la capitale, a précisé à l'AFP un de ses avocats, Me Théodore Ngoy.

Débats à l'ONU: clashs Biden-Raisi et Tshisekedi-Kagame
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Après un peu plus de sept heures d'audition, Vidiye Tshimanga a été escorté par deux jeeps de la police, en présence d'une centaine de ses supporters qui tentaient de protester dans l'enceinte du parquet général près la Cour d'appel de Kinshasa-Gombe où il avait été convoqué. L'audition de M. Tshimanga a tourné autour de "la vidéo montée et orientée avec des présumés investisseurs qui a circulé sur les réseaux sociaux", a ajouté Me Ngoy.

L'avocat faisait allusion à la diffusion jeudi par le site suisse d'information Le Temps, en partenariat avec le consortium de journalistes d'investigation OCCRP (Organized crime and corruption reporting project), d'une enquête basée sur des enregistrements en caméra cachée de conversations entre Vidiye Tshimanga et deux mystérieux "investisseurs" dans le secteur minier.

"Si nous faisons des affaires ensemble, je prendrai mon pourcentage de l'investissement et je gagnerai de l'argent, en travaillant", déclarait, en anglais, le conseiller, en promettant à ses interlocuteurs de "protéger" leur investissement.

M. Tshimanga, qui a depuis démissionné de son poste de "conseiller spécial (de Félix Tshisekedi) en charge des questions stratégiques", insistait par ailleurs sur sa proximité avec le président, indiquant notamment avoir participé au financement de sa campagne électorale en 2018. "Si je demande (au président) quelque chose, il donne... Moi, c'est le président...", disait-il.

"L'instruction va se poursuivre", mais "nous savons que les faits n'existent pas, des éléments constitutifs de corruption n'existent pas", a assuré Me Ngoy.

Immense pays d'Afrique centrale très riche en ressources naturelles, la RDC est perçue comme l'un des pays les plus corrompus au monde, occupant la 169e place sur 180 dans le classement de Transparency International.

Les autorités équato-guinéennes disent avoir déjoué une série d'attentats

Circulation routière sur une artère principale de Malabo, la capitale de la Guinée équatoriale, le 22 avril 2016.

Au moins six personnes sont aux arrêts. Dans le box des suspects figure un leader de l'opposition, Gabriel Nse Obiang Obono, chef du parti Citoyens pour l'innovation, dissous en 2018.

Les autorités de la Guinée équatoriale affirment avoir déjoué un projet d'attentats concocté par un groupe d'opposants réunis au sein de la Coalition des chefs de l'opposition illégale de Guinée équatoriale (Coalipge).

"Un groupe de vingt individus allait faire exploser simultanément quatre stations-service, deux dans chacune des principales villes du pays. Et, en second lieu, ils allaient s'attaquer de sang-froid aux membres du gouvernement dans leurs résidences", lit-on sur le portail d'informations officiel du pays.

Ce plan, qui incluait aussi des incendies dans des ambassades, était censé être mis en exécution le 29 septembre, selon Nicolas Obama Nchama, le ministre en charge de la sécurité.

Après quatre personnes montrées lundi à la télévision d'État, deux autres individus ont été détenus mercredi dans le cadre de l’enquête liées à cette série d'attentats prévus à Malabo et Bata selon le procureur de la République, Anatalio Nzang Nguema. "Les personnes impliquées dans le cadre de cette affaire seront poursuivies pour atteinte contre l'autorité et pour acte de terrorisme", a indiqué le procureur.

Un ex-ministre équato-guinéen en détention pour avoir traité le président de démon
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Parmi les personnes entendues par le procureur, on compte aussi Ricardo Mangue Obama Nfubea, qui a servi au poste de Premier ministre de 2006 à 2008. Il est rentré libre chez lui. Dans le box des suspects figure également un leader de l'opposition, Gabriel Nse Obiang Obono, chef du parti Citoyens pour l'innovation, dissous en 2018.

Mardi, le ministre de la sécurité a rencontré le corps diplomatique accrédité à Malabo. "Nous avons déjà les têtes pensantes et l’enquête se poursuit, cependant je vous garantis que la situation est déjà sous contrôle", a affirmé Nicolas Obama Nchama.

"Terrorisme d'État"

Me Andres Nsue Ntutumu, l'avocat de Salvador Bibang et Emilio Ndong Biyogo, les deux derniers interpellés, émet des doutes sur les allégations du gouvernement. "Personne ne sait d'où le gouvernement sort [cette affaire]", a dit l'avocat.

"Le régime veut forcer une situation de turbulence, une situation d'instabilité pour éteindre toutes velléités d'opposition afin de conforter les aspirations présidentielles de Teodoro Nguema Obiang", a lancé mercredi Joaquin Eloy Ayeto, coordinateur de l'ONG de défense des droits de l'homme Somos+.

"Nous exigeons la fin des arrestations illégales et du harcèlement des citoyens par les forces de l'ordre. Ces actes constituent du terrorisme d'État, car leur seul but est d'accroître l'incertitude et la peur parmi les citoyens", a-t-il ajouté.

Les Équato-Guinéens sont convoqués aux urnes le 20 novembre pour une élection présidentielle anticipée qui va désormais se tenir au même moment que les législatives et municipales. Le président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, 80 ans et au pouvoir depuis 1979, est candidat à sa propre succession.

La procureure démocrate de l'État de New York porte plainte contre Trump pour fraude fiscale

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